Joël de Rosnay dans la Tribune : « Je ne pense pas qu’il faille continuer d’investir des milliards dans des EPR »

Joel-de-rosnay« Les villes et les entreprises, du moins certaines d'entre elles, sont très en avance sur les États. Par exemple, à l'instar de Copenhague, elles sont de plus en plus nombreuses à viser 100% d'énergies renouvelables d'ici à 2030 ou 2040. Malgré l'intermittence de certaines énergies renouvelables, elles y parviendront grâce à des économies d'énergie, de l'efficacité énergétique, des réseaux intelligents et un mix énergétique adapté aux ressources locales.

Je ne pense pas qu'il faille continuer d'investir des milliards dans des modes de production d'énergie centralisés comme les EPR qui, en outre, sont de plus en plus coûteux, alors que le prix des énergies renouvelables, au contraire, n'en finit pas de baisser dans le monde entier. Dans le même temps, la France est un des pays les plus avancés d'Europe en matière de smart grids. On voit même, à Québec ou à Brooklyn, des habitants s'échanger l'électricité solaire qu'ils produisent en utilisant la Blockchain. »

Interview à retrouver sur La Tribune.fr…

Ci-dessous intervention de Joël de Rosnay sur France-info

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3 Commentaires

  1. Je crois que J. de Rosnay est fâché avec la calculette. Je préfère la vision plus réaliste de J. M. Jancovici :
    « Il est intéressant de noter que si nous descendons le cout du panneau solaire à… 0,…. les seuls couts de stockage et de renforcement du réseau conduisent encore à mobiliser 20 fois plus de capex avec du solaire qu’avec du nucléaire (à 60 ans).
    En conclusion, passer du nucléaire à un système essentiellement ENR non pilotable, avec en proportions variables éolien et PV, multiplie les capitaux à mobiliser par 10 à 40, pour prendre une fourchette large. Pour un pays comme la France, à consommation identique, passer du nucléaire à un mélange éolien-PV signifie donc un investissement de renouvellement qui passe de 300 milliards d’euros pour 60 ans (nucléaire) à environ 3 000-12 000 milliards (soit 1,5 à 5 ans de PIB) sur la même période.
    Pour finir, si une large partie des panneaux ou éoliennes installés est produite hors France, cette « transition » conduit par ailleurs à accroître nos importations, et donc à une destruction nette d’emplois nationaux, ce qui est actuellement le cas. »

  2. Bonjour Monsieur
    1>> Merci de citer vos sources ou votre fonction
    2>> Le rapport officiel de l’Ademe diffère beaucoup de votre version http://www.ademe.fr/resource-archive/119205
    ou http://www.ademe.fr/mix-electrique-100-renouvelable-analyses-optimisations
    3>> je vous invite a lire le rapport de la cour des comptes sur Superphenix & le couts de la filière nucléaire qui la aussi diffère de vos chiffres http://www.assemblee-nationale.fr/rap-enq/r1018-2.asp
    4>> En terme d’emploi francais & en règle l’EPR ne semble pas un modèle du genre :
    http://www.francesoir.fr/societe-faits-divers/travail-au-noir-lepr-de-flamanville-de-plus-lourdes-amendes-requises-en-appel
    Bonne lecture

  3. JY Guezenec et tous,
    Pour ne pas se cantonner à JM Jancovici comme source d’information, je vous conseille de lire l’article de Sciences et Avenir sur les possibilités d’atteindre 100% Enr d’ici 2050 en France, selon des études de l’Ademe, du distributeur d’énergie GRT Gaz et de l’Université de Stanford en Californie. C’est tout à fait possible (et souhaitable de mon point de vue).
    http://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/developpement-durable/question-de-lecteur-la-france-peut-elle-couvrir-ses-besoins-avec-les-enr_109514

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