lundi, mars 9, 2026
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Socol : Le solaire thermique collectif comme une évidence

SocolAlors que le marché de l'individuel concernant les Chauffe Eau Solaires
individuels (CESI) et Systèmes Solaires Combinés (SSC) s'essouffle, le
segment de marché du solaire collectif montre une croissance constante
depuis 2008 (56 000 m² en 2008, 66 000 m² en 2009, 80 000 m² en 2010 et
104 000 m² en 2011). Porté par le Fonds Chaleur dans l'existant et le
bâtiment neuf de type BBC, l'année 2012 voit le secteur du collectif
concentrer près de la moitié de la surface des nouvelles installations
solaires en France. De quoi envisager l'avenir avec optimisme pour le
solaire collectif dans la dynamique de la démarche Socol !

Le passage d'un marché de niche à une généralisation de l'eau chaude
solaire collective dans le secteur du bâtiment représente aujourd'hui le
véritable enjeu auquel la filière doit répondre. Pour accompagner ce
développement de manière qualitative et parvenir à une généralisation de
l'eau chaude solaire collective dans le bâtiment, la filière s'organise
pour améliorer la qualité de son offre et structurer son développement.
SoCol, initiative portée par Enerplan depuis trois ans avec le soutien
de l'ADEME, ouvre la voie de cette structuration en posant et
recommandant les bonnes pratiques à observer pour assurer la diffusion
d'installations solaires collectives performantes et durables.

Socol, l'allié d'une installation réussie

SoCol, c'est l'accompagnement des acteurs d'un projet solaire sur les
phases de conception, installation et exploitation. Cette plateforme
collaborative réunit déjà plus de 130 professionnels de tous bords
(installateurs, bureaux d'études, exploitants, industriels et maîtres
d'ouvrage …). C'est grâce à ses groupes de travail et ses réunions
thématiques que SoCol est désormais en capacité de diffuser ses
recommandations, des solutions simples et accessibles à tous sur son
site web : www.solaire-collectif.fr. Socol, c'est d'abord et avant tout
des explications pour réussir une bonne conception de l'installation. Il
est ainsi fortement conseiller de privilégier un maître d'œuvre
disposant des qualifications nécessaires (par exemple les qualifications
solaires portées par l'Organisme de Qualification de l'Ingénierie –
OPQIBI1) et/ou justifiant d'une expérience confirmée dans le
dimensionnement d'installations solaires collectives. Un référentiel de
formation pour la conception d'installations solaires en collectif a été
développé au sein de la plateforme SoCol avec comme objectif la montée
en compétence des structures d'ingénierie. Aujourd'hui, il est utilisé
par plusieurs organismes pour proposer une offre de formation homogène
répartie sur le territoire. Par ailleurs, une bibliothèque de schémas
permettant la diffusion des bonnes pratiques est disponible depuis le 30
novembre sur le site. En plus de sa cohérence avec la réglementation
thermique, cette technologie en constante innovation montre une force
d'intégration en matière architecturale. Dans les constructions neuves,
les panneaux solaires sont utilisés comme éléments architecturaux à part
entière. Dans l'existant, les panneaux s'adaptent au mieux pour
concilier performance et esthétisme. Le capteur solaire porte une double
fonctionnalité : énergétique et architecturale. Ses différentes
typologies d'implantation (garde corps, allèges, brise-soleil, en
verrière, sur châssis en toiture terrasse, mur façades …) doivent être
prises en compte dès la conception des projets. La sensibilisation des
architectes fait partie des éléments déterminants pour faciliter
l'intégration de cette technologie dans le bâtiment et favoriser sa
large utilisation.
Et Socol va plus loin encore, histoire d'éclairer les arcanes du solaire thermique pour :

• Une mise en œuvre conforme aux règles de l'art
• Une instrumentation adaptée permettant un suivi opérationnel
• Une prestation de maintenance adaptée et une exploitation intelligente
• La GRS, l'engagement contractuel des intervenants sur les résultats

Le solaire thermique collectif déjà incontournable

Alors que la Réglementation Thermique 2012 prévoit une obligation
minimum en énergies renouvelables et un seuil de consommation de 50
kWhep/m²/an dès le 1er janvier 2013 pour l'individuel, un délai
dérogatoire de deux années s'applique pour le résidentiel collectif.
Avec une dérogation de 15% supplémentaire, la consommation totale par m²
de logement et par an s'élève à 57.5 kWhep. Cela ne rend donc pas
systématiquement nécessaire le recours à une solution performante pour
la production d'eau chaude sanitaire. Ce délai supplémentaire peut être
considéré par l'ensemble des acteurs de la filière comme une opportunité
permettant de gagner en expérience et en compétence, et concourir à une
baisse des coûts à l'horizon 2015. Cependant, la méthode de calcul
développée pour la RT 2012 ne contient aucun garde-fous pour valoriser
l'énergie solaire. Afin d'être virtuellement plus performant d'un point
de vue réglementaire, certaines équipes de maîtrise d'œuvre peuvent
avoir tendance à augmenter la surface des capteurs au détriment de la
réelle performance de l'installation. Le calcul réglementaire n'est en
aucun cas assimilable à une mission de conception d'une installation
performante et pérenne. Une étude technique spécifique de conception est
nécessaire pour définir le juste dimensionnement de l'installation.
Au-delà des exigences réglementaires, les labels HPE et THPE 2012 (Haute
et Très Haute Performance Energétique 2012), visent des consommations
d'énergie inférieures à la réglementation thermique (respectivement -10%
et -20%). Ces labels rendront incontournable le recours aux systèmes de
production d'eau chaude sanitaire solaire sur le segment de marché du
collectif et de l'individuel, à travers une exigence de performance
accrue. Prendre le parti de l'énergie solaire thermique, c'est couvrir
en moyenne 50% des besoins d'eau chaude et économiser 100 à 300 kg de
CO2 par m² de capteurs solaires et par an. C'est donc réaliser une
économie financière et énergétique importante tout en participant à la
réduction des émissions de gaz à effet de serre. En plus des atouts
intrinsèques à l'énergie solaire : technologie fiable et durable, le
solaire thermique collectif, soutenu par l'ADEME au travers du Fonds
Chaleur, bénéficie d'arguments porteurs comme la maîtrise des charges et
une réponse face à l'inflation programmée du coût des énergies
conventionnelles. Socol offre à la filière l'opportunité de répondre
qualitativement aux demandes du marché. Structuré et guidé par ces
règles de conduite, le segment de l'eau chaude solaire collective a tous
les atouts pour convaincre et garantir des performances.

Plus d'infos…

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