9 industriels chinois dans le top 10 des fabricants de modules photovoltaïques

Top-10La Chine a gagné la bataille de l'industrie photovoltaïque. Et la victoire est sans appel. Au premier janvier 2018 d'après PV-Tech&Solar Media Ltd, le top 10 des fabricants mondiaux de modules photovoltaïques comprend neuf industriels chinois. Seul le sud-coréen Hanwha Q-Cells parvient à se faire une place (5ème) dans ce palmarès. Sur le podium, on retrouve à la première place JinkoSolar suivi de Trina Solar et Canadian Solar. Tous les acteurs de ce classement dépassent désormais les 3 GW de capacité de production et affichent ensemble près de 57 GW de modules produits. 

Deux raisons essentielles à cette domination. Tout d'abord, le marché chinois capté par les industriels du pays représente à lui seul plus de 50% des installations mondiales avec près de 60 GW implantés. Ensuite, la plupart de ces majors du solaire disposent de capacités de production dans le Sud-Est asiatique (Malaisie, Thaïlande et Vietnam) qui leur permettent de contourner les restrictions à l'importation en Europe et aux USA et d'avoir ainsi accès à ces marchés. L'industrie solaire chinoise est donc sur les rails. Et cette tendance devrait se poursuivre en 2018. Aux Européens et Américains de travailler sur des innovations et des nouvelles technologies qui seraient seules à même d'inverser cette dynamique pour l'heure inéluctable. 

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2 Commentaires

  1. On ne va pas faire les difficiles, toutes les puissances installées en solaire, que ce soit en Asie ou sur d’autres continents, contribuent à la réduction des niveaux de CO2 de la planète.
    Si les fabricants Chinois sont devenus leaders c’est parce qu’ils croient dans cette technologie, ce qui ne semble pas encore être une opinion partagée.
    Plus inquiétant, grâce à l’avance technologique et à l’élite d’ingénieurs formés en France on aurait aussi pu concevoir des chaînes de fabrication, des automates, des process, comme les Allemands Schmid, l’Espagnol Mondragon, l’Italien Ecoprogetti, le Suisse Meyer Burger,… Comme quoi ce n’est pas qu’un problème de coûts.
    Que de temps perdu, il y a un peu d’espoir avec ECM, tout comme il y en a eu avec l’Isérois Soitec dont le Canadien Stace à repris la technologie.
    Le jour ou on saura produire soit de la qualité soit du low cost peut être aura-t-on une chance d’exporter nos produits.
    Ni au four ni au moulin ? Il semble que ce soit un peu la même déroute dans l’éolien.
    Accessoirement, il faudrait créer un classement mondial dans le domaine des procédures et des réglementations, assurément on serait dans le top 10 mondial.

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