Le journal de la mi-journée de France Culture du 22 juillet, présenté par Olivier Danrey a invité Michel Giorgia, délégué général de « France Renouvelables » à l’occasion de la publication d’une lettre ouverte des fédérations de l’énergie.
« Trop de temps perdu disent ce matin d'une seule voix, toutes les fédérations qui représentent le secteur multiforme de l'énergie. Elles s’adressent, en urgence, aux nouveaux députés dans une lettre ouverte. Elles leur demandent de voter sans tarder une loi de programmation pour soutenir une transition indispensable et accessible à tous.
Ces grandes fédérations estiment que l'actuel gouvernement a pris trop de retard dans ce domaine. Il est toutefois encore tant d'agir pour passer de la parole aux actes, c'est à cela que sert d'ailleurs une loi de programmation pluriannuelle souligne Michel Giorgia, le délégué général de « France Renouvelables » signataire de cette lettre ouverte. Il répond à Bénédicte Robin. »
« C'est une manière de fixer le cap, c'est-à-dire que par exemple, filière de production par filière de production, donc pour le nucléaire, pour l'éolien terrestre, pour l'éolien en mer, pour le photovoltaïque on va dire voilà les capacités dont nous avons besoin aux horizons 2030 et 2035 et sur la base de ces capacités qui sont communiqués publiés dans ce document, l'ensemble des filières industrielles vont s'organiser pour mettre en œuvre ces capacités. Ça veut dire qu'on va organiser les chaînes de production, on va organiser les modalités de financement, l'ensemble des appels d'offres qui sont nécessaires au regard de ces objectifs.
Donc si on n’a pas ces objectifs, on ne peut pas effectuer le travail d'organisation de la chaîne de valeur qui va permettre de délivrer ces investissements à temps. Si on n’a pas ces objectifs avant fin 2024, on prendra du retard. On est encore dans cette fenêtre où on a du temps, on a 6 mois devant nous pour finaliser cette programmation, sachant qu'on a déjà un excellent travail qui a été réalisé à l'été 2023 et mis en consultation publique en novembre et décembre 2023. On a une excellente base de travail qui peut faire l'objet d'un vrai consensus politique aujourd'hui en France et qui montrerait que nos politiques savent travailler en mode coalition autour d'un sujet aussi important qu'est la question énergétique et il faut absolument que d'ici fin 2024 on puisse avoir ce document validé et stabilisé. »





