Le ministre camerounais de l’Energie, Basile Atangana Kouna (photo), des responsables de la société française Générale du solaire et du fonds d’investissement Arborescence Capital, ont signé le 6 janvier 2016 à Yaoundé, un protocole d’accord portant sur le financement, la construction et l’exploitation de centrales solaires dans les régions de l'Adamaoua, du Nord, de l'Extrême-Nord, du Centre et du Sud-Ouest, pour une puissance globale de 300 MW.
La première centrale photovoltaïque de ce programme d’investissements sera construite dans la région de l’Adamaoua, dans le septentrion camerounais, partie du pays dans laquelle le niveau d’ensoleillement est le plus élevé (5,8 kWh/m2/jour, contre 4 kWh/m2/jour seulement pour la partie Sud). D’une capacité de production de 20 MWc, cette infrastructure énergétique coûtera 18 milliards de francs Cfa (27 M€) et créera 50 emplois directs.
L’infrastructure annoncée «permettra de produire 32 GWh d’électricité par an sans la moindre émission de CO2, correspondant à la consommation de plus de 100 000 foyers camerounais. Sa production sera parfaitement complémentaire de celle du barrage de Lagdo, qui assure aujourd’hui l’essentiel de la fourniture électrique de la région. Le pic de production solaire coïncide en effet précisément avec les périodes de faible disponibilité de la ressource hydroélectrique», apprend-on dans un communiqué officiel.
La Générale du Solaire et Arborescence Capital devraient démarrer les travaux de construction, qui dureront six mois, après la signature du contrat de vente de l’électricité avec Eneo, le concessionnaire du service public de l’électricité au Cameroun, qui a affirmé l’année dernière son intérêt pour le solaire.






Le coût du kWh au Cameroun est très élevé pour l’État et les usagers. Nous avons comme d’autres, des accords PPA accordés par le Docteur Basile ATANGANA KOUNA, mais le réseau de transport d’électricité camerounais étant d’une part vétuste, avec des pertes d’acheminement de plus de 30% (dont le « repiquage »), ne peut pas acheminer l’énergie depuis des barrages qui ne produisent qu’environ 35% de leur capacité.
Le principal de la production électrique est pris en charge par les polluantes et coûteuses centrales thermiques… Souhaitons que la rénovation et le renforcement se fassent. C’est un enjeu de développement primordial pour le Cameroun.
Le groupe pour lequel nous travaillons finance 80% des projets d’énergies renouvelables en Afrique.