Billet d’humeur /Jean-François Carenco ou le syndrome des luddites

Connaissez-vous le luddisme théorisé par l’historien britannique Edward P. Thompson (1924-1993) ? Le luddisme n’est autre qu’un conflit industriel violent qui a opposé dans les années 1811-1812 en Angleterre des artisans tondeurs et tricoteurs sur métiers à bras aux employeurs et manufacturiers qui favorisaient l’emploi de métiers à tisser dans le travail de la laine et du coton. La lutte des membres de ce mouvement clandestin, appelés luddites, s’est caractérisée par les « briseurs de machines ». Le terme « luddisme » est ainsi utilisé pour désigner ceux qui s’opposent aux nouvelles technologies ou les critiquent ardemment. On parle alors même de néo-luddisme.

Le luddisme est un syndrome assez répandu dans l’ensemble des secteurs d’activités, il est vrai, soumis ces dernières années, à une accélération des mutations portées par la révolution digitale. Partout, le progrès a ses contempteurs. Mais il est un domaine où le luddisme s’épanouit avec ardeur : le monde de l’énergie. Et ce n’est pas la prestation de Jean-François Carenco (voir ci-dessus), président de la commission de régulation de l’énergie (CRE) lors de son audition, le 7 juillet dernier, par la commission économique de l’Assemblée nationale, qui prouvera le contraire. Elle est le parangon type de ce conservatisme amer, voire haineux, face au développement des nouvelles énergies vertes.

A ce titre, l’aversion de Jean-François Carenco pour l’autoconsommation photovoltaïque, qui plus est si elle est collective, représente l’exemple parfait d’un néo-luddisme décomplexé, propos comminatoires à la clé. Évoquer sur le sujet un communautarisme dangereux sur fond d’effondrement du bien commun qu’est le réseau électrique relève d’une mauvaise foi symptomatique. Aujourd’hui en France, il n’y a qu’une dizaine de milliers d’autoconsommateurs contre plus d’un million et demi en Allemagne et des centaines de milliers en Italie. En matière d’autoconsommation collective, on ne compte que quelques dizaines de projets dans l’Hexagone. Pas de quoi crier au loup ! N’en déplaise à Monsieur Carenco, le financement du réseau est encore loin, très loin, d’être en danger.

Cet attachement viscéral à un monde centralisé de l’énergie du président de la CRE est à trouver dans la structure jacobine de la formation étatique des élites françaises issues des grandes écoles – ENA pour Jean-François Carenco –  mais aussi dans cette culture de la rente, induite au modèle centralisé de l’énergie. Faudrait-il que tout change pour que rien ne change ? La rente est à préserver coûte que coûte même au détriment d’un mieux économique, technologique et climatique que permet l’énergie solaire digitalisée. Cette énergie innovante potagère est inscrite dans le sens de l’histoire et dans celui des circuits-courts, en direct du producteur au consommateur. Les tomates et les radis des potagers bio ruinent-ils les professionnels des fruits et légumes ? La daurade accrochée à l’hameçon du pêcheur du dimanche met-elle en péril la filière halieutique ? Les produits de beauté faits maison font-ils du tort au géant l’Oréal ? Que nenni. Ils répondent simplement à des aspirations profondes de citoyens en attente d’autre chose, de local, de respect pour l’environnement. Et la vague verte des dernières élections européenne et municipales corrobore largement la prégnance de ces nouveaux désirs citoyens. Les ignorer serait un déni de démocratie…

Non, le président de la CRE n’est pas un « briseur de machine » comme les luddites. Pire, il est un « briseur de rêve ». L’envie d’énergie solaire est prégnante. L’envie de produire et d’autoconsommer sa propre énergie est forte.  L’enquête terrain du Baromètre 2020 de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) qui s’est déroulée du 18 novembre au 3 décembre 2019, avant le début de la pandémie du Covid-19 montre ainsi que le solaire est plébiscitée par 91% des sondés.

« Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde » disait Gandhi. N’en déplaise au président de la CRE…

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56 Commentaires

  1. La comparaison n’est pas tout à fait pertinente: l’autoconsommation va effectivement faire tomber les l’Oréal de l’énergie s’ils ne se l’approprient pas.

  2. La comparaison n’est pas tout à fait pertinente: l’autoconsommation va effectivement faire tomber les l’Oréal de l’énergie s’ils ne se l’approprient pas.

  3. La comparaison n’est pas tout à fait pertinente: l’autoconsommation va effectivement faire tomber les l’Oréal de l’énergie s’ils ne se l’approprient pas.

  4. La comparaison n’est pas tout à fait pertinente: l’autoconsommation va effectivement faire tomber les l’Oréal de l’énergie s’ils ne se l’approprient pas.

  5. Rassurons-nous tous.
    Non, ni Mr Jean-François Carenco, ni les élites de l’ENA et autres écoles centrales ne pourront s’opposer à la Transition Énergétique au nom d’une centralisation énergétique imposée passéiste.
    Le changement de paradigme n’est plus technologique ou politique; il est économique!
    Les Banques et plus encore les Assureurs ont acté que les énergies de stock, y compris le nucléaires, sont trop chères, trop impactantes, le risque et trop élevé à moyen terme et la compétitivité des ENR déjà favorable à court terme. Il n’y a qu’à regarder le résultat des appels d’offres neutres énergies.
    Nous le constatons malheureusement, le Pouvoir, en France, s’apparente actuellement plus à une capacité de nuisance, à un continuel combat d’arrière garde dans un esprit d’économie planifiée du siècle dernier.
    Notre tissu industriel en paiera le prix: maintenant que la technologie est largement mature, nos concurrents Européen et Mondiaux saisiront ce champ libre comme cela a été le cas en Éolien (Pauvre Aérowatt dézinguée en 1980) ou en téléphonie mobile (pauvre SAT qui pouvait à l’émergence de ce marché y prendra part).
    Triste, très triste, et je pense à nos enfants et petits-enfants qui ramasseront le miette et paieront la facture.
    Michel Vanquaethem

  6. Rassurons-nous tous.
    Non, ni Mr Jean-François Carenco, ni les élites de l’ENA et autres écoles centrales ne pourront s’opposer à la Transition Énergétique au nom d’une centralisation énergétique imposée passéiste.
    Le changement de paradigme n’est plus technologique ou politique; il est économique!
    Les Banques et plus encore les Assureurs ont acté que les énergies de stock, y compris le nucléaires, sont trop chères, trop impactantes, le risque et trop élevé à moyen terme et la compétitivité des ENR déjà favorable à court terme. Il n’y a qu’à regarder le résultat des appels d’offres neutres énergies.
    Nous le constatons malheureusement, le Pouvoir, en France, s’apparente actuellement plus à une capacité de nuisance, à un continuel combat d’arrière garde dans un esprit d’économie planifiée du siècle dernier.
    Notre tissu industriel en paiera le prix: maintenant que la technologie est largement mature, nos concurrents Européen et Mondiaux saisiront ce champ libre comme cela a été le cas en Éolien (Pauvre Aérowatt dézinguée en 1980) ou en téléphonie mobile (pauvre SAT qui pouvait à l’émergence de ce marché y prendra part).
    Triste, très triste, et je pense à nos enfants et petits-enfants qui ramasseront le miette et paieront la facture.
    Michel Vanquaethem

  7. Rassurons-nous tous.
    Non, ni Mr Jean-François Carenco, ni les élites de l’ENA et autres écoles centrales ne pourront s’opposer à la Transition Énergétique au nom d’une centralisation énergétique imposée passéiste.
    Le changement de paradigme n’est plus technologique ou politique; il est économique!
    Les Banques et plus encore les Assureurs ont acté que les énergies de stock, y compris le nucléaires, sont trop chères, trop impactantes, le risque et trop élevé à moyen terme et la compétitivité des ENR déjà favorable à court terme. Il n’y a qu’à regarder le résultat des appels d’offres neutres énergies.
    Nous le constatons malheureusement, le Pouvoir, en France, s’apparente actuellement plus à une capacité de nuisance, à un continuel combat d’arrière garde dans un esprit d’économie planifiée du siècle dernier.
    Notre tissu industriel en paiera le prix: maintenant que la technologie est largement mature, nos concurrents Européen et Mondiaux saisiront ce champ libre comme cela a été le cas en Éolien (Pauvre Aérowatt dézinguée en 1980) ou en téléphonie mobile (pauvre SAT qui pouvait à l’émergence de ce marché y prendra part).
    Triste, très triste, et je pense à nos enfants et petits-enfants qui ramasseront le miette et paieront la facture.
    Michel Vanquaethem

  8. Rassurons-nous tous.
    Non, ni Mr Jean-François Carenco, ni les élites de l’ENA et autres écoles centrales ne pourront s’opposer à la Transition Énergétique au nom d’une centralisation énergétique imposée passéiste.
    Le changement de paradigme n’est plus technologique ou politique; il est économique!
    Les Banques et plus encore les Assureurs ont acté que les énergies de stock, y compris le nucléaires, sont trop chères, trop impactantes, le risque et trop élevé à moyen terme et la compétitivité des ENR déjà favorable à court terme. Il n’y a qu’à regarder le résultat des appels d’offres neutres énergies.
    Nous le constatons malheureusement, le Pouvoir, en France, s’apparente actuellement plus à une capacité de nuisance, à un continuel combat d’arrière garde dans un esprit d’économie planifiée du siècle dernier.
    Notre tissu industriel en paiera le prix: maintenant que la technologie est largement mature, nos concurrents Européen et Mondiaux saisiront ce champ libre comme cela a été le cas en Éolien (Pauvre Aérowatt dézinguée en 1980) ou en téléphonie mobile (pauvre SAT qui pouvait à l’émergence de ce marché y prendra part).
    Triste, très triste, et je pense à nos enfants et petits-enfants qui ramasseront le miette et paieront la facture.
    Michel Vanquaethem

  9. Les remarques sur le goût français pour la rente sont justes mais surprenantes quand on pense au fonctionnement de QualiPV et autres QualifElec…

  10. Les remarques sur le goût français pour la rente sont justes mais surprenantes quand on pense au fonctionnement de QualiPV et autres QualifElec…

  11. Les remarques sur le goût français pour la rente sont justes mais surprenantes quand on pense au fonctionnement de QualiPV et autres QualifElec…

  12. Les remarques sur le goût français pour la rente sont justes mais surprenantes quand on pense au fonctionnement de QualiPV et autres QualifElec…

  13. Mon cher Thomas, parler de rente à propos de Qualit’EnR (que je préside) est pour le moins déplacé. Qualit’EnR est une association sans but lucratif. Les administrateurs sont tous bénévoles et consacrent une grande partie de leur temps libre pour siéger dans les différentes commissions. Quant au personnel permanent, les salaires sont dans la fourchette basse de ce que l’on constate dans d’autres entreprises du secteur. L’association ne fait pas de bénéfice, car tous les ans nous calculons le prix des qualifications pour permettre un budget équilibré. Évitez donc de répandre de fausses informations. Bien cordialement. AJ

  14. Mon cher Thomas, parler de rente à propos de Qualit’EnR (que je préside) est pour le moins déplacé. Qualit’EnR est une association sans but lucratif. Les administrateurs sont tous bénévoles et consacrent une grande partie de leur temps libre pour siéger dans les différentes commissions. Quant au personnel permanent, les salaires sont dans la fourchette basse de ce que l’on constate dans d’autres entreprises du secteur. L’association ne fait pas de bénéfice, car tous les ans nous calculons le prix des qualifications pour permettre un budget équilibré. Évitez donc de répandre de fausses informations. Bien cordialement. AJ

  15. Mon cher Thomas, parler de rente à propos de Qualit’EnR (que je préside) est pour le moins déplacé. Qualit’EnR est une association sans but lucratif. Les administrateurs sont tous bénévoles et consacrent une grande partie de leur temps libre pour siéger dans les différentes commissions. Quant au personnel permanent, les salaires sont dans la fourchette basse de ce que l’on constate dans d’autres entreprises du secteur. L’association ne fait pas de bénéfice, car tous les ans nous calculons le prix des qualifications pour permettre un budget équilibré. Évitez donc de répandre de fausses informations. Bien cordialement. AJ

  16. Mon cher Thomas, parler de rente à propos de Qualit’EnR (que je préside) est pour le moins déplacé. Qualit’EnR est une association sans but lucratif. Les administrateurs sont tous bénévoles et consacrent une grande partie de leur temps libre pour siéger dans les différentes commissions. Quant au personnel permanent, les salaires sont dans la fourchette basse de ce que l’on constate dans d’autres entreprises du secteur. L’association ne fait pas de bénéfice, car tous les ans nous calculons le prix des qualifications pour permettre un budget équilibré. Évitez donc de répandre de fausses informations. Bien cordialement. AJ

  17. Bonjour,
    Si je ne me trompe pas, l’immense majorité des projets d’énergie renouvelable bénéficient d’une situation de rente (celle là même qui est dénoncée dans ce billet). A la différence, que cette rente bénéficie dans un cas au domaine public majoritairement, et pas dans l’autre. Je pense que le progrès est bon à tout un tas de niveaux, mais toutes les idées nouvelles ne sont pas forcément bonnes non plus. Le débat n’est visiblement objectif ni du côté de M. Carenco, ni du vôtre.
    PS : les luddistes se battaient contre un système qui prenait le dessus et s’imposait de lui même, alors que dans notre pays, les EnR prennent le dessus par la communication, et le lobbying et le financement public (je suis d’accord, les fossiles et le nucléaire ne laissent pas leur part au chien).
    Je ne pense simplement pas que notre pays ait tant besoin de polémiques et de positions « pour » et « contre ». On aura besoin d’un empilement malin de solutions, dont le nucléaire et le solaire PV ne sont que deux paramètres aux côtés de bien d’autres (dans la chaleur renouvelable notamment 😉 ). Ne gaspillons pas nos forces à nous battre

  18. Bonjour,
    Si je ne me trompe pas, l’immense majorité des projets d’énergie renouvelable bénéficient d’une situation de rente (celle là même qui est dénoncée dans ce billet). A la différence, que cette rente bénéficie dans un cas au domaine public majoritairement, et pas dans l’autre. Je pense que le progrès est bon à tout un tas de niveaux, mais toutes les idées nouvelles ne sont pas forcément bonnes non plus. Le débat n’est visiblement objectif ni du côté de M. Carenco, ni du vôtre.
    PS : les luddistes se battaient contre un système qui prenait le dessus et s’imposait de lui même, alors que dans notre pays, les EnR prennent le dessus par la communication, et le lobbying et le financement public (je suis d’accord, les fossiles et le nucléaire ne laissent pas leur part au chien).
    Je ne pense simplement pas que notre pays ait tant besoin de polémiques et de positions « pour » et « contre ». On aura besoin d’un empilement malin de solutions, dont le nucléaire et le solaire PV ne sont que deux paramètres aux côtés de bien d’autres (dans la chaleur renouvelable notamment 😉 ). Ne gaspillons pas nos forces à nous battre

  19. Bonjour,
    Si je ne me trompe pas, l’immense majorité des projets d’énergie renouvelable bénéficient d’une situation de rente (celle là même qui est dénoncée dans ce billet). A la différence, que cette rente bénéficie dans un cas au domaine public majoritairement, et pas dans l’autre. Je pense que le progrès est bon à tout un tas de niveaux, mais toutes les idées nouvelles ne sont pas forcément bonnes non plus. Le débat n’est visiblement objectif ni du côté de M. Carenco, ni du vôtre.
    PS : les luddistes se battaient contre un système qui prenait le dessus et s’imposait de lui même, alors que dans notre pays, les EnR prennent le dessus par la communication, et le lobbying et le financement public (je suis d’accord, les fossiles et le nucléaire ne laissent pas leur part au chien).
    Je ne pense simplement pas que notre pays ait tant besoin de polémiques et de positions « pour » et « contre ». On aura besoin d’un empilement malin de solutions, dont le nucléaire et le solaire PV ne sont que deux paramètres aux côtés de bien d’autres (dans la chaleur renouvelable notamment 😉 ). Ne gaspillons pas nos forces à nous battre

  20. Bonjour,
    Si je ne me trompe pas, l’immense majorité des projets d’énergie renouvelable bénéficient d’une situation de rente (celle là même qui est dénoncée dans ce billet). A la différence, que cette rente bénéficie dans un cas au domaine public majoritairement, et pas dans l’autre. Je pense que le progrès est bon à tout un tas de niveaux, mais toutes les idées nouvelles ne sont pas forcément bonnes non plus. Le débat n’est visiblement objectif ni du côté de M. Carenco, ni du vôtre.
    PS : les luddistes se battaient contre un système qui prenait le dessus et s’imposait de lui même, alors que dans notre pays, les EnR prennent le dessus par la communication, et le lobbying et le financement public (je suis d’accord, les fossiles et le nucléaire ne laissent pas leur part au chien).
    Je ne pense simplement pas que notre pays ait tant besoin de polémiques et de positions « pour » et « contre ». On aura besoin d’un empilement malin de solutions, dont le nucléaire et le solaire PV ne sont que deux paramètres aux côtés de bien d’autres (dans la chaleur renouvelable notamment 😉 ). Ne gaspillons pas nos forces à nous battre

  21. Mon Cher Baptiste,
    Bien d’accord avec vous, mais je ne vois pas où est la rente quand il s’agit d’autoconsommation.
    Quant au combat, nous le menons depuis 40 ans. A la fin des années 80 quand le nucléaire était abondant, le solaire a été interdit en métropole, un peu plus tard, on nous disait qu’injecter de l’électricité solaire sur le réseau nous conduirait tout droit au blackout… et aujourd’hui, malgré quelques politiques clairvoyants, une ordonnance et un cadre européen favorable, nous sommes bloqués depuis 2014. Nous avons même été obligés de demander à la CRE, d’expliquer devant le Conseil d’Etat, sa méthode de calcul du TURPE spécifique aux installations en autoconsommation collectives. L’affaire devrait être jugée à l’automne.
    Ne trouvez-vous pas que cela fait beaucoup ? Pensez-vous que l’on peut se contenter d’attendre patiemment qu’un « empilement malin des solutions » se mette judicieusement en place ?
    Cela nous conduirait à l’immobilisme tant souhaité par les tenants de l’électricité centralisée.
    Bien à vous
    André Joffre

  22. Mon Cher Baptiste,
    Bien d’accord avec vous, mais je ne vois pas où est la rente quand il s’agit d’autoconsommation.
    Quant au combat, nous le menons depuis 40 ans. A la fin des années 80 quand le nucléaire était abondant, le solaire a été interdit en métropole, un peu plus tard, on nous disait qu’injecter de l’électricité solaire sur le réseau nous conduirait tout droit au blackout… et aujourd’hui, malgré quelques politiques clairvoyants, une ordonnance et un cadre européen favorable, nous sommes bloqués depuis 2014. Nous avons même été obligés de demander à la CRE, d’expliquer devant le Conseil d’Etat, sa méthode de calcul du TURPE spécifique aux installations en autoconsommation collectives. L’affaire devrait être jugée à l’automne.
    Ne trouvez-vous pas que cela fait beaucoup ? Pensez-vous que l’on peut se contenter d’attendre patiemment qu’un « empilement malin des solutions » se mette judicieusement en place ?
    Cela nous conduirait à l’immobilisme tant souhaité par les tenants de l’électricité centralisée.
    Bien à vous
    André Joffre

  23. Mon Cher Baptiste,
    Bien d’accord avec vous, mais je ne vois pas où est la rente quand il s’agit d’autoconsommation.
    Quant au combat, nous le menons depuis 40 ans. A la fin des années 80 quand le nucléaire était abondant, le solaire a été interdit en métropole, un peu plus tard, on nous disait qu’injecter de l’électricité solaire sur le réseau nous conduirait tout droit au blackout… et aujourd’hui, malgré quelques politiques clairvoyants, une ordonnance et un cadre européen favorable, nous sommes bloqués depuis 2014. Nous avons même été obligés de demander à la CRE, d’expliquer devant le Conseil d’Etat, sa méthode de calcul du TURPE spécifique aux installations en autoconsommation collectives. L’affaire devrait être jugée à l’automne.
    Ne trouvez-vous pas que cela fait beaucoup ? Pensez-vous que l’on peut se contenter d’attendre patiemment qu’un « empilement malin des solutions » se mette judicieusement en place ?
    Cela nous conduirait à l’immobilisme tant souhaité par les tenants de l’électricité centralisée.
    Bien à vous
    André Joffre

  24. Mon Cher Baptiste,
    Bien d’accord avec vous, mais je ne vois pas où est la rente quand il s’agit d’autoconsommation.
    Quant au combat, nous le menons depuis 40 ans. A la fin des années 80 quand le nucléaire était abondant, le solaire a été interdit en métropole, un peu plus tard, on nous disait qu’injecter de l’électricité solaire sur le réseau nous conduirait tout droit au blackout… et aujourd’hui, malgré quelques politiques clairvoyants, une ordonnance et un cadre européen favorable, nous sommes bloqués depuis 2014. Nous avons même été obligés de demander à la CRE, d’expliquer devant le Conseil d’Etat, sa méthode de calcul du TURPE spécifique aux installations en autoconsommation collectives. L’affaire devrait être jugée à l’automne.
    Ne trouvez-vous pas que cela fait beaucoup ? Pensez-vous que l’on peut se contenter d’attendre patiemment qu’un « empilement malin des solutions » se mette judicieusement en place ?
    Cela nous conduirait à l’immobilisme tant souhaité par les tenants de l’électricité centralisée.
    Bien à vous
    André Joffre

  25. @Baptiste : pensez-vous vraiment que le nucléaire peut encore être une solution quand on constate les fiascos de l’EPR français. Même la Cour des Comptes a tiré le signal d’alarme. Les coûts du démantèlement et de la gestion des déchets radioactifs pendant des dizaines de milliers d’années désigneront à tout jamais notre génération comme celle qui a initié et provoqué cette folie. Alors plus tôt on aura tiré un trait sur le nucléaire, mieux cela vaudra.Les ENR ne s’imposent pas par la communication mais par les faits. Contrairement au nucléaire et au pétrole, elles ne disposent d’ailleurs d’aucun géant mondial qui peut consacrer des sommes folles à des campagnes de communication mensongères et entretenir des armées de lobbyistes qui diffusent des messages trompeurs sur tous les réseaux.

  26. @Baptiste : pensez-vous vraiment que le nucléaire peut encore être une solution quand on constate les fiascos de l’EPR français. Même la Cour des Comptes a tiré le signal d’alarme. Les coûts du démantèlement et de la gestion des déchets radioactifs pendant des dizaines de milliers d’années désigneront à tout jamais notre génération comme celle qui a initié et provoqué cette folie. Alors plus tôt on aura tiré un trait sur le nucléaire, mieux cela vaudra.Les ENR ne s’imposent pas par la communication mais par les faits. Contrairement au nucléaire et au pétrole, elles ne disposent d’ailleurs d’aucun géant mondial qui peut consacrer des sommes folles à des campagnes de communication mensongères et entretenir des armées de lobbyistes qui diffusent des messages trompeurs sur tous les réseaux.

  27. @Baptiste : pensez-vous vraiment que le nucléaire peut encore être une solution quand on constate les fiascos de l’EPR français. Même la Cour des Comptes a tiré le signal d’alarme. Les coûts du démantèlement et de la gestion des déchets radioactifs pendant des dizaines de milliers d’années désigneront à tout jamais notre génération comme celle qui a initié et provoqué cette folie. Alors plus tôt on aura tiré un trait sur le nucléaire, mieux cela vaudra.Les ENR ne s’imposent pas par la communication mais par les faits. Contrairement au nucléaire et au pétrole, elles ne disposent d’ailleurs d’aucun géant mondial qui peut consacrer des sommes folles à des campagnes de communication mensongères et entretenir des armées de lobbyistes qui diffusent des messages trompeurs sur tous les réseaux.

  28. @Baptiste : pensez-vous vraiment que le nucléaire peut encore être une solution quand on constate les fiascos de l’EPR français. Même la Cour des Comptes a tiré le signal d’alarme. Les coûts du démantèlement et de la gestion des déchets radioactifs pendant des dizaines de milliers d’années désigneront à tout jamais notre génération comme celle qui a initié et provoqué cette folie. Alors plus tôt on aura tiré un trait sur le nucléaire, mieux cela vaudra.Les ENR ne s’imposent pas par la communication mais par les faits. Contrairement au nucléaire et au pétrole, elles ne disposent d’ailleurs d’aucun géant mondial qui peut consacrer des sommes folles à des campagnes de communication mensongères et entretenir des armées de lobbyistes qui diffusent des messages trompeurs sur tous les réseaux.

  29. Il est malheureusement bien difficile de comparer les faits dans leur globalité (j’en suis personnellement incapable) et je pense qu’on peut faire dire ce qu’on veut à certains d’entre eux. Je connais bien le monde du nucléaire et aussi celui des EnR. Je peux vous dire à ce que je vois que je constate autant de bonne (un peu) et mauvaise (beaucoup) foi, mais aussi de croyance dans chaque camp.
    Pour vous donner un exemple qui ne prend en compte qu’un chiffre en mettant les œillères sur le reste : d’après un rapport parlementaire de début 2019 (Julien Aubert, qui n’est certes pas un « ami » de l’éolien et je ne sais plus quel autre parlementaire), il ressort que le soutien aux premiers parcs éolien offshore français s’élève à 23 Milliards d’euros pour 20 ans et 3000 MW installés (avec facteur de charge de 40%). Finalement, en comptant le coût d’un EPR (1650MW et facteur de charge de 75% avec pilotabilité), on retrouve le même ordre de grandeur d’investissement (sachant que l’EPR ne bénéficie pas de subvention directe, même si c’est une entreprise publique qui le construit – les parcs éoliens offshore d’EDF bénéficient aussi de l’investissement d’EDF au même titre) par MWh produit (sans compter que l’EPR doit fonctionner plus de 20 ans). Mon propos n’est pas de dire que l’EPR est bien meilleur (il est bourré de défauts), mais qu’il s’agit d’une équation complexe, où l’on mêle intérêt public, intérêt général, intérêt privé et intérêt particulier dans un domaine où aucun projet ne peut exister sans aucun soutien (pétrôle, gaz, EnR comme nucléaire) et dans lequel chacun apporte des avantages et des inconvénients.
    Chacun aura sa sensibilité sur la pollution de l’air, les GES, les déchets « classiques », la quantitié de matière première au MWh, les déchets radioactifs, la surface de sols occupés, qui possède le capital, le service système apporté par l’installation… C’est sans fin et tout est assez difficile à comparer.

  30. Il est malheureusement bien difficile de comparer les faits dans leur globalité (j’en suis personnellement incapable) et je pense qu’on peut faire dire ce qu’on veut à certains d’entre eux. Je connais bien le monde du nucléaire et aussi celui des EnR. Je peux vous dire à ce que je vois que je constate autant de bonne (un peu) et mauvaise (beaucoup) foi, mais aussi de croyance dans chaque camp.
    Pour vous donner un exemple qui ne prend en compte qu’un chiffre en mettant les œillères sur le reste : d’après un rapport parlementaire de début 2019 (Julien Aubert, qui n’est certes pas un « ami » de l’éolien et je ne sais plus quel autre parlementaire), il ressort que le soutien aux premiers parcs éolien offshore français s’élève à 23 Milliards d’euros pour 20 ans et 3000 MW installés (avec facteur de charge de 40%). Finalement, en comptant le coût d’un EPR (1650MW et facteur de charge de 75% avec pilotabilité), on retrouve le même ordre de grandeur d’investissement (sachant que l’EPR ne bénéficie pas de subvention directe, même si c’est une entreprise publique qui le construit – les parcs éoliens offshore d’EDF bénéficient aussi de l’investissement d’EDF au même titre) par MWh produit (sans compter que l’EPR doit fonctionner plus de 20 ans). Mon propos n’est pas de dire que l’EPR est bien meilleur (il est bourré de défauts), mais qu’il s’agit d’une équation complexe, où l’on mêle intérêt public, intérêt général, intérêt privé et intérêt particulier dans un domaine où aucun projet ne peut exister sans aucun soutien (pétrôle, gaz, EnR comme nucléaire) et dans lequel chacun apporte des avantages et des inconvénients.
    Chacun aura sa sensibilité sur la pollution de l’air, les GES, les déchets « classiques », la quantitié de matière première au MWh, les déchets radioactifs, la surface de sols occupés, qui possède le capital, le service système apporté par l’installation… C’est sans fin et tout est assez difficile à comparer.

  31. Il est malheureusement bien difficile de comparer les faits dans leur globalité (j’en suis personnellement incapable) et je pense qu’on peut faire dire ce qu’on veut à certains d’entre eux. Je connais bien le monde du nucléaire et aussi celui des EnR. Je peux vous dire à ce que je vois que je constate autant de bonne (un peu) et mauvaise (beaucoup) foi, mais aussi de croyance dans chaque camp.
    Pour vous donner un exemple qui ne prend en compte qu’un chiffre en mettant les œillères sur le reste : d’après un rapport parlementaire de début 2019 (Julien Aubert, qui n’est certes pas un « ami » de l’éolien et je ne sais plus quel autre parlementaire), il ressort que le soutien aux premiers parcs éolien offshore français s’élève à 23 Milliards d’euros pour 20 ans et 3000 MW installés (avec facteur de charge de 40%). Finalement, en comptant le coût d’un EPR (1650MW et facteur de charge de 75% avec pilotabilité), on retrouve le même ordre de grandeur d’investissement (sachant que l’EPR ne bénéficie pas de subvention directe, même si c’est une entreprise publique qui le construit – les parcs éoliens offshore d’EDF bénéficient aussi de l’investissement d’EDF au même titre) par MWh produit (sans compter que l’EPR doit fonctionner plus de 20 ans). Mon propos n’est pas de dire que l’EPR est bien meilleur (il est bourré de défauts), mais qu’il s’agit d’une équation complexe, où l’on mêle intérêt public, intérêt général, intérêt privé et intérêt particulier dans un domaine où aucun projet ne peut exister sans aucun soutien (pétrôle, gaz, EnR comme nucléaire) et dans lequel chacun apporte des avantages et des inconvénients.
    Chacun aura sa sensibilité sur la pollution de l’air, les GES, les déchets « classiques », la quantitié de matière première au MWh, les déchets radioactifs, la surface de sols occupés, qui possède le capital, le service système apporté par l’installation… C’est sans fin et tout est assez difficile à comparer.

  32. Il est malheureusement bien difficile de comparer les faits dans leur globalité (j’en suis personnellement incapable) et je pense qu’on peut faire dire ce qu’on veut à certains d’entre eux. Je connais bien le monde du nucléaire et aussi celui des EnR. Je peux vous dire à ce que je vois que je constate autant de bonne (un peu) et mauvaise (beaucoup) foi, mais aussi de croyance dans chaque camp.
    Pour vous donner un exemple qui ne prend en compte qu’un chiffre en mettant les œillères sur le reste : d’après un rapport parlementaire de début 2019 (Julien Aubert, qui n’est certes pas un « ami » de l’éolien et je ne sais plus quel autre parlementaire), il ressort que le soutien aux premiers parcs éolien offshore français s’élève à 23 Milliards d’euros pour 20 ans et 3000 MW installés (avec facteur de charge de 40%). Finalement, en comptant le coût d’un EPR (1650MW et facteur de charge de 75% avec pilotabilité), on retrouve le même ordre de grandeur d’investissement (sachant que l’EPR ne bénéficie pas de subvention directe, même si c’est une entreprise publique qui le construit – les parcs éoliens offshore d’EDF bénéficient aussi de l’investissement d’EDF au même titre) par MWh produit (sans compter que l’EPR doit fonctionner plus de 20 ans). Mon propos n’est pas de dire que l’EPR est bien meilleur (il est bourré de défauts), mais qu’il s’agit d’une équation complexe, où l’on mêle intérêt public, intérêt général, intérêt privé et intérêt particulier dans un domaine où aucun projet ne peut exister sans aucun soutien (pétrôle, gaz, EnR comme nucléaire) et dans lequel chacun apporte des avantages et des inconvénients.
    Chacun aura sa sensibilité sur la pollution de l’air, les GES, les déchets « classiques », la quantitié de matière première au MWh, les déchets radioactifs, la surface de sols occupés, qui possède le capital, le service système apporté par l’installation… C’est sans fin et tout est assez difficile à comparer.

  33. Bonjour M. Joffre,
    Je vous remercie d’avoir pris le temps de me répondre. Je comprends bien qu’on ne peut être trop naïf et angélique dans le domaine de l’énergie. Chaque acteur doit en effet ferrailler dur pour faire sortir ses intérêts et parfois aussi l’intérêt général du lot. Mais je reste toujours gêné par la loi du Talion.
    Je n’ai pas le même vécu que vous, votre expérience et ne fait pas le même travail. Je me garderai bien de juger votre avis. Encore une fois suis-je certainement naïf en essayant d’apporter un peu de contradiction à un débat sur l’énergie qui est toujours très clivant.
    Bien à vous et bonne continuation à TECSOL que je lis régulièrement !

  34. Bonjour M. Joffre,
    Je vous remercie d’avoir pris le temps de me répondre. Je comprends bien qu’on ne peut être trop naïf et angélique dans le domaine de l’énergie. Chaque acteur doit en effet ferrailler dur pour faire sortir ses intérêts et parfois aussi l’intérêt général du lot. Mais je reste toujours gêné par la loi du Talion.
    Je n’ai pas le même vécu que vous, votre expérience et ne fait pas le même travail. Je me garderai bien de juger votre avis. Encore une fois suis-je certainement naïf en essayant d’apporter un peu de contradiction à un débat sur l’énergie qui est toujours très clivant.
    Bien à vous et bonne continuation à TECSOL que je lis régulièrement !

  35. Bonjour M. Joffre,
    Je vous remercie d’avoir pris le temps de me répondre. Je comprends bien qu’on ne peut être trop naïf et angélique dans le domaine de l’énergie. Chaque acteur doit en effet ferrailler dur pour faire sortir ses intérêts et parfois aussi l’intérêt général du lot. Mais je reste toujours gêné par la loi du Talion.
    Je n’ai pas le même vécu que vous, votre expérience et ne fait pas le même travail. Je me garderai bien de juger votre avis. Encore une fois suis-je certainement naïf en essayant d’apporter un peu de contradiction à un débat sur l’énergie qui est toujours très clivant.
    Bien à vous et bonne continuation à TECSOL que je lis régulièrement !

  36. Bonjour M. Joffre,
    Je vous remercie d’avoir pris le temps de me répondre. Je comprends bien qu’on ne peut être trop naïf et angélique dans le domaine de l’énergie. Chaque acteur doit en effet ferrailler dur pour faire sortir ses intérêts et parfois aussi l’intérêt général du lot. Mais je reste toujours gêné par la loi du Talion.
    Je n’ai pas le même vécu que vous, votre expérience et ne fait pas le même travail. Je me garderai bien de juger votre avis. Encore une fois suis-je certainement naïf en essayant d’apporter un peu de contradiction à un débat sur l’énergie qui est toujours très clivant.
    Bien à vous et bonne continuation à TECSOL que je lis régulièrement !

  37. Bonjour Baptiste.
    Certes, il est bien difficile de comparer les faits dans leur globalité mais il m’apparait évident que des données essentielles au débat ne sont pas ou mal prises en compte tant par les décideurs que les Citoyens.
    1) La France a stocké à ce jour 3700 m3 de déchets haute activité longue durée de vie. Ils représentent de l’ordre de 3% du total des déchets nucléaires. C’est peu mais c’est impensable et inacceptable au regard de la durée de nocivité de ces radionucléides
    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Gestion_des_d%C3%A9chets_radioactifs_en_France
    Nos concitoyens savent-t-il qu’ils présentent une dangerosité létale de 50 à 100 000 ans ? Lascaux est à 18 000 années de nous et nous a légué de la beauté, pas de la mort: 1m3 de ce type de déchets représente un potentiel de pollution de 10 kilomètres cubes d’eau!
    Pour ma part, humain et citoyen, je ne conçois pas me « débarrasser » de ce problème de radionucléides en l’enfouissant (Réversibilité .. ?) fusse vitrifié dans des containers.
    2) faites le calcul; 1,2% de la surface totale de la France métropolitaine équipée de photovoltaïque assure 100% de notre consommation d’énergie finale , l’électricité en en représentant 20% https://jancovici.com/transition-energetique/electricite/quelle-part-de-lelectricite-dans-la-consommation-francaise-denergie/
    La faisabilité technologique est certaine, l’intermittence est à court terme de l’histoire ancienne, le prix du MWh est compétitif comme vous le soulignez et continue à baisser. Alors… quoi…?
    Reste le problème du vecteur pouvoir politique centralisé et de la « gratuité » de l’énergie solaire.
    L’avenir sera aux Énergies du Territoire au Bénéfice du Territoire car personne ne peut empêcher la marée de monter, même pas dans les systèmes politiques à économie planifiée.
    Michel vanquaethem

  38. Bonjour Baptiste.
    Certes, il est bien difficile de comparer les faits dans leur globalité mais il m’apparait évident que des données essentielles au débat ne sont pas ou mal prises en compte tant par les décideurs que les Citoyens.
    1) La France a stocké à ce jour 3700 m3 de déchets haute activité longue durée de vie. Ils représentent de l’ordre de 3% du total des déchets nucléaires. C’est peu mais c’est impensable et inacceptable au regard de la durée de nocivité de ces radionucléides
    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Gestion_des_d%C3%A9chets_radioactifs_en_France
    Nos concitoyens savent-t-il qu’ils présentent une dangerosité létale de 50 à 100 000 ans ? Lascaux est à 18 000 années de nous et nous a légué de la beauté, pas de la mort: 1m3 de ce type de déchets représente un potentiel de pollution de 10 kilomètres cubes d’eau!
    Pour ma part, humain et citoyen, je ne conçois pas me « débarrasser » de ce problème de radionucléides en l’enfouissant (Réversibilité .. ?) fusse vitrifié dans des containers.
    2) faites le calcul; 1,2% de la surface totale de la France métropolitaine équipée de photovoltaïque assure 100% de notre consommation d’énergie finale , l’électricité en en représentant 20% https://jancovici.com/transition-energetique/electricite/quelle-part-de-lelectricite-dans-la-consommation-francaise-denergie/
    La faisabilité technologique est certaine, l’intermittence est à court terme de l’histoire ancienne, le prix du MWh est compétitif comme vous le soulignez et continue à baisser. Alors… quoi…?
    Reste le problème du vecteur pouvoir politique centralisé et de la « gratuité » de l’énergie solaire.
    L’avenir sera aux Énergies du Territoire au Bénéfice du Territoire car personne ne peut empêcher la marée de monter, même pas dans les systèmes politiques à économie planifiée.
    Michel vanquaethem

  39. Bonjour Baptiste.
    Certes, il est bien difficile de comparer les faits dans leur globalité mais il m’apparait évident que des données essentielles au débat ne sont pas ou mal prises en compte tant par les décideurs que les Citoyens.
    1) La France a stocké à ce jour 3700 m3 de déchets haute activité longue durée de vie. Ils représentent de l’ordre de 3% du total des déchets nucléaires. C’est peu mais c’est impensable et inacceptable au regard de la durée de nocivité de ces radionucléides
    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Gestion_des_d%C3%A9chets_radioactifs_en_France
    Nos concitoyens savent-t-il qu’ils présentent une dangerosité létale de 50 à 100 000 ans ? Lascaux est à 18 000 années de nous et nous a légué de la beauté, pas de la mort: 1m3 de ce type de déchets représente un potentiel de pollution de 10 kilomètres cubes d’eau!
    Pour ma part, humain et citoyen, je ne conçois pas me « débarrasser » de ce problème de radionucléides en l’enfouissant (Réversibilité .. ?) fusse vitrifié dans des containers.
    2) faites le calcul; 1,2% de la surface totale de la France métropolitaine équipée de photovoltaïque assure 100% de notre consommation d’énergie finale , l’électricité en en représentant 20% https://jancovici.com/transition-energetique/electricite/quelle-part-de-lelectricite-dans-la-consommation-francaise-denergie/
    La faisabilité technologique est certaine, l’intermittence est à court terme de l’histoire ancienne, le prix du MWh est compétitif comme vous le soulignez et continue à baisser. Alors… quoi…?
    Reste le problème du vecteur pouvoir politique centralisé et de la « gratuité » de l’énergie solaire.
    L’avenir sera aux Énergies du Territoire au Bénéfice du Territoire car personne ne peut empêcher la marée de monter, même pas dans les systèmes politiques à économie planifiée.
    Michel vanquaethem

  40. Bonjour Baptiste.
    Certes, il est bien difficile de comparer les faits dans leur globalité mais il m’apparait évident que des données essentielles au débat ne sont pas ou mal prises en compte tant par les décideurs que les Citoyens.
    1) La France a stocké à ce jour 3700 m3 de déchets haute activité longue durée de vie. Ils représentent de l’ordre de 3% du total des déchets nucléaires. C’est peu mais c’est impensable et inacceptable au regard de la durée de nocivité de ces radionucléides
    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Gestion_des_d%C3%A9chets_radioactifs_en_France
    Nos concitoyens savent-t-il qu’ils présentent une dangerosité létale de 50 à 100 000 ans ? Lascaux est à 18 000 années de nous et nous a légué de la beauté, pas de la mort: 1m3 de ce type de déchets représente un potentiel de pollution de 10 kilomètres cubes d’eau!
    Pour ma part, humain et citoyen, je ne conçois pas me « débarrasser » de ce problème de radionucléides en l’enfouissant (Réversibilité .. ?) fusse vitrifié dans des containers.
    2) faites le calcul; 1,2% de la surface totale de la France métropolitaine équipée de photovoltaïque assure 100% de notre consommation d’énergie finale , l’électricité en en représentant 20% https://jancovici.com/transition-energetique/electricite/quelle-part-de-lelectricite-dans-la-consommation-francaise-denergie/
    La faisabilité technologique est certaine, l’intermittence est à court terme de l’histoire ancienne, le prix du MWh est compétitif comme vous le soulignez et continue à baisser. Alors… quoi…?
    Reste le problème du vecteur pouvoir politique centralisé et de la « gratuité » de l’énergie solaire.
    L’avenir sera aux Énergies du Territoire au Bénéfice du Territoire car personne ne peut empêcher la marée de monter, même pas dans les systèmes politiques à économie planifiée.
    Michel vanquaethem

  41. Décidément Jean-Louis (je suppose que c’est toi), j’aime beaucoup ta plume, en particulier quand tu la trempes dans ce genre d’encrier.
    Excellente continuation à vous tous et merci de nous tenir aussi bien au courant… photovoltaïque bien sur.

  42. Décidément Jean-Louis (je suppose que c’est toi), j’aime beaucoup ta plume, en particulier quand tu la trempes dans ce genre d’encrier.
    Excellente continuation à vous tous et merci de nous tenir aussi bien au courant… photovoltaïque bien sur.

  43. Décidément Jean-Louis (je suppose que c’est toi), j’aime beaucoup ta plume, en particulier quand tu la trempes dans ce genre d’encrier.
    Excellente continuation à vous tous et merci de nous tenir aussi bien au courant… photovoltaïque bien sur.

  44. Décidément Jean-Louis (je suppose que c’est toi), j’aime beaucoup ta plume, en particulier quand tu la trempes dans ce genre d’encrier.
    Excellente continuation à vous tous et merci de nous tenir aussi bien au courant… photovoltaïque bien sur.

  45. Bonjour Baptiste,
    Vous avez raison, il y a de la gabegie dans les deux camps. Mais mettre en exergue les pratiques de l’éolien (il y a eu la même chose en photovoltaïque) d’il y a vingt an pour discréditer celui d’aujourd’hui et motiver les décisions sur l’énergie de demain ne me semble pas très raisonnable.
    Quant au nucléaire, si vous lisez l’anglais je vous recommande ce rapport très factuel sur la situation de cette industrie dans le monde. Un chapitre est consacré à sa pertinence face au dérèglement climatique.

  46. Bonjour Baptiste,
    Vous avez raison, il y a de la gabegie dans les deux camps. Mais mettre en exergue les pratiques de l’éolien (il y a eu la même chose en photovoltaïque) d’il y a vingt an pour discréditer celui d’aujourd’hui et motiver les décisions sur l’énergie de demain ne me semble pas très raisonnable.
    Quant au nucléaire, si vous lisez l’anglais je vous recommande ce rapport très factuel sur la situation de cette industrie dans le monde. Un chapitre est consacré à sa pertinence face au dérèglement climatique.

  47. Bonjour Baptiste,
    Vous avez raison, il y a de la gabegie dans les deux camps. Mais mettre en exergue les pratiques de l’éolien (il y a eu la même chose en photovoltaïque) d’il y a vingt an pour discréditer celui d’aujourd’hui et motiver les décisions sur l’énergie de demain ne me semble pas très raisonnable.
    Quant au nucléaire, si vous lisez l’anglais je vous recommande ce rapport très factuel sur la situation de cette industrie dans le monde. Un chapitre est consacré à sa pertinence face au dérèglement climatique.

  48. Bonjour Baptiste,
    Vous avez raison, il y a de la gabegie dans les deux camps. Mais mettre en exergue les pratiques de l’éolien (il y a eu la même chose en photovoltaïque) d’il y a vingt an pour discréditer celui d’aujourd’hui et motiver les décisions sur l’énergie de demain ne me semble pas très raisonnable.
    Quant au nucléaire, si vous lisez l’anglais je vous recommande ce rapport très factuel sur la situation de cette industrie dans le monde. Un chapitre est consacré à sa pertinence face au dérèglement climatique.

  49. Expliquez-moi pourquoi 2 EPR en Chine fonctionnent remarquablement avec un record Mondial de production pour la tranche 1 dès sa mise en service industrielle = ce qui prouve que le concept bien que complexe est correct, j’ajoute qu’EDF est partie prenante à Taishan financièrement et techniquement avec 150 agents expatriés !
    et qu’à Flamanville le chantier accumule les retards (on notera au passage qu’il est dans un état de configuration plus avancé que ses 2 frères chinois et que des modifs importantes déjà intégrées à Flamanville devront l’être à Taishan et à réaliser sur du matériel radioactif…) ?
    Mon explication = une surqualité débilement imposée par une ASN frileuse qui a la mission non-avouée mais évidente à mes yeux de prouver que le nucléaire coûte cher et qu’il est long à construire pour conforter l’exécutif actuel dans sa fuite en avant sur des ENR dispendieuses.
    L’ASN a déjà coûté 3Mds à EDF sur Flamanville et 3 à 4 ans mini de retard.
    Croyez moi je connais bien le sujet pour avoir aider EDF sur ce projet pendant 8 ans…

  50. Expliquez-moi pourquoi 2 EPR en Chine fonctionnent remarquablement avec un record Mondial de production pour la tranche 1 dès sa mise en service industrielle = ce qui prouve que le concept bien que complexe est correct, j’ajoute qu’EDF est partie prenante à Taishan financièrement et techniquement avec 150 agents expatriés !
    et qu’à Flamanville le chantier accumule les retards (on notera au passage qu’il est dans un état de configuration plus avancé que ses 2 frères chinois et que des modifs importantes déjà intégrées à Flamanville devront l’être à Taishan et à réaliser sur du matériel radioactif…) ?
    Mon explication = une surqualité débilement imposée par une ASN frileuse qui a la mission non-avouée mais évidente à mes yeux de prouver que le nucléaire coûte cher et qu’il est long à construire pour conforter l’exécutif actuel dans sa fuite en avant sur des ENR dispendieuses.
    L’ASN a déjà coûté 3Mds à EDF sur Flamanville et 3 à 4 ans mini de retard.
    Croyez moi je connais bien le sujet pour avoir aider EDF sur ce projet pendant 8 ans…

  51. Expliquez-moi pourquoi 2 EPR en Chine fonctionnent remarquablement avec un record Mondial de production pour la tranche 1 dès sa mise en service industrielle = ce qui prouve que le concept bien que complexe est correct, j’ajoute qu’EDF est partie prenante à Taishan financièrement et techniquement avec 150 agents expatriés !
    et qu’à Flamanville le chantier accumule les retards (on notera au passage qu’il est dans un état de configuration plus avancé que ses 2 frères chinois et que des modifs importantes déjà intégrées à Flamanville devront l’être à Taishan et à réaliser sur du matériel radioactif…) ?
    Mon explication = une surqualité débilement imposée par une ASN frileuse qui a la mission non-avouée mais évidente à mes yeux de prouver que le nucléaire coûte cher et qu’il est long à construire pour conforter l’exécutif actuel dans sa fuite en avant sur des ENR dispendieuses.
    L’ASN a déjà coûté 3Mds à EDF sur Flamanville et 3 à 4 ans mini de retard.
    Croyez moi je connais bien le sujet pour avoir aider EDF sur ce projet pendant 8 ans…

  52. Expliquez-moi pourquoi 2 EPR en Chine fonctionnent remarquablement avec un record Mondial de production pour la tranche 1 dès sa mise en service industrielle = ce qui prouve que le concept bien que complexe est correct, j’ajoute qu’EDF est partie prenante à Taishan financièrement et techniquement avec 150 agents expatriés !
    et qu’à Flamanville le chantier accumule les retards (on notera au passage qu’il est dans un état de configuration plus avancé que ses 2 frères chinois et que des modifs importantes déjà intégrées à Flamanville devront l’être à Taishan et à réaliser sur du matériel radioactif…) ?
    Mon explication = une surqualité débilement imposée par une ASN frileuse qui a la mission non-avouée mais évidente à mes yeux de prouver que le nucléaire coûte cher et qu’il est long à construire pour conforter l’exécutif actuel dans sa fuite en avant sur des ENR dispendieuses.
    L’ASN a déjà coûté 3Mds à EDF sur Flamanville et 3 à 4 ans mini de retard.
    Croyez moi je connais bien le sujet pour avoir aider EDF sur ce projet pendant 8 ans…

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