Le chiffre d'affaires du producteur français d'énergies renouvelables Neoen a légèrement remonté de 2% au troisième trimestre, atteignant 123 millions d'euros, grâce à son activité de stockage d'électricité, a fait savoir l'entreprise mardi.
Les batteries ont en particulier permis à Neoen de générer davantage de revenus dits « d'arbitrage » : les batteries stockant l'électricité lorsque les prix sur le marché de l'électricité sont faibles pour la revendre quand les prix remontent.
Un mécanisme qui a particulièrement bien fonctionné en Australie, grâce à « un contexte de marché particulièrement favorable » en août, explique Neoen dans un communiqué de presse, et qui a contribué au doublement du chiffre d'affaires de l'activité de stockage au troisième trimestre, à 25 millions d'euros.
Dans le même temps, les revenus du solaire au troisième trimestre (51 millions d'euros) ont décru de 9% sur un an, notamment du fait de la cession de plusieurs centrales solaires en fin d'année dernière et de « conditions d'ensoleillement moins favorables », indique l'entreprise.
Même tendance pour l'éolien, qui a perdu 6% de chiffre d'affaires sur la période, se portant à 47 millions d'euros. Une baisse que Neoen attribue à l'évolution « attendue » des termes du contrat de deux parcs éoliens.
Les ventes de Neoen étaient en baisse depuis le début de l'année, perdant 5% sur les neuf premiers mois, pour un total de 378 millions d'euros.
Neoen est en passe d'être racheté par le gestionnaire d'actifs canadien Brookfield. L'entreprise compte toujours sur « l'obtention des dernières autorisations » d'ici la fin de l'année pour lancer l'offre publique d'achat au premier trimestre 2025.
Neoen a profité de l'annonce de ses résultats du troisième trimestre pour confirmer son précédent objectif brut d'exploitation (Ebitda) ajusté en 2024, espéré entre 530 et 560 millions d'euros.
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