Fruits d’interminables tractations entre Républicains et Démocrates, le vote de vendredi dernier au Congrès américain prolonge jusqu’en 2019 le crédit d’impôt pour les installations solaires et éoliennes. Cette disposition qui s’applique aux maisons individuelles, mais aussi aux locaux commerciaux, permet de bénéficier d’un crédit d’impôt de 30 % pour le solaire. Il est prévu que ce taux diminue ensuite progressivement jusqu’en 2022. Les avantages fiscaux en vigueur devaient prendre fin en 2016 et la décision du congrès constitue une réelle surprise pour tout le secteur.
Le syndicat de l’énergie solaire estime, quant à lui, que ces nouvelles dispositions devraient permettre de créer 140 000 emplois supplémentaires. Les investissements supplémentaires dans le solaire devraient en effet s’élever à 38 milliards de dollars d’ici à 2021 pour 72 GW supplémentaires selon les analystes de Bloomberg New Energy Finance et de GTM,
La puissance installée cumulée fin 2015 s’élève à environ 25 GW de quoi alimenter l’équivalent de 4 millions de foyers (On notera au passage qu’un foyer américain consomme à peu près deux fois plus d’électricité qu’un foyer français).
Les entreprises cotées ont vu leurs actions s’envoler, ce fut le cas de SolarCity (qui appartient à Elon Musk, également propriétaire du constructeur de voitures électriques TESLA) qui a gagné 35% en une seule journée.
En privilégiant le secteur domestique la méthode retenue aux USA diffère de celle choisie pour la France, ou la priorité est donnée aux grandes installations au sol, tandis que le secteur domestique est à la peine, avec un tarif d’achat qui n’est plus assez attractif.
L’autoconsommation, méthode employée aux USA, pourtant plébiscitée par les citoyens français, se développe dans notre pays de façon anarchique en l’absence d’un cadre légal attendu par les professionnels depuis près de deux ans. Mais qui peut donc avoir intérêt à ralentir l’avènement d’une technique incontournable ?
Le 6 janvier prochain, Comwatt, la startup française sera présente au CES de Las Vegas, pour présenter sa box « autoconso » en espérant trouver un distributeur pour l’Amérique du Nord. Et on pourra plus tard regretter que l’entreprise n’ait pu trouver de marché significatif dans son pays d’origine, lui permettant d’arriver plus forte à l’export. Emmanuel Macron, qui sera présent au CES, relèvera à n’en pas douter cette contradiction et cela inspirera peut-être un chapitre de sa future loi…






Les professonnels savent que l’auto consommation n’est absolument pas rentable pour un particulier en France, elle commence à l’etre ( pour un seuil d’amortissement à 10 ans )en Allemagne et en Suisse où le prix de l’electricité consommée est du double de celui en France à savoir autour de 25 cents du kwh, et ce grace au stockage couteux éncessitant un parc de batteries amené à etre remplacé plusieurs fois dans le cycle de vie de 30 ans des panneaux solaires
La France aurait bien interet à suivre la voie avisée des Usa en relevant le tarif d’achat pour le residentiel
L’auto consommation ne peut etre envisagée pour parler de rentabilité à 10 ans que pour certaines industries du tertiaire , à consommation diurne,tels les frigoristes