Vendredi dernier Ségolène Royal annonçait un ensemble de mesure en faveur du secteur de l’élevage, en particulier, pour le solaire, une revalorisation du tarif T4 et un doublement des volumes soumis aux Appels d’Offres Simplifiés. On notera que ceux-ci étaient jusqu’ici réservés aux projets compris entre 100 et 250 kWc. Cette fourchette pourrait être portée à 500 kWc dès le prochain appel d’offre simplifié.
Quant à l’augmentation du tarif T4, elle s’appliquera finalement à tous les projets quel que soit le secteur concerné. On se souvient en effet que le Conseil d’Etat avait recalé dans le passé une hausse du tarif pour les seuls secteurs de la santé et de l’éducation, arguant d’une inégalité de traitement des Français. Quant au tarif, proprement dit, il devrait s’établir à 14,70 ct€/kWh pour les projets d’une puissance comprise entre 0 et 36 kWc et 13,96 ct€/kWh pour les centrales solaires situées entre 36 et 100 kWc.
Reste à attendre la parution de tous ces éléments au Journal Officiel, car on le sait, les désaccords ont été nombreux sur le dossier photovoltaïque entre les le ministère de l’écologie et Bercy et nous ne sommes jamais à l’abri d’une (mauvaise) surprise !






C’est particulièrement étonnant comme décision car qui a dit que les éleveurs en difficulté avaient la possibilité de faire des emprunts auprès de leur banque pour réaliser des projets photovoltaïques ??? et qu’ils ont les bâtiments, ou le foncier, ou des projets d’agrandissement cohérents avec la mise en place de modules ???
Ces mesures ne seront favorables qu’aux agriculteurs qui vont bien, pas à ceux en difficulté.
Mais parler des agriculteurs, c’est comme parler les PME/PMI, la diversité des structures (multi-ateliers ou pas, producteur de sa propre alimentation ou pas, éleveur ou pas, propriétaire ou pas, EARL ou GAEC, vente en direct ou par le biais de coopératives) est trop importante pour prétendre que des mesures en faveur des projets photovoltaïques répondra à ceux en difficulté.
Il faut faire une analyse des difficultés avant de pondre ce type de mesure.
Les conseillers et la ministre mélangent vraimment tout.
Politique, politique !!
En effet, voyons le B.O.
Le choix de la photo illustrant l’article est malheureux : on y voit un hangar agricole vide, rappelant la bulle spéculative qu’avait créé le précédent tarif sur ces bâtiments, qui a coûté très cher aux consommateurs et à l’image du PV.
Côté politique volontariste on a vu mieux, mais pour une fois que cela va dans le bon sens…
Vu les tarifs, au moins ce n’est même pas une nouvelle illusion et cela offre donc l’avantage d’éviter une nouvelle désillusion à venir.
A 14 cts c’est quasiment de l’autoproduction si autofinancée, ou à défaut de moyens, de l’endettement supplémentaire, donc des intérêts pour les financeurs.
Si c’est la représentation d’une « politique volontariste », on peut avoir des inquiétudes sur la suite de l’adaptation à l’ère de la production décentralisée, de l’intégration de nouvelles technologies et de nouveaux modes de production et de consommation.
A 14 cts c’est tout juste de l’autoproduction, si l’installation est autofinancée. Sinon c’est des intérêts pour les préteurs.
Au moins, si on ne se fait plus d’illusions, on aura moins de désillusions par la suite.