Nous poursuivons la publication des interventions lors des « Rencontres Economiques d'Aix-en-Provence » qui se sont déroulées au mois de juillet. Aujourd'hui le thème est « Énergies, agriculture, au cœur de la transition »
Les enjeux de maintenir les recettes fiscales, préserver la progressivité et la redistribution des revenus, et lutter contre l'évasion fiscale parmi les plus riches sont explorés dans le contexte de l'explosion des dettes publiques et de l'accroissement des inégalités économiques dans les pays riches.
Session avec : Xavier BARBARO, P-Dg de NEOEN – Cécile BÉLIOT, Groupe Bel – Arnaud ROUSSEAU, FNSEA – Olivier SCALABRE, BCG – Thierry VERGNAUD, Iberdrola France. Pour voir cette vidéo de l'ensemble de la session cliquez ici
Nous reproduisons ci-dessous le vertabim des seules interventions de Xavier Barbaro, contenues dans la vidéo:
Xavier Barbaro : NEOEN est une société française qui existe depuis maintenant 14 ans, qui était une startup, devenu PME, devenu ETI, devenu aujourd'hui une société cotée. On fait des parcs d'assez grande taille, on fait du solaire, on fait de l'éolien terrestre, pas trop en France, plutôt en Australie, en Finlande ou en Suède. On fait des batteries aussi, qui sont un élément important du dispositif.
On se reconnaît beaucoup dans certains nombre de mots qui ont été dit, je pense qu'on partage avec le monde agricole et plus largement d'ailleurs avec le secteur agroalimentaire, les mêmes enjeux de qualité, de pérennité, de sobriété, de souveraineté, de satiété d'une certaine manière, puisque nous aussi on essaie de répondre à un besoin important qui est celui de l'énergie. L’idée n’est pas évidemment de choisir entre se nourrir et s'éclairer. On veut nous aussi répondre à un besoin fondamental de l'être humain qui est d'avoir accès à l'énergie et de répondre à des besoins existants déjà importants et des besoins futurs encore plus importants puisque le monde devient de plus en plus électrique. On ne veut surtout pas s'opposer au monde agricole, on veut s'inscrire dans la même démarche.
On a par exemple signé un partenariat, on était le premier depuis plusieurs années déjà, avec la Fédération Nationale Ovine. Nous travaillons beaucoup sur la dimension où on conjugue de la production photovoltaïque et de l'élevage. On travaille aussi maintenant aussi avec des cultures, mais historiquement le parti-pris de NEOEN c'était plutôt travailler sur la partie élevage. Aujourd'hui les deux tiers des projets photovoltaïques de NEOEN en France, et ils sont nombreux puisqu'on investit à peu près 300 millions d'euros chaque année, sont pour les deux tiers, de ces projets sont à dimension agri-solaire. Cela ne veut pas dire juste qu'on a comme contrepartie des agriculteurs, ça veut dire qu'on essaie de de construire ensemble un projet qui va à la fois augmenter ou pérenniser une activité agricole et qui va par ailleurs évidemment produire des électrons, certes de manière moins intensive que sur un champ photovoltaïque qui serait complètement dédiée à ça, mais avec aussi une entropisation, donc on veut coexister avec le monde agricole et puis justement on essaie de réfléchir à ça, en particulier à la lumière des expériences qu'on peut avoir à l'étranger, puisque NEOEN est présent aussi en Australie, en Amérique latine…
Le stockage permet de dimensionner, au mieux, la production qu'elle soit solaire ou éolienne, puisque justement si on est capable de stocker ça nous évite de surdimensionner les actifs. NEOEN aujourd'hui un des leaders mondiaux dans le stockage. On a on a fait beaucoup en Australie en particulier avec Tesla, mais c'est vrai qu'on en fait aussi maintenant de plus en plus en Europe et en France. La France, est un peu le mauvais élève de l'Europe en matière d'énergies renouvelables mais on a bon espoir de participer à la résolution de ce problème, qui est finalement un problème pour nous tous. On a envie d'avoir une énergie plus verte, plus souveraine, moins chère, et ça c'est ce qu'on peut apporter avec nos solutions pour peu qu'on nous laisse avancer, ce qui n’est pas toujours le cas, nul n'est prophète en son pays !
L’agri-solaire c'est quelque chose qu'on a développé hors de France et qu'on fait aujourd'hui en France. On entendait tout à l'heure qu’il y avait des besoins de capitaux importants pour la transition, en fait on ne manque pas de capital. En réalité on manque de projets. L'accès au marché de capitaux, l'accès au marché des prêteurs, il est relativement fluide. Beaucoup d'investisseurs, beaucoup de prêteurs ont envie de d'augmenter leur implication dans le secteur et la réalité c'est qu'aujourd'hui on manque de matière première à leur présenter, on manque de projets de centrales solaires ou de parcs éoliens à leur représenter. Ce dont on a envie chez NEOEN, c'est d'avoir plus de projets à leur présenter et donc on a envie de montrer notre capacité à aller développer des nouveaux projets en particulier avec une dimension agricole. C’est assez frappant d'entendre des questions de partage de la valeur, nous on est tout à fait disposés justement à apporter au monde agricole plus de plus de ressources financières. Le mot financier n'est pas un gros mot on est peut-être nous énergéticiens, on est là pour 30 ans, donc bien sûr qu'on va verser des loyers, partager des revenus on est peut-être le meilleur canal entre le monde financier, celui des investisseurs, celui des prêteurs et le monde agricole, puisque justement nous on a l'ambition de produire plus. Produire n'est pas un gros mot et on a envie de montrer notre capacité à marier ces deux mondes.
Aujourd'hui on a sous le nez, de l'autre côté du Rhin, un exemple réussi qui est en Allemagne le mariage du monde de l'énergie et celui de l'agriculture… Je vais rester dans mon domaine je n’ai pas la prétention de parler de méthanisation ou de nombre de vaches par exploitation. Les agriculteurs allemands ont bénéficié, au sens financier du terme, de ce que l'éolien et le photovoltaïque, qui sont les deux domaines que NEOEN pratique, ont pu leur apporter. Moi je rêve justement d'apporter à travers mon entreprise, un complément de rémunération, un fond de revenu stable à l’échelle de 20 ou 30 ans, qui permet ensuite aux agriculteurs de prendre eux-mêmes des décisions d'investissement pour assurer la pérennité et la profitabilité de leur exploitation agricole. Je rêve d'être cette courroie de transmission entre l'énergie et l'agriculture et j'y crois beaucoup. En France on a besoin non seulement de produire plus d'un point de vue agricole mais il est aussi d'un point de vue électrique. La France était jusqu’il y a 5 ans le « château d'eau électrique de l'Europe » l'an dernier je vous rappelle qu’on est allé quémander à nos voisins allemands des électrons parce qu'on ne savait plus en produire assez…
…Aujourd'hui, non seulement le renouvelable et une bonne solution en matière de production et évidemment en matière de décarbonation, mais c'est la source d'énergie la moins chère. C’est à dire que plus on va faire de solaire, plus on va faire d'éolien, plus on aura la capacité de partager avec le monde agricole la valeur que l’on crée et en particulier les économies qu'on fait réaliser à nos clients. Je parlais de partage tout à l'heure mais pour fixer les choses nous on verse à peu près 10% de notre chiffre d'affaires en loyer pour les différents propriétaires qui accueillent nos projets, donc plus on grandit, plus on versera de dizaines de millions d'euros, j'espère si possible à des agriculteurs ce que je trouve bien. Pour prendre aussi le sujet sous un autre angle, pour nos clients, indépendamment des gens chez qui on s'installe, nous on a l'ambition de fournir une électricité à la fois verte et française et surtout 20% moins cher que toutes les autres alternatives classiques et donc plus on grandira plus on sera redistributeur, partageurs avec le monde agricole et aussi d'autres univers et plus on sera aussi un facteur de compétitivité pour nos clients et en particulier pour le monde agroalimentaire qui s'intéresse aussi à cette source d'énergie.






J’entends ces douces paroles, mais la réalité vécue est très, trés, très éloignée … pour nous, EDF-ER a contracté sur des loyers de l’ordre de 0,24% du CA, a complétement verouillé la possibilité d’autoconsommation et l’ouverture du capital aux acteurs locaux, le choix agro-photovoltaïque est d’ordre symbolique ; par contre, nous avons appris, lors de l’enquête d’utilité publique, qu’une holding suisse participipait au projet, probablement à titre philanthropique !!!! En même temps, cela a entraîné le refus de l’instance d’étude départementale à examiner et soutenir les projets locaux.
J’entends ces douces paroles, mais la réalité vécue est très, trés, très éloignée … pour nous, EDF-ER a contracté sur des loyers de l’ordre de 0,24% du CA, a complétement verouillé la possibilité d’autoconsommation et l’ouverture du capital aux acteurs locaux, le choix agro-photovoltaïque est d’ordre symbolique ; par contre, nous avons appris, lors de l’enquête d’utilité publique, qu’une holding suisse participipait au projet, probablement à titre philanthropique !!!! En même temps, cela a entraîné le refus de l’instance d’étude départementale à examiner et soutenir les projets locaux.
J’entends ces douces paroles, mais la réalité vécue est très, trés, très éloignée … pour nous, EDF-ER a contracté sur des loyers de l’ordre de 0,24% du CA, a complétement verouillé la possibilité d’autoconsommation et l’ouverture du capital aux acteurs locaux, le choix agro-photovoltaïque est d’ordre symbolique ; par contre, nous avons appris, lors de l’enquête d’utilité publique, qu’une holding suisse participipait au projet, probablement à titre philanthropique !!!! En même temps, cela a entraîné le refus de l’instance d’étude départementale à examiner et soutenir les projets locaux.
J’entends ces douces paroles, mais la réalité vécue est très, trés, très éloignée … pour nous, EDF-ER a contracté sur des loyers de l’ordre de 0,24% du CA, a complétement verouillé la possibilité d’autoconsommation et l’ouverture du capital aux acteurs locaux, le choix agro-photovoltaïque est d’ordre symbolique ; par contre, nous avons appris, lors de l’enquête d’utilité publique, qu’une holding suisse participipait au projet, probablement à titre philanthropique !!!! En même temps, cela a entraîné le refus de l’instance d’étude départementale à examiner et soutenir les projets locaux.
Bonjour, ca fait plaisir de voir des acteurs qui ont le coeur à l’ouvrage.
c’est essentiel de developper le partage de la valeur, sinon on tombera facilement dans une forme d’oppression finnacière.
Par contre, je ne trouve pas de volonter des acteurs de couvrir nos zones industrielles de PV ou éoliens. Y a t il une divergence entre les promoteurs/propriétaires de zones industrielles qu’ils soient étatiques ou autres?
Cordialement
Bonjour, ca fait plaisir de voir des acteurs qui ont le coeur à l’ouvrage.
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Par contre, je ne trouve pas de volonter des acteurs de couvrir nos zones industrielles de PV ou éoliens. Y a t il une divergence entre les promoteurs/propriétaires de zones industrielles qu’ils soient étatiques ou autres?
Cordialement
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Par contre, je ne trouve pas de volonter des acteurs de couvrir nos zones industrielles de PV ou éoliens. Y a t il une divergence entre les promoteurs/propriétaires de zones industrielles qu’ils soient étatiques ou autres?
Cordialement
Bonjour, ca fait plaisir de voir des acteurs qui ont le coeur à l’ouvrage.
c’est essentiel de developper le partage de la valeur, sinon on tombera facilement dans une forme d’oppression finnacière.
Par contre, je ne trouve pas de volonter des acteurs de couvrir nos zones industrielles de PV ou éoliens. Y a t il une divergence entre les promoteurs/propriétaires de zones industrielles qu’ils soient étatiques ou autres?
Cordialement