Alors que certaines voix continuent de désigner les énergies renouvelables comme responsables de la hausse des prix de l’électricité, France Renouvelables rétablit les faits dans une récente note d’analyse appuyée sur les données officielles de la CRE et de RTE : l’éolien et le solaire ont au contraire permis de limiter la flambée des prix et de soutenir les finances publiques.
Entre 2022 et 2023, les filières renouvelables ont rapporté 5,9 milliards d’euros nets à l’État, via le mécanisme de complément de rémunération. Ces recettes ont notamment permis de financer une partie du bouclier tarifaire mis en place pour protéger les consommateurs français face à l’envolée des prix de gros sur l’électricité.
Fossiles et nucléaire en cause, pas le solaire
Sur la période 2013–2023, la facture moyenne des ménages a augmenté de 45 %. Mais cette hausse est majoritairement imputable à l’explosion des prix du gaz, à l’indisponibilité d’une large partie du parc nucléaire en 2022 et à l’inflation. Le marché européen de l’électricité étant fondé sur le coût marginal de la dernière centrale appelée, souvent une centrale au gaz, les énergies fossiles importées fixent en pratique le prix pour tous.
À l’inverse, les énergies renouvelables – au coût marginal quasi nul – font mécaniquement baisser les prix sur les marchés de gros, selon l’effet bien connu de « merit order ». De 2015 à 2020, malgré l’inflation, les prix spot français sont restés stables entre 32 et 42 €/MWh grâce notamment à cette dynamique.
Un levier pour la souveraineté énergétique
En 2025, les aides publiques à l’éolien et au solaire représentent moins de 5 % de la facture d’électricité, une part en constante diminution. Et la tendance se poursuit, les anciens contrats onéreux laissant place à des projets compétitifs.
France Renouvelables rappelle enfin qu’un mix électrique dominé par les renouvelables est indispensable pour ramener durablement le prix moyen de l’électricité à 50 €/MWh d’ici 2030, objectif affiché par les projections officielles. Loin d’être une charge, le solaire et l’éolien sont un atout stratégique : locaux, stables et déconnectés des aléas géopolitiques.
« La souveraineté énergétique ne repose pas sur des slogans, mais sur des faits. Restreindre les renouvelables, c’est accroître notre dépendance aux marchés fossiles internationaux », conclut France Renouvelables.





