vendredi, mars 20, 2026
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Catherine McGregor : « 41 % de la production d’électricité d’Engie provient des renouvelables »

Catherine McGregor, Directrice Générale d’Engie était l’invitée de Good Morning Business vendredi dernier. Voici les extraits de son intervention qui traitent des énergies renouvelables.

« Ce qu'il faut savoir c'est que les résultats d'Engie sont fait également du résultat des investissements dans nos activités,  notamment dans les activités renouvelables et donc c'est pour cela que nous sommes effectivement très contents de nos résultats et notamment dans les renouvelables puisque maintenant les bénéfices des renouvelables correspondent à peu près à 20% des bénéfices totaux d'Engie, donc les investissements donnent des résultats et c'est formidable. »

« Aujourd'hui on a 41 % de la production d'électricité qui provient des renouvelables chez Engie, donc c'est en augmentation constante. On a un objectif d'être à 58 % en 2030 et honnêtement on est en bonne voie.  Dans les renouvelables c'est en 2021 qu’on s'était donné des objectifs d'être à 50 GW en 2025, 80 GW en 2030 et en fait aujourd'hui on est parfaitement en ligne avec ces objectifs, donc grande fierté aussi de se dire qu’il y a 3 ans on s'était fixé des objectifs, on avait dit que maintenant dans cette période-là on sera à 4 GW de renouvelable additionnel par an, l'année dernière on a mis en service 3.9 GW donc on est complètement en ligne avec nos objectifs. »

« Aujourd'hui on est plutôt un peu plus solaire [qu’éolien ndlr] donc ça dépend. Aujourd'hui notre portefeuille de projet est un peu plus solaire on a également de l'éolien terrestre et de l'éolien en mer, je crois que c'est à peu près 40% et le reste 30% et 30%. »

« On produit du biométhane, puisque la stratégie d'Engie c'est bien de garder une molécule dans le système énergétique de demain mais cette molécule aujourd'hui c'est du gaz naturel elle sera remplacée par du gaz vert. »

« C'est assez paradoxal mais aujourd'hui si vous regardez les résultats d'Engie la profitabilité de FlexGen (stockage d'électricité, ndlr) est inférieure à celle de notre activité renouvelable. »

« On est aujourd'hui très content de la profitabilité des renouvelables, après vous avez raison, c'est un secteur assez concurrentiel qui a connu des difficultés, notamment de certains des acteurs dans l'éolien offshore. Ce sont des projets qui sont très longs et quand ces projets sont très longs, parfois les facteurs très importants de profitabilité changent, par exemple les taux d'intérêt ou l'inflation et donc si vous n'avez pas une bonne indexation dans vos contrats vous pouvez vous retrouver dans des conditions économiques très différentes de celles envisagées. »

« On a fait des choix forts, moi je pense qu'une entreprise ne peut pas tout faire je pense que le nucléaire est et sera une activité évidemment très importante pour la France mais très compliqué pour un acteur privé. Les discussions que j'ai eu avec le gouvernement belge autour de de nos désengagements du nucléaire qui étaient une décision de la Belgique, a montré qu'il y a des sujets par exemple de passif lié au déchets nucléaires qui sont extrêmement compliqués pour un acteur privé et donc plutôt un fait souverain, je dirais donc très heureuse des choix que nous avons fait nous avons énormément de travail à faire sur les énergies renouvelables, sur les actifs flexibles, sur le stockage d'énergie. On n’a pas beaucoup parlé des batteries, mais on a fait des gros investissements l'année dernière aux États-Unis sur les batterie, donc pour stocker l'énergie. Parce que les renouvelables c'est bien mais c'est intermittent donc il faut évidemment compléter cela avec des actifs flexibles. Donc aujourd'hui franchement on a une feuille de route qui nous permet d'avoir suffisamment de projets extrêmement importants intéressants et on a beaucoup à faire. »

« Je voudrais quand même souligner le fait que la politique énergétique française soit campée sur deux jambes nucléaire et renouvelables, c'est très important de le réaffirmer. Cela a été effectivement dit à Belfort en février 2022 par le Président de la République et là le nouveau ministre de l'Énergie Roland Lescure notamment l'a réaffirmé avec force et je trouve que c'est très bien parce qu'on va avoir vraiment besoin de ces deux jambes donc ça c'est formidable. »

« Ensuite la deuxième chose c'est effectivement affirmer des objectifs ambitieux qui étaient dans la PPE (programmation pluriannuelle de l’énergie ndlr) et qui va falloir bien sûr réaffirmer. Je pense que c'est très important, ensuite il faut travailler vraiment dans le local plutôt que dans le central, travailler au plus près des parties prenantes locales pour s'assurer que les projets soient définis de manière assez collaborative le plus possible acceptés, appropriés et on arrive à faire ces beaux projets en France et donc là il faut continuer à travailler. »

« Les chiffres par exemple 100 GW à 2035 dans le solaire, on a aussi des objectifs assez ambitieux dans l'éolien terrestre qui va falloir réaffirmer parce que l'éolien terrestre c'est toujours un petit sujet, l'éolien offshore aussi a des objectifs assez ambitieux. Donc en termes d'objectifs, je pense que on est plutôt assez satisfait et puis après ce sont d’aligner les services de l'État, s'assurer que les services de l'État aient suffisamment de ressources pour traiter les dossiers qui sont parfois en attente et simplement par manque de ressources. »

Le site de BFM Business

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4 Commentaires

  1. Discours merveilleux : la profitabilité d’ENGIE est arrachée, par violence institutionnelle, du revenu des ménages de l’économie de rez-de-chaussée, aisés comme pauvres. Ce sont les prix dEDF, qui déterminent les marges possibles d’ENGIE. Or les prix EDF comportent plus de 55% de taxes, votées par la représentation nationale soumise au 49,3 et par décisions gouvernementales pas ou mal motivés par l’intérêt public, mais surtout par la notion de dépenses contraintes

  2. Discours merveilleux : la profitabilité d’ENGIE est arrachée, par violence institutionnelle, du revenu des ménages de l’économie de rez-de-chaussée, aisés comme pauvres. Ce sont les prix dEDF, qui déterminent les marges possibles d’ENGIE. Or les prix EDF comportent plus de 55% de taxes, votées par la représentation nationale soumise au 49,3 et par décisions gouvernementales pas ou mal motivés par l’intérêt public, mais surtout par la notion de dépenses contraintes

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  4. Discours merveilleux : la profitabilité d’ENGIE est arrachée, par violence institutionnelle, du revenu des ménages de l’économie de rez-de-chaussée, aisés comme pauvres. Ce sont les prix dEDF, qui déterminent les marges possibles d’ENGIE. Or les prix EDF comportent plus de 55% de taxes, votées par la représentation nationale soumise au 49,3 et par décisions gouvernementales pas ou mal motivés par l’intérêt public, mais surtout par la notion de dépenses contraintes

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