vendredi, février 20, 2026
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Chaleur renouvelable : plus de 1 350 nouvelles installations soutenues par l’État en 2024

Martell & CoAvec 3,6 TWh/an de production additionnelle de chaleur renouvelable et de récupération (EnR&R), le Fonds Chaleur franchit un nouveau cap en 2024, confirmant son rôle moteur dans la décarbonation énergétique de la France. Opéré par l’ADEME depuis 2009, ce dispositif public a permis cette année d’accompagner plus de 1 350 projets portés par des collectivités, bailleurs sociaux, industriels ou exploitants de réseaux de chaleur.

Les besoins de chaleur représentent aujourd’hui 43 % de la consommation d’énergie en France, encore largement couverts par des énergies fossiles. Grâce au Fonds Chaleur et à des dispositifs complémentaires (France 2030, Fonds Planification Écologique), la part de chaleur renouvelable progresse : 29,6 % en 2023, contre 24 % seulement en 2021. L’objectif fixé par la loi LTECV est ambitieux : 38 % en 2030.

En 2024, 820 M€ ont été mobilisés pour soutenir la filière, soit une hausse de 36 % par rapport à 2023. Ce budget a été intégralement engagé. En tête des filières soutenues : la biomasse énergie (68 % de la production), suivie de la géothermie (16 %), de la chaleur fatale (8 %), de la méthanisation (8 %) et du solaire thermique (0,3 %). Les émissions évitées grâce à ces projets s’élèvent à environ 805 000 tonnes de CO₂ par an.

Le programme continue de privilégier les investissements les plus efficaces : 51 € par tonne de CO₂ évitée et 11,4 €/MWh sur 20 ans, un coût bas pour les finances publiques. 384 km de réseaux de chaleur ont été financés, tout comme de nombreuses chaufferies biomasse, installations géothermiques et dispositifs de récupération de chaleur industrielle.

Par ailleurs, le programme BCIAT (biomasse industrielle) a permis d’attribuer 209 M€ à 42 projets industriels, ajoutant 2 TWh/an de chaleur renouvelable. En cumulant les contributions de tous les dispositifs, plus de 5,6 TWh/an de chaleur EnR&R seront produits grâce aux aides publiques accordées en 2024.

L’État a d’ores et déjà confirmé le maintien du budget à 800 M€ pour 2025. La géothermie, le solaire thermique et la récupération de chaleur fatale seront au cœur des priorités à venir. Comme l’a rappelé Agnès Pannier-Runacher : « Ce dispositif allie compétitivité, sobriété et ambition climatique ». Un pilier discret mais stratégique de la transition énergétique.


Exemple de projet phare accompagné en 2024 :

Installation de solaire thermique à Rouillac (16). Le projet consiste en l’installation d’une centrale solaire thermique de 1 600 m2 en ombrière associée à une chaufferie biomasse énergie, pour assurer le chauffage de bâtiments ainsi que la production d’eau chaude nécessaire à l’élaboration du cognac. Le projet est porté par la société MARTELL & CO (spécialisé dans la production de cognac). L’installation permettra de décarboner intégralement les besoins de chaleur du site industriel (environ 2200MWh/an EnR dont près de 45% seront produits par le solaire), et permettra d’éviter l’équivalent de 450 tonnes de CO2 par an. Coût de l’opération : 4,5M€ – Aide ADEME Fonds chaleur : 2M€ – Mise en service prévue pour 2026/2027.

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