Arnaud Montebourg : « Énergies renouvelables, nous construisons la France des énergies renouvelables, moins dépendante aux hydrocarbures. »

Montebourg 07-14Arnaud Montebourg, ministre de l’économie, a présenté jeudi dernier la feuille de route pour le redressement économique de la France. Plusieurs des « 34 plans de reconquête industrielle » concernent les énergies renouvelables, dont voici un extrait :

« Les énergies issues du vent, du soleil, de l’eau, du courant marin, de la profondeur de la Terre, de la biomasse, de la méthanisation des déchets organiques sont des sources renouvelables d’électricité ou de chaleur. La maîtrise de ces technologies, dont la maturité est très variable, est une clé industrielle majeure dans la compétition internationale.

Le plan doit permettre de relever les trois défis majeurs du secteur :

  • la diminution des prix de revient des énergies les plus matures comme l’éolien terrestre ou le photovoltaïque;
  • le développement d’un leadership technologique pour sécuriser, face à la concurrence internationale, les marchés émergents que sont, par exemple, les énergies marines, la géothermie ou le solaire photovoltaïque à concentration ;
  • enfin le déploiement des énergies thermiques autour de filières industrielles françaises d’équipement.

Notre pays possède de solides atouts grâce à des acteurs technologiques de premier plan et à un effort de recherche ancien et massif, ainsi qu’à un tissu d’entreprises très dynamiques et présentes sur de nombreuses technologies.

Animé et dynamisé par six pôles de compétitivité répartis sur le territoire, le secteur des énergies renouvelables est aujourd’hui au défi de développer une offre industrielle compétitive capable de répondre aux objectifs de politique énergétique à l’horizon 2020.

Nouveaux prototypes d’hydroliennes et d’éoliennes flottantes, développement de la cellule solaire très haut rendement à bas coût, exploitation accrue des sources d’énergie du territoire…

La France doit occuper une place prépondérante dans un marché dont la croissance, sur les six prochaines années, pourrait représenter un volume de deux à trois milliards d’euros de valeur ajoutée dont la moitié réalisée à l’export. »

Genèse des 34 plans industriels

« Au terme d’un an de travail conduit au sein du Conseil national de l’industrie, le Gouvernement a engagé une réflexion stratégique destinée à déterminer les priorités de politique industrielle de la France. Elles sont le résultat d’une analyse très approfondie des marchés mondiaux en croissance et d’un examen précis de la place de la France dans la mondialisation pour chacun de ces marchés.

Ce travail a été conduit par la Direction générale de la Compétitivité, de l’Industrie et des Services (DGCIS) du Ministère du Redressement productif, appuyé par l’expertise internationale du cabinet McKinsey.

Ce chantier a été mené en lien avec les pôles de compétitivité et les comités stratégiques de filières au sein desquels les chefs d’entreprises, les partenaires sociaux, les administrations concernées et les fédérations professionnelles sont représentées et prennent une part active. Les priorités retenues l’ont été au regard de trois critères:

  1. se situer sur un marché de croissance, ou présentant des perspectives de croissance forte dans l’économie mondiale;
  2. se fonder essentiellement sur des technologies que la France maîtrise, sur leur diffusion dans l’économie et leur développement ainsi que sur l’industrialisation d’une offre industrielle nouvelle ;
  3. occuper une position forte sur ce marché avec des entreprises leaders, ou disposer d’un écosystème académique, technologique, économique et industriel permettant d’y occuper une place forte.

Le Gouvernement propose une méthode nouvelle. Ainsi, ce travail donne aujourd’hui lieu à la présentation de 34 plans de reconquête industrielle. Leur objet est d’unir les acteurs économiques et industriels autour d’un objectif commun, d’aligner pour plus d’efficacité les outils de l’État au service de cette ambition et de mobiliser les écosystèmes locaux autour de la construction d’une offre industrielle française nouvelle et compétitive, capable de gagner des parts de marché en France et à l’international et de créer ainsi des emplois nouveaux.

Le travail consistera dans les prochaines semaines à constituer et à réunir pour chacun de ces plans les équipes par projet composées d’industriels et de représentants de l’État et du

Conseil national de l’industrie. Chaque plan sera animé par un chef de projet issu, dans la majorité des cas, du monde industriel et économique. Celui-ci aura la charge de réunir les acteurs et de faire aboutir ces plans de façon concrète et opérationnelle. Il devra préciser les objectifs à atteindre, les freins à surmonter, les outils à mobiliser, les financements à solliciter (notamment dans le cadre des investissements d’avenir), les éventuelles expérimentations à conduire, les partenaires à associer et le calendrier à suivre.

L’ensemble des ministères et des autorités publiques concernées (BPI, CGI, opérateurs de l’État) sera associé à l’élaboration de ces plans, permettant ainsi à l’État d’aligner de façon cohérente l’ensemble de ses outils au service d’un même projet (réglementation, formation, financements, commande publique…).

Ces plans dessinent le visage de la nouvelle France industrielle en même temps que celui d’une nouvelle société écologique, numérique et populaire dans laquelle le progrès est partagé entre tous. Ils sont à la confluence d’une triple transition, énergétique et écologique d’abord, numérique et digitale ensuite, technologique et sociétale enfin. Le potentiel estimé par McKinsey en valeur ajoutée et en emplois de ces 34 plans est important. Ils concernent potentiellement 480 000 emplois à dix ans et représentent 45,5 milliards d’euros de valeur ajoutée dont près de 40 % à l’export. »

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