jeudi, mars 19, 2026
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Eric Scotto, président et fondateur d’Akuo abasourdi par le projet gouvernemental de remise en cause du tarif d’achat PV

Eric_ScottoLe groupe Akuo est l’un des fleurons français du développement des EnR dans les territoires, une entreprise innovante au savoir-faire qui s’exporte au-delà des frontières. Pour Eric Scotto, son fondateur, cette mesure gouvernementale est un cataclysme qui arrive au plus mauvais des moments, à l’aube d’un plan de relance qui se veut, justement, orienté vers toujours plus d’énergies propres. Réaction médusée d’un chef d’entreprise las de ces provocations de Bercy !

Le groupe Akuo a fait partie des pionniers, de ceux qui ont pris de vrais risques à investir dans le solaire intégré au bâti. C’était en 2010 à Perpignan sur les toitures des entrepôts de Saint-Charles International, la plus grand marché européen de commercialisation de fruits et légumes. Pour un record du monde : 9 MWc en BIPV avec des tuiles solaires totalement innovantes de la société Solaire France de la famille Posnansky.

Plus de huit ans de remboursement de dette sur Saint-Charles Solaire

A cette époque, Akuo investit avec la confiance des banques sur un projet emblématique qui n’allait pas de soi et comprenait de nombreux défis techniques, technologiques mais aussi financiers avec un Wc autour des cinq euros. « Nous sommes loin d’être à maturité de dette aujourd’hui. Il reste encore plus de huit ans de remboursement de la dette sur Saint-Charles Solaire. Nous ne sommes pas des nantis sur ce type de projets, je cherche encore les survaleurs. Je pense que les technocrates de Bercy qui semblent avoir pris le pouvoir dans ce pays, n’ont pas compris les enjeux et les implications de la mesure » déclare, dépité, Eric Scotto. Saint-Charles Solaire est justement le genre de projet de plus de 250 kWc doté d’un tarif d’intégration d’avant 2011 dans le collimateur du ministère du budget. Qu’en sera-t-il ? Voilà qui donnerait presque envie au chef d’entreprise de jeter l’éponge…

Quid des relocalisations industrielles ?

Cette remise en cause de Bercy qui a ouvre la boîte de pandore des maux récurrents du photovoltaïques et qui écorne sérieusement la parole donnée évoque deux sujets majeurs de réflexion à Eric Scotto. Déjà, la volonté de relocalisation des sites industriels en France dans les technologies vertes prônée par le gouvernement vient de perdre en crédibilité. « Quel message ce type de comportement envoie-t-il à nos partenaires financiers à l’heure où nous nous apprêtons à annoncer la montée en puissance de notre usine de tuiles solaires SunStyle héritières des tuiles de Saint-Charles Solaire ? SunStyle c’est vraiment notre grande ambition alignée sur le plan de relance du gouvernement. Pour ce projet industriel de grande ampleur à hauteur du gigawatt, le timing de cette bourde, de ce dérapage de Bercy est catastrophique. C’est un très mauvais signe envoyé à ceux qui accompagnent le mouvement de relance et qui se battent au quotidien pour le pays, avec, qui plus est, un effet systémique sur les banques via des rallongements de dettes » assène Eric Scotto, interloqué par les contradictions de Bercy avec la volonté politique affichée.

Les velléités à aller vers l’hydrogène douchées

Et le chef d’entreprise d’enfoncer le clou et de faire un parallèle avec la nouvelle aspiration gouvernementale à développer massivement la filière hydrogène autour d’un plan de 7 milliards d’euros. « Nous avons beaucoup investi depuis deux ans et demi sur l’hydrogène et nous avons gagné la confiance des banques. Nous nous réjouissons de la part belle donnée à l’hydrogène vert, un défi pour Akuo qui est un producteur d’énergie 100% renouvelable. C’est une vraie opportunité pour la France. On s’apprête à y aller. Imaginez le signal négatif envoyé aux acteurs qui entendent que leurs contrats pourraient être renégociés dans dix ans, qu’il faudra peut-être rendre l’argent » souligne avec véhémence  Eric Scotto. A l’heure du lancement à pleine vitesse du train du plan de relance, Bercy se plaît à le faire dérailler. Un nouveau stop&go sur la voie des activités pleine d’avenir d’Akuo, un nouveau frein dans la lutte contre les changements climatiques et la survie de l’humanité ! La raison d’exister d’Akuo.

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12 Commentaires

  1. Pas d’accord. La remise en cause du tarif, pour préjudiciable qu’elle soit pour certains, est l’occasion pour la profession de purger le péché originel du « 60c€ » que nous traînons comme un boulet depuis près de 15 ans maintenant. On peut éventuellement demander que l’argent économisé soit réinjecté dans de nouveaux projets ENR mais nous devons tous nous imposer des modèles et des développements viables sans subventions ou aides publiques. Le photovoltaïque le permet désormais et c’est la condition de notre indépendance, d’une bonne acceptabilité sociale et de l’assise rapide de la suprématie du PV.

  2. Pas d’accord. La remise en cause du tarif, pour préjudiciable qu’elle soit pour certains, est l’occasion pour la profession de purger le péché originel du « 60c€ » que nous traînons comme un boulet depuis près de 15 ans maintenant. On peut éventuellement demander que l’argent économisé soit réinjecté dans de nouveaux projets ENR mais nous devons tous nous imposer des modèles et des développements viables sans subventions ou aides publiques. Le photovoltaïque le permet désormais et c’est la condition de notre indépendance, d’une bonne acceptabilité sociale et de l’assise rapide de la suprématie du PV.

  3. Pas d’accord. La remise en cause du tarif, pour préjudiciable qu’elle soit pour certains, est l’occasion pour la profession de purger le péché originel du « 60c€ » que nous traînons comme un boulet depuis près de 15 ans maintenant. On peut éventuellement demander que l’argent économisé soit réinjecté dans de nouveaux projets ENR mais nous devons tous nous imposer des modèles et des développements viables sans subventions ou aides publiques. Le photovoltaïque le permet désormais et c’est la condition de notre indépendance, d’une bonne acceptabilité sociale et de l’assise rapide de la suprématie du PV.

  4. Pas d’accord. La remise en cause du tarif, pour préjudiciable qu’elle soit pour certains, est l’occasion pour la profession de purger le péché originel du « 60c€ » que nous traînons comme un boulet depuis près de 15 ans maintenant. On peut éventuellement demander que l’argent économisé soit réinjecté dans de nouveaux projets ENR mais nous devons tous nous imposer des modèles et des développements viables sans subventions ou aides publiques. Le photovoltaïque le permet désormais et c’est la condition de notre indépendance, d’une bonne acceptabilité sociale et de l’assise rapide de la suprématie du PV.

  5. Pas d’accord avec Thomas. Aucun changement d’orientation de politique énergétique n’existe sans implication publique forte et durable, quel que soit le système politique en place. Sans les subventions au solaire PV d’il y a 15 ans, le savoir faire français n’existerait tout simplement plus.Il faut poursuivre la décélération des aides … et respecter les contrats en cours. A défaut, les effets délétères des stop and go de 1985 (déjà!) et 2010 produiront les mêmes conséquences désastreuses sur le développement des ENR.
    Il faut parier sur l’avenir, pas racler les fonds de tiroir d’un passé qui fut courageux et non pas honteux.

  6. Pas d’accord avec Thomas. Aucun changement d’orientation de politique énergétique n’existe sans implication publique forte et durable, quel que soit le système politique en place. Sans les subventions au solaire PV d’il y a 15 ans, le savoir faire français n’existerait tout simplement plus.Il faut poursuivre la décélération des aides … et respecter les contrats en cours. A défaut, les effets délétères des stop and go de 1985 (déjà!) et 2010 produiront les mêmes conséquences désastreuses sur le développement des ENR.
    Il faut parier sur l’avenir, pas racler les fonds de tiroir d’un passé qui fut courageux et non pas honteux.

  7. Pas d’accord avec Thomas. Aucun changement d’orientation de politique énergétique n’existe sans implication publique forte et durable, quel que soit le système politique en place. Sans les subventions au solaire PV d’il y a 15 ans, le savoir faire français n’existerait tout simplement plus.Il faut poursuivre la décélération des aides … et respecter les contrats en cours. A défaut, les effets délétères des stop and go de 1985 (déjà!) et 2010 produiront les mêmes conséquences désastreuses sur le développement des ENR.
    Il faut parier sur l’avenir, pas racler les fonds de tiroir d’un passé qui fut courageux et non pas honteux.

  8. Pas d’accord avec Thomas. Aucun changement d’orientation de politique énergétique n’existe sans implication publique forte et durable, quel que soit le système politique en place. Sans les subventions au solaire PV d’il y a 15 ans, le savoir faire français n’existerait tout simplement plus.Il faut poursuivre la décélération des aides … et respecter les contrats en cours. A défaut, les effets délétères des stop and go de 1985 (déjà!) et 2010 produiront les mêmes conséquences désastreuses sur le développement des ENR.
    Il faut parier sur l’avenir, pas racler les fonds de tiroir d’un passé qui fut courageux et non pas honteux.

  9. tout à fait d’accord avec denjac
    Un contrat ….ça se respecte ou alors il faut demander à Thomas ce qu’il penserait si sa banque doublait ou triplait le taux de son emprunt en prétextant des difficultés financières. D’ailleurs aujourd’hui le tarif de rachat des grandes centrales solaires est inférieur au coût de l’énergie nucléaire et c’est grâce à cet élan initial qu’on le doit.
    si les contrats sont revus l’ETAT ne devient plus un partenaire fiable et rejoindrait la politique de la grande bretagne qui remet en cause sa signature et tellement critiquée par le gouvernement.
    Relisez les déclarations de Mr BORLOO de 2010 qui incitait les français à investir.

  10. tout à fait d’accord avec denjac
    Un contrat ….ça se respecte ou alors il faut demander à Thomas ce qu’il penserait si sa banque doublait ou triplait le taux de son emprunt en prétextant des difficultés financières. D’ailleurs aujourd’hui le tarif de rachat des grandes centrales solaires est inférieur au coût de l’énergie nucléaire et c’est grâce à cet élan initial qu’on le doit.
    si les contrats sont revus l’ETAT ne devient plus un partenaire fiable et rejoindrait la politique de la grande bretagne qui remet en cause sa signature et tellement critiquée par le gouvernement.
    Relisez les déclarations de Mr BORLOO de 2010 qui incitait les français à investir.

  11. tout à fait d’accord avec denjac
    Un contrat ….ça se respecte ou alors il faut demander à Thomas ce qu’il penserait si sa banque doublait ou triplait le taux de son emprunt en prétextant des difficultés financières. D’ailleurs aujourd’hui le tarif de rachat des grandes centrales solaires est inférieur au coût de l’énergie nucléaire et c’est grâce à cet élan initial qu’on le doit.
    si les contrats sont revus l’ETAT ne devient plus un partenaire fiable et rejoindrait la politique de la grande bretagne qui remet en cause sa signature et tellement critiquée par le gouvernement.
    Relisez les déclarations de Mr BORLOO de 2010 qui incitait les français à investir.

  12. tout à fait d’accord avec denjac
    Un contrat ….ça se respecte ou alors il faut demander à Thomas ce qu’il penserait si sa banque doublait ou triplait le taux de son emprunt en prétextant des difficultés financières. D’ailleurs aujourd’hui le tarif de rachat des grandes centrales solaires est inférieur au coût de l’énergie nucléaire et c’est grâce à cet élan initial qu’on le doit.
    si les contrats sont revus l’ETAT ne devient plus un partenaire fiable et rejoindrait la politique de la grande bretagne qui remet en cause sa signature et tellement critiquée par le gouvernement.
    Relisez les déclarations de Mr BORLOO de 2010 qui incitait les français à investir.

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