La plus puissante, la plus dense, la plus compétitive, la plus française, la centrale solaire photovoltaïque de Cestas en Gironde (300 MW) développée par la société neoen est aussi à ce jour la plus grande du continent européen et l'une des trois centrales les plus imposantes dans le monde. Ce site industriel est, en tous les cas, symbolique d'un savoir-faire français unique et optimisé pour la construction de ce type d'équipement d'énergies renouvelables. Immersion dans ce chantier hors normes !
Au sein du petit bus qui sillonne les venelles de circulation de la centrale photovoltaïque de Cestas en Gironde, on ressent comme l'impression d'être plongé au cœur d'une mer ou plutôt d'un estuaire, en référence à la géographie du département, de silicium cristallin. On voit ainsi défiler des vagues et des vagues de panneaux solaires, léger mascaret soumis à une légère ondulation est/ouest. La densité de panneaux est telle que l'on aperçoit que rarement un petit bout de terre. Des panneaux à perte de vue, agglutinés les uns aux autres, dans une remarquable logique d'optimisation foncière et énergétique de haute volée ! Aujourd'hui, plus de la moitié du million de panneaux qui composera la centrale, a été posée, avec une semaine d'avance, alors que la quasi-totalité des structures de soutien sont d'ores et déjà en place, vissées dans le sol pour plusieurs dizaines d'années.
La culture française de l'excellence du photovoltaïque au sol
La centrale de Cestas portée par la société neoen, détenue majoritairement par la SAS Impala de Jacques Veyrat, représente la quintessence de ce que qui peut-être réalisé dans le domaine du photovoltaïque industriel au sol dans l'Hexagone, dans la lignée des vignobles alentours pour ce qui est de la viticulture. Une sorte de culture de l'excellence reconnue à l'international ! Et pourtant, tout n'a pas été si simple pour les équipes de neoen dans un pays qui a l'art de cultiver les chausse-trappes pour les développeurs de centrales au sol. « Comme cette loi inepte des 500 mètres de distance entre chaque centrale de 12 MW pour un même maître d'ouvrage. Nous aurions aimé être propriétaire du site à 100% mais cette contrainte nous en empêche. Que de temps perdu et de dépenses ! Tout est fait pour nous freiner dans notre atteinte de taille critique et d'optimisation du bilan financier. Nous avons été dans l'obligation de trouver huit co-actionnaires pour parachever l'ouvrage. Neoen qui a acheté les 260 hectares de foncier détient 40% de la centrale. Nous gérons ainsi 25 centrales de 12 MW ce qui engendre nécessairement des surcoûts. Pour une PME/ETI française comme la nôtre, on ne cache pas qu'une dose de simplification administrative nous aurait fait du bien » reconnaît Xavier Barbaro, PDG de neoen. Reste que quand la contrainte est là, les esprits deviennent plus fertiles encore et s'adaptent en optimisant les process. La centrale de Cestas est ainsi un concentré d'innovations et de savoir-faire. La pose des vis a été effectuée par la filiale française de la société allemande Krinner. Ces vis sont posées sans béton via un positionnement GPS et des visées laser. Cette automatisation ultra efficace est un gage de précision pour une construction/installation très épurée, mélange d'alu et d'acier galvanisé, qui a vocation a duré cinquante à soixante ans. « Pour l'heure, il n'existe pas d'équivalent à Krinner en France pour un tel chantier » confirme Xavier Barbaro.
Une centrale quatre fois plus puissante que les autres parcs français
Pour la pose du million de modules 100% chinois (Yingli, Trina Solar et Canadian Solar), là encore, le chantier est une référence en termes d'efficacité. Il suffit de quinze à vingt personnes pour soutenir le rythme effarant de pose de 7000 modules/jour. Il faut dire que la méthode a été bien pensée. Des petits trains dédiés – cinq wagons tirés par un tracteur – circulent entre les rangées de structures pré-installées. Sur chaque wagon, deux ouvriers hongrois sous statut de travailleurs détachés rémunérés au salaire français, sortent un à un les panneaux photovoltaïques d'un gros carton pour les faire glisser sur les tables entre deux rails de soutien. Sous la structure, un autre ouvrier fait glisser les panneaux pour avoir un alignement parfait. Six panneaux sont ainsi disposés, du faîtage de la structure à 2,20 mètres jusqu'à son point à 1,60 mètre. Les modules sont ainsi très peu inclinés suivant une orientation est/ouest qui peut surprendre mais qui a pour effet d'écraser un peu le pic de puissance de midi et de soutenir la courbe matin et soir. Pour plus de linéarité et pour une meilleure gestion du réseau ! « Même si nous perdons environ 10% de rendement par rapport à une orientation plein sud optimisée, nous avons priorisé la densité des modules sur le site avec un taux d'occupation de plus de 90% de l'espace. Avec 260 hectares couverts, ce parc photovoltaïque, le plus important d'Europe, est quatre fois plus puissant par hectare, que les autres parcs construits en France. Qu'est ce que l'on a voulu montrer avec ça ? Eh bien que le photovoltaïque avait atteint en France une maturité technologique lui permettant de s'insérer avec beaucoup de sobriété dans les territoires » poursuit Xavier Barbaro. Cette centrale est ainsi capable de produire en une année l'équivalent de la consommation domestique de l'ensemble de la population de Bordeaux. Côté compétitivité, l'électricité solaire produite à Cestas est achetée par EDF au prix de 105 euros le MWh, un vieux tarif T5 intéressant, hors appel d'offres, mais qui demeure très inférieur à celui du futur (?) EPR britannique. Un T5 désormais anachronique et dont le nouvel indice à 6,45 cts€/kWh interdit tout grand projet de centrale au sol au grand dam des responsables de neoen ! « Pourquoi limiter ce type de centrales à des appels d'offres aléatoires tous les deux ans, pourquoi se priver de ces grandes centrales devenues compétitives » questionnent-ils.
La centrale la plus française
Xavier Barbaro insiste également sur le fait que la majorité de l'investissement réalisé sur Cestas est dirigé vers les entreprises françaises. Aux équipes de poses hongroises et aux modules près, ces derniers pesant tout de même près de 45% du budget total de la centrale de 300 millions d'euros … « Nous avons opté pour des panneaux chinois pour des raisons industrielles. En fait, seuls des entreprises chinoises pouvaient nous assurer des quantités et d'une qualité homogène sur de tels volumes. Nous avions également des contraintes bancaires de refinancement que seuls les industriels chinois nous permettaient de lever. En la matière, les modules chinois sont ce qui se fait de mieux sur le marché. Les Français doivent se battre sur autre chose » assure Xavier Barbaro. Cette autre chose, c'est ce que l'on appelle le balance of plants à savoir l'ensemble des éléments hors panneaux. neoen s'est ainsi octroyée les services de partenaires industriels français qui sont des champions internationaux en la matière, Eiffage avec sa filiale Clemessy spéciali
ste du génie électrique et mécanique et Schneider Electric pour la conversion. « Nous avons beaucoup travaillé sur ce chantier notamment sur le plan de l'optimisation des process ce qui nous a permis de réduire le personnel de chantier de 250 prévus au départ à 210 personnes. Nous avons tout analysé dans le moindre détail jusqu'aux 260 000 petits supports de câbles réalisés à l'imprimante 3D qui nous ont facilité le montage et fait gagné un temps précieux » indique Patrick De Labrusse, Directeur Projet Cestas chez Eiffage-Clemessy. Une machine de 1,20 mètre d'emprise en largeur dotée d'une cabine pivotant à 180° a également été conçue pour passer entre les tables et nettoyer les capteurs à la brosse pour toujours plus d'efficacité. Pour Schneider Electric, Cestas est également un excellent laboratoire du savoir-faire maison. Le groupe français spécialiste de la conversion DC-AC a implanté sur le site de Gironde 200 PVBox, fabriqués et assemblés en usine à Madrid afin d'éviter tout risque d'erreur sur site. « Ces box standardisées, sorte de gros Légos, sont calibrées pour le transport routier. Elles sont munies de déflecteurs pour l'aération. Sur le chantier, elles sont posées par de grosses grues sur des semelles de béton sur le sable. Leur poids : 25 tonnes pièces. Ce sont ces box qui centralisent les câbles et assurent la conversion avant d'envoyer le courant vers les transformateurs » indique Ignace de Prest, directeur de l'activité Energies Renouvelables pour Schneider en France.
« Une vraie source de fierté »
« Nous avons en France des champions méconnus du photovoltaïque. Cette réalisation de Cestas qui fait appel à ces partenaires industriels français est une vraie source de fierté pour neoen. Cestas nous a beaucoup appris. Nous avons la volonté de reproduire et de dupliquer une telle centrale à l'heure où l'énergie solaire ainsi conçue devient compétitive dans le monde entier. Nous craignons juste que Cestas demeure la centrale photovoltaïque la plus puissante d'Europe pendant un certain temps encore » confie Xavier Barbaro. Un tel parc a des coûts de maintenance et des coûts récurrents limités. Cinq personnes en assureront la maintenance sur place à l'année. Quelques passages de drones réguliers effectueront une surveillance de surchauffe ou de hots spots. La supervision sera assurée par les équipes de neoen. « 80% des revenus de la centrale sont de l'EBITA. Sans oublier les 2 millions d'€ perçus par les collectivités via la CFE-IFER. Le projet a une pertinence économique » convient Xavier Barbaro. Et écologique bien sûr. A l'heure de la COP21 fin d'année à Paris, un tel projet représente un véritable puits de CO2. Sans oublier la préservation des espèces sur site. « Parmi les mesures compensatoires, nous avons effectué des actions de revégétalisation et de reforestation autour de la centrale. A l'intérieur, nous avons conservé un bosquet d'arbres et une zone humide pour laisser s'épanouir le Fadet des laîches, un papillon protégé et rare. Côté clôture, tous les 100 mètres un passage de 10×20 centimètres permet aux animaux de circuler librement sur l'espace qui ne sera jamais tondue plus bas que 10 centimètres pour assurer l'habitat de la petite faune » confirme Guilhem de Tyssandier, directeur de travaux chez neoen. Les dates de mise en service et de l'inauguration avec la présence espérée et attendue de la ministre de l'écologie et de l'énergie Ségolène Royal sont prévues pour l'automne. Le rendez-vous est pris pour cette centrale de tous les superlatifs !
Encadrés
La centrale en quelques chiffres
Puissance totale : 300 MW soit un tiers d'une tranche nucléaire
Surface 2 km² soit 357 terrains de football
Un million de modules de 305 Wc
3 800 boîtiers de jonction DC
200 PV Box = 400 onduleurs 680 kVA + 200 transformateurs 1360 kVA
2 transformateurs 140 MVA
5 000 kilomètres de câbles
6,4 kilomètres de clôture
204 000 vis de fondation et 16 544 tables (33 000 tonnes) soit 100 Airbus A380
100 000 fusibles
Raccordement au réseau RTE 225 kW via 1700 mètres de câbles souterrains et un poste dédié
1 année de production = consommation domestique de l'ensemble de la population de Bordeaux
La ventilation de l'investissement
Investissement total : 360 millions d'€
La centrale à proprement parler : 300 millions d'€
Coûts financiers : 30 millions d'euros d'€
Foncier + coûts de projets : 20 millions d'€
Poste électrique RTE : 10 millions d'€






Au moins c’est gens là ont « l’honnêteté » (…) de reconnaitre que pour pouvoir bénéficier d’un tarif d’achat payé par les con-tribuables français via la CSPE, ils doivent impérativement passer par des panneaux chinois et des ouvriers polonais.
En clair, permettre à des étrangers de s’enrichir grâce à des impôts français. Le seul problème c’est qu’à ce rythme là, il n’y aura bientôt plus de français salariés (industriels de PV ou électriciens…), pour payer des cotisations et charges sociales et des impôts. Quant à la CSPE elle n’est plus payée depuis longtemps par les bénéficiaires du « tarif social » de l’électricité.
Dommages que des affairistes, sous couvert d’ « écologie » et avec la complaisance de politiques peu regardants, dévoient une idée généreuse au détriment d’une France laborieuse…
La culture Française de l’excellence … avec 100 % de panneaux Chinois posés par des Hongrois.
300,000 Kwc x 1350 kwh/an/kwc = 405,000,000 kwh / 243,000 habitants = 1730 x 4 = 6,900 kwh/an/famille « moyenne »
il ne reste plus qu’à trouver le moyen de stockage pour devenir autonome!
« deux ouvriers hongrois sous statut de travailleurs détachés rémunérés au salaire français » et pourquoi pas des français alors ? vous tapez souvent sur le nucléaire mais les centrales sont construites 100% français pas à 55%. Pourquoi renoncer à fabriquer des panneaux photovoltaïques ?
La faiblesse politique du solaire c’est bien les panneaux chinois et les 55% de travail français moins les hongrois. Le nucléaire ne vous en déplaise c’est 100% de travail français même si c’est des maçons, de l’élec et de la chaudronnerie. Faire l’impasse sur une production française de panneaux est une erreur.
En réponse à jean Marc : le nucléaire c’est 100 % de travail français … juste pour rire qui travail et à quel cout sur l’EPR de Flamanville
Des maçons Polonais sous contrat d’intérims par une société Irlandaise basé à Chypre ? pour faire plus français il y a mieux, le tout
chapeauté par Bouygue , et quand l’inspection du travail débarque ( parce qu’il y à eu plusieurs morts du à des accidents du travail )
on demande aux Polonais de ce cacher …la Fameuse transparence de la filière nucléaire Française ; l’EPR prix de départ 3 Md € pour 4 ans de travaux
on en est à 8 ans , avec d’énormes malfaçons … ( notamment la dalle qui supporte le coeur du réacteur … mais c’est un détail )déjà 8,5 Md €…
et ce n’est pas fini, bravo c’est qui qui paye , Heureusement Cocorico = les déchet eux ils sont aussi 100 % français pour plusieurs millénaires
Combien l’on peux faire de MW solaire pour 8,5 MD € et en combien de temps…et à un cout moindre que le MWh EPR ?
Ils ont sélectionné une PME Française pour le logiciel de monitoring solaire photovoltaïque ! Voir la vidéo :
https://www.youtube.com/watch?v=MwjJ4WNRLu0
Je lis :
Puissance totale : 300 MW soit un tiers d’une tranche nucléaire
Sauf qu’il s’agit de 300 MW crête (c’est-à-dire une puissance en conditions idéales) !!!
Or, le facteur de charge annuel pour le photovoltaïque constaté en 2012 par RTE en France est 13,3% (pioché dans ce document : http://www.rte-france.com/uploads/Mediatheque_docs/vie_systeme/annuelles/Bilan_electrique/RTE_bilan_electrique_2012.pdf).
Donc, pour produire autant sur une année qu’une tranche nucléaire (900 MW 98% du temps), il faut 22 centrales solaires identiques à celle-ci.
Et encore, avec nos 22 centrales solaires, on ne produit pas la nuit … donc il faut aussi prévoir un moyen de substitution pour la nuit.
A moins, bien sûr, de stocker l’énergie qu’on utilise pas lorsque les panneaux produisent beaucoup !
Sauf que aucun moyen de stockage ne restitue 100% de l’énergie stockée. Par exemple, si on veut stocker l’été pour déstocker l’hiver (stockage long terme), il faut faire du power-to-gaz-to-power, qui a un rendement maximum de 25%. Cela nécessite des infrastructures de production du gaz à partir de l’électricité, puis stockage/acheminement du gaz, puis centrale à gaz pour refaire de l’électricité. Donc, en prenant en compte la perte liée au stockage, il faut au minimum multiplier par 2 notre nombre de centrales solaires.
Donc, à la louche, j’ai : 44 centrales solaires comme celle-ci + les infrastructures power-to-gaz-to-power en conséquence = une tranche de centrale nucléaire.
Ta louche est un peu grosse, Flip… La demande d’électricité varie constamment, et l’on consomme plus la journée que la nuit. Au faible taux de pénétration actuel du solaire, trois centrales comme Cestas pourraient effectivement remplacer une centrale nucléaire, car nous avons tellement qu’elles ne peuvent pas fonctionner à pleine puissance toute l’année. Et on utilisera un peu autrement les capacités de stockage disponibles – 5000 MW de pompage hydraulique – qui ont été développées pour pallier la rigidité (économique) du nucléaire. Bref, le power to gas, c’est pas pour aujourd’hui, ni même demain…
Bonjour, c’est trop géant cette centrale solaire, et comment fonctionne l’optimisation de cette centrales solaire photovoltaïque ?
Pour le nucléaire (EPR de Flamanville) une grande partie des travailleurs est sous statut de travailleur détaché et pas payer au tarif français…
flip a raison et en hiver les pointes de consommations se situent le matin et le soir quand il n’y pas de soleil. C’esrt pourquoi comparer les prix de revient de centrales pîlotables ou aléatoires n’a pas de sens. C’est pour cela que le gouvernemenbt espagnol a coupé les avantages et Abengoa est en faillite (info du 23/11)
On peut quand même supposer que les poseurs hongrois rémunérés aux tarifs français reviennent moins cher que des poseurs girondins, sans doute grâce à une erreur de signe sur les frais de déplacement.
Quant aux droits de douane sur les panneaux chinois, ils doivent permettre de financer un fonctionnaire de la DGDI pendant 1 mois.
250 hectares, 357 terrains de foot et à la place de quoi ? De forêts et de terres agricoles ! Et on nous parle de COP21 ! Un arbre ou une plante pour vivre transforment justement le CO2 en oxygène ! Neoen nous rassure en indiquant qu’ils ont replanté l’équivalent de cette surface sur le département de la Gironde. Il faut 40 à 50 ans à un arbre pour atteindre sa maturité. Il faudra juste 40 à 50 ans pour s’en remettre. Quant aux agriculteurs et viticulteurs … ils ont oeuvré pour l’avenir de l’humanité !
Tout ça pour 1/3 de la puissance d’une (petite) tranche nucléaire (puisque visiblement ça reste l’unité de référence !)… et encore s’il y’a du soleil ! ça c’est l’avenir !?
J’espère que les chinois font du costaud et qu’il ne faudra pas changer leurs panneaux trop souvent ! Sinon, tant pis pour notre indépendance énergétique, et pour notre porte-feuille, et puis pour les déchets générés !
Allez, je m’incline, cocoricco, tout ça est formidable, toute la presse est unanime !
Bonjour Violaine,
connaissant plus que bien le milieu solaire de grosse puissance (je suis responsable d’exploitation), voilà ce que je peux vous répondre:
– Ces mêmes cultivateurs se sont empressés de se vendre pour récupérer l’argent sur ce terrain : l’ayant visité de très près pendant 3 jours je comprends pourquoi (du sable, du sable et des déchets enterrés)
– Maintenant nous parlons de solaire et oui il faut du soleil et le calcul du tarif de rachat et du financement (non public) est fait en conséquence, donc je vous rassure les centrales produisent très bien, et à ce jour, aucune en France n’est arrêté par manque de production.
– Vous avez raison cela ne représente qu’1/3 d’un réacteur nucléaire mais pouvez vous me dire combien d’hectares une centrale nucléaire dérègle dans son quotidien (température d’eau trop chaude, zone de sécurité et bien d’autres choses)?
– la loi impose une étude d’impact pour tout projet au dessus de 8 MW (là nous y sommes largement) et je peux vous dire que toutes les associations écologiques ne s’opposent pas au projet mais par contre réclament des compensations financières?
– je vous invite à regarder sur internet, mais 95% des centrales sont construites sur des terrains que personne ne peut utiliser je vous cite juste des exemple de centrale qui existent et qui correspondent à la taille de celle de Cestas:
– Toul Rosières: 115 MW sur ancienne base aérienne amiantée et laissée à l’abandon pendant 15 ans
– Crucey: 60 MW, même chose sauf laisser à l’abandon pendant 15 ans
– Massangis: terre agricole polluant la nappe d’eau souterraine et interdiction de cultiver pendant 50 ans pour des raisons sanitaires
– Istres: ancien dépôt de munitions inconstructibles et pollués à l’amiante.
et je peux vous en citer une centaine comme çà (ancienne décharge, centre d’enfouissement, terres inondables et bien d’autres) en résumé regarder bien le tarif de rachat de cette électricité par rapport au nucléaire, vous risquez d’être très surprise.
Je comprends votre désagrément mais en France, quand on ne fait pas cela n’est pas correct et quand on fait ce n’est pas bien.
Bonjour,
la régulation est faite par le PPC (Power Plant Control) qui régule le réactif grâce aux onduleurs pour permettre de stabiliser la tension (demande RTE)
cdlt,
Smart
Bonjour Flip,
Intéressant, je suis responsable d’exploitation de centrale solaire te je vois que les chiffres utilisés t’arrangent dans ton calcul, donc peux tu regarder ceux de 2013? Tu risques d’être surpris et oui la mise en service courant 2012 avec exploitation en 2013 est juste 2 fois la taille de Cestas.
maintenant comparez une centrale nucléaire te une centrale solaire, c’est comme comparez une formule et une clio pendant une course… si je comprends ton raisonnement nous devrions rester juste sur un mode de production?
tu parles du rendement d’une centrale solaire mais qu’est il d’une centrale nucléaire? peux tu nous le donner? (portail RTE : regardes c’est magnifique l’énergie foutue en l’air).
Le principe est qu’il faut un mix énergétique pour fiabiliser le réseau, et je t’invite à aller vivre 6 mois aux Etats Unis où il y a entre 3 et 5 coupures par jour, car le réseau n’est pas stabilisé.
Nous sommes habitués à appuyer sur un bouton te que çà marche ! Ce luxe est entrain de ruiner l’avenir de nos enfants. Après oui les panneaux sont chinois et les hongrois ont monté le matériel, donc je t’invite aussi à regarder qui est capable de produire autant de panneaux et de structures brevetés en France,… non en Europe en fait et oui c’est comme çà , on veut tout moins cher et après on fait péter la marseillaise mais toi es tu prêt à payer?
J’ai participé à un projet de montage de 4 millions de panneau en France, appel d’offre Européen (pas de panneaux chinois) aide à monter une entreprise pour former les gens, avec diplôme à la sortie, annonce pole emploi pendant 1 an, énorme lobbing 100 places dispos: 12 CV reçus!
Tous les jours, dans mon exploitation, je me bats pour trouver des prestataires français et bien cela est très dur et encore nous avons la chance de pouvoir payé plus cher que les autres !
Merci Jean Marc, allez, donnes moi les noms des fabricant français de panneau, et leur capacité de production? Mieux ce qui veulent investir pour fabriquer plus de panneaux? Bon courage
Oui Veratis mais on oublie , 1/3 du matériel est du Schneider, et oui français mais fabriqué en Pologne !
L’utilisation de panneaux solaires fabriqués en Chine est la contrepartie de l’absence de fabricants français ou européens.
La France se distinguer sur certains segments (animation cinématographique, construction aéronautique ou navale, vin, céréales…) mais ne peut être concurrentielle sur tous les domaines.
L’emploi de travailleurs hongrois détachés est la conséquence de choix européens effarants qui permettent d’appliquer les lois sociales des pays d’origine à ces ouvriers. Une entreprise se doit d’optimiser ses coûts.
Plutôt que reprocher ces choix à Schneider Electric, il faudrait se demander comment le pays de Colbert a pu détruire la moitié de son industrie entre 1970 et ce jour (il est vrai que notre pays est conduit par une chambre des députés majoritairement salariés de l’Etat et très peu par des chefs d’entreprise ou des hommes et des femmes issus du monde de l’économie créatrice de biens ou services).
Il faudrait se demander comment nous avons pu, depuis plus de 50 ans, enfiler les lois sociales protégeant systématiquement les salariés et décourageant les créateurs d’entreprise…
Il est temps de choisir des « hommes d’état » ou des « femmes d’état » pour conduire notre pays et l’Europe…
Le solaire cher à Ségolène est un scandale. Il faut savoir que l’ensoleillement moyen en France est de 1300 heures, un peu plus dans le midi, un peu moins dans le nord. Les usagers de l’EDF ont payé 7 milliards d’euros en 2015 et vont payer bien plus dans les années à venir. Les contribuables financent les subventions. Dans 15 ans il faudra remplacer les 960 000 panneaux chinois ( 45% du coût total. Le promoteur pour une fois est une société français mais il y a aussi des actionnaires. Avec un prix de rachat de l’électricité indexé fixé pour vingt ans, c’est une aubaine pour ces actionnaires privés sur le dos des usagers et des contribuables Certes la donne sera changée quand on arrivera à stocker l’électricité du solaire actuellement INTERMITTENT.
What a waste of nice French soil!
Certainly there are many French engineers/scientists who can explain to the politicians why this is wasteful and unenvironmental,
For example, the best PV is only 20% effective in converting the 1kW/sq-meter of incoming solar radiance to electricity. That means ~800 Watts per square meter is returned to air and GHGs as waste heat and IR — both unnatural.
And, this monster facility only generates 300MW when the sun is up. That means to get 300MW 24/7, one would have to build ~4 times as many of these, plus more than 900MWHrs of storage capable of supplying 300MW for more than 16 hours every day.
And such storage is not ordinary , because it can only be charged when the sun is up and the ~4 plants like this are pumping out over 1200MW, 300MW of which don’t get stored. Storage that must be charged far fasted than it can be discharged is not ordinary storage.
Solar PV/hot-water are fine on structures. Taking lands f4rom Nature, however, is foolishness. If one must take lands, use nuclear power. France knows this well.
The land wasted on this solar project could house >10 nuclear plants delivering >2000MW 24/7, with no need for added storage and no need for 3x the PV area be taken for charging that storage.
Our descendants are watching us from the future. We should not want to hear what they think of us when we waste the environment on solar ‘farms’.
La centrale du Blayais occupe 230 ha avec sa zone de sécurité soit 10 % de moins que Cestas, pour une production de 25 TWh par an soit 80 fois plus que Cestas par unité de surface occupée. Elle produit de l’électricité d’un coût de production d’environ 35 euros le MWh vendue à 42 Euros le MWh à ses concurrents grâce à l’ARENH, contre 110 pour Cestas. L’électricité de Cestas est inutilisable comme telle par un consommateur, puisque sa puissance varie en fonction de l’énergie solaire reçue au sol, rien la nuit, peu le jour en hiver ou par temps très nuageux. Elle doit donc être associée à de l’électricité produite par une centrale pilotable, celle du Blayais par exemple, pour être utilisable. Son coût d’investissement s’ajoute donc à celui du Blayais. Cette électricité de plus ne sert à rien, car nous étions correctement approvisionnés avant sa construction. çà s’appelle jeter l’argent par les fenêtres, au détriment du consommateur, mais au profit du capitalisme vert.
300 Hectares pour non pas un tiers d’un reacteur nucléaire mais entre 1/6 voir 1/8
Oui il n’y a pas de lumière la nuit
Pauvre france
On nous fait croire
pour équivalent nucleaire actuel il faut 580 stations de ce genre donc 180000 hectares ???????
Bonjour 🙂
Je m’intéresse à ce projet et j’ai 2 questions techniques :
– Est ce que quelqu’un connait la référence des onduleurs utilisés pour ce projet s’il vous plaît ?
– Est ce que quelqu’un connait le modèle des panneaux utilisés (je sais que ça vient de Chine et du Canada mais j’ai pas le nom des modèles)
Merci d’avance
Bonne journée