VEOLIA remporte le premier contrat de recyclage de panneaux photovoltaïques usagés en France

PV Cycle

De gauche à droite: Eric Wascheul, directeur exploitation Triade Electroniqu, François Weber, directrice REP Véolia, Jan Clyncke, président PV CYCLE France, Jean-Louis Bal, président du Syndicat des Energies Renouvelables, administrateur de PV CYCLE France, Nicolas Defrenne, directeur général PV CYCLE France, Bernard Harambillet, directeur général France recyclage et valorisation des déchets Véolia, Aude Le Pemp, responsable technique et opérationnel PV CYCLE France, Frédéric Ivars, directeur du site Triade Electronique du Rousset

PV CYCLE France, l'éco-organisme agréé par les pouvoirs publics pour la collecte et le traitement des panneaux photovoltaïques vient de confier à Veolia, à travers sa filiale Triade Electronique, un contrat de 4 ans portant sur le traitement et la valorisation d'équipements photovoltaïques usagés. Ce contrat inédit sera à l'origine de la mise en place de la première unité de traitement dédiée au sein de cette filière.

Installée sur le site de Veolia à Rousset dans les Bouches-du-Rhône, la ligne de traitement, dotée d'une technologie unique en France, permettra de valoriser plus de 1400 tonnes de matières d'ici à la fin de l'année 2017. Veolia anticipe une augmentation d'environ 40% chaque année des tonnages recyclés qui excéderont les 4000 tonnes au terme du contrat en 2021. Les matières premières secondaires seront ensuite réinjectées dans diverses filières (aluminium, verre, cuivre…) dans le respect des principes de l'économie circulaire.

A travers ce contrat, Veolia et PV CYCLE répondent aux exigences de la directive européenne DEEE qui stipule que tout importateur ou fabriquant de panneaux à énergie solaire établi sur le territoire européen se trouve dans l'obligation de les collecter et de les traiter lorsqu'ils arrivent en fin de vie, notamment à travers un éco-organisme.

Chaque année, plus de 55 000 tonnes de panneaux photovoltaïques sont installés en France. Fin 2016, la puissance totale raccordée sur l'ensemble du territoire français se montait à 6,8 GW. Impulsée par le ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, cette puissance va tripler pour atteindre 20,2 GW en 2023.

« Cette première unité dédiée au recyclage des panneaux photovoltaïques usagés s'inscrit dans la stratégie à forte valeur ajoutée de notre filière, permettant une valorisation matière à des taux approchants 96%, tout en réduisant l'impact environnemental de la collecte » indique Nicolas Defrenne, Directeur général de PV CYCLE France. « Ce gain de contrat, inédit en France, illustre la capacité de Veolia à convaincre des acteurs clés du recyclage à travers l'apport de solutions innovantes. Il marque le début d'une longue collaboration avec PV CYCLE, seul éco-organisme présent sur ce secteur » ajoute Bernard Harambillet Directeur général Recyclage & Valorisation des Déchets de Veolia en France.

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2 Commentaires

  1. Oui c’est bien de penser au « recyclage des PV » mais je voudrais obtenir une documentation sur les produits obtenus ou les cycles utilisant les produits à recycler des PV
    Evidemment j’attends nous aurons : le verre : qui pour moi est non recyclable( trop d’énergie) sauf à la place des cailloux dans les fondations des maisons après passage dans « une bétonnière » pour usure des parties coupantes.
    nous aurons l’aluminum : recyclable pour les fenêtres ou portes (pb de pureté sinon oxydation rapide)
    nous aurons silicium utilisable 4 fois: en 1972 j’ai participé à la fabrication des wafer et surtout diffusion du bore et du phosphore .mon travail chez philips – RTC compelec en relation avec université de nancy-met était d’améliorer la soudure de la grille et de l’arrière du wafer par thermosoudage
    bref il faut être prudent !!!!

  2. Cette « technologie unique en France », c’est vraisemblablement un banal broyage, comme on peu s’en douter car il y aurait production de granules de matières plastiques.
    Aussi, avancer 96% de recyclage me paraît très exagéré, et les 4% restants, si on y arrive, quelle serait leur nature et leur destination?
    Dans ce contrat de 40 ans, il aurait été plus convaincant de chiffrer des engagements de pourcentage de recyclage pour les différents matériaux: verre, aluminium, silicium, cuivre et argent.
    Pourquoi ne pas avoir choisi la thermolyse, comme on le pratique en Allemagne avec les modules PV, procédé qui permet un recyclage et une valorisation optimum?
    Concernant aussi ce contrat, qu’en est-il du coût existant du recyclage, et surtout des clauses relatives aux augmentations prévisibles des coûts ?

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