dimanche, mars 8, 2026
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De nouvelles mesures de soutien à la filière photovoltaïque : la Région Aquitaine approuve et agit dans le même sens !

Rousset+KançalAlain Rousset, président du Conseil régional d'Aquitaine, et Peggy
Kançal, conseillère régionale en charge du Plan Climat, saluent les
récentes annonces du ministère de l'Ecologie, du Développement durable
et de l'Energie, qui proposent des nouvelles mesures de soutien à la
filière photovoltaïque, notamment un mécanisme de bonification instauré
selon l'origine des panneaux. En effet, il est précisé que « pour les
petites installations (inférieures ou égales à 100 kW), les volumes
cibles de développement seront immédiatement significativement revus à
la hausse. Le tarif d'achat sera relevé pour la majorité des
installations non résidentielles grâce à une bonification de 10%
accordée en fonction de l'origine des panneaux. La baisse annuelle des
tarifs sera plafonnée à 20% ».

Pour le Conseil régional d'Aquitaine, cette décision nationale vient
conforter les orientations prises et politiques engagées, pour aller
vers un modèle énergétique décentralisé tel qu'il se préfigure, avec des
objectifs énergétiques volontaristes (doubler la part des énergies
renouvelables d'ici 2020), avec les expériences en démarrage des 8
territoires pionniers « TePOS » (territoires à énergie positive) et des
outils de financement dédiés pour les PME PMI régionales positionnées
sur les marchés de la sobriété, de l'efficacité énergétique et de toutes
les filières d'énergies renouvelables. Loin d'être une mesure
protectionniste, de repli, ce type de bonification sur l'origine des
panneaux solaires est bien au contraire un tremplin pour créer des
boucles vertueuses sur les territoires, car l'affirmation de cette
préférence va pouvoir répondre :

– aux besoins des entreprises :
Comme l'indiquent les professionnels du solaire, la bonification va
permettre de mieux structurer l'industrie française du secteur.
Compte-tenu que, sauf à taxer les produits chinois, le combat des
fabricants européens de panneaux semble impossible à mener sur le
terrain des coûts (même s'ils ont réussi à faire chuter de 60% le prix
de leurs produits en cinq ans). Les vrais enjeux sont liés à
l'amélioration des rendements des modules, au développement des
technologies de nouvelle génération (couches minces et photovoltaïque
organique), au marché du recyclage des panneaux en fin de vie, et
surtout au marché de l'intégration du solaire a bâti qui a de belles
perspectives avec les normes du BePOS.

– des mécanismes de bonification appliqués au plan national ou régional
sont une vraie opportunité pour nos entreprises régionales, qui
produisent environ un tiers des panneaux français comme Fonroche (47) et
Solarezo (40), celles qui innovent comme Exosun (33) avec la
technologie des trackers, TCE Solar (64) sur l'intégration au bâti.
Elles mènent de nombreux projets collaboratifs grâce au cluster Sysolia.

– aux demandes des élus locaux
Parfois davantage préoccupés par un objectif de rentabilité financière à
court terme des projets d'énergies renouvelables que d'une approche
globale (énergétique, environnementale, sociale, à moyen-long terme),
les élus locaux sont aujourd'hui beaucoup ouverts et intéressés pour
favoriser des projets bien mieux ancrés au territoire, et bien plus
créateurs de valeur sociale et environnementale. C'est l'approche que
souhaite construire et promouvoir la Région Aquitaine, à travers son
programme « TePOS » en lien avec les élus engagés dans les communautés
de communes rurales, qui ont un vrai souci d'éthique des projets. Fort
de l'expérience acquise sur un appel à projets photovoltaïque en
toitures, une clause bilan carbone intégrée dans le choix des projets
garantit un bon positionnement des acteurs régionaux producteurs de
panneaux. Il faut encore progresser dans l'introduction de
conditionnalités sociales et environnementales dans les choix
d'opérateurs de projets.

– aux aspirations de la population
Enfin, le Baromètre régional de l'opinion des Aquitains sur le climat et
l'énergie, publié en septembre 2012 pour la seconde année consécutive,
montre que le solaire est l'énergie renouvelable plébiscitée par les
Aquitains : 79% la connaissent, 62% (+5 points) attendent une
progression, soutenue par les pouvoirs publics. Intéressant de constater
que malgré les années précédentes de déstabilisation profonde de la
filière solaire et de dénigrement, un taux d'acceptation et même de
demande sociétale est si forte.

Allant dans le même sens que ces récentes mesures gouvernementales
positives sur le solaire, la Région Aquitaine impulse, à travers son
plan climat énergie, des actions qui font peu à peu converger les
politiques régionales historiques (innovation, R&D, développement
industriel des filières vertes, formation) et la nouvelle politique
énergétique décentralisée, très volontariste sur les renouvelables.
L'idéal visé étant que l'autonomie énergétique des territoires aquitains
génère la création des emplois de demain.

Appel à projets annuel « photovoltaïque en toitures », c'est 42 projets soutenus par an et une enveloppe de près de 2 M€

L'appel à projet 2011 a permis la réalisation de 42 projets (1/3
industrie, 1/3 collectivité et 1/3 exploitation agricole). Ces 42
projets représentent globalement un investissement de 8,72 M€ pour une
puissance installée de près de 2,8 MWc (Méga Watt crête). La Région est
intervenue à hauteur de 1,34 M€ soit 16% des coûts d'investissement. Ces
installations produiront environ 3 100 MWh/an en moyenne et permettront
d'éviter 184 tonnes de CO². Les panneaux utilisés sont d'origine
suivante : 14 Aquitains (Fonroche et Solarézo), 6 Français hors
Aquitaine, 9 Allemands, 2 USA, 5 Japonais et 6 Chinois. Les clauses
environnementales (bilan carbone sur les panneaux posés, démarches
d'autoconsommation, normes de raccordement au réseau) sur ces opérations
ont permis de faire en sorte qu'une majorité des projets aidés par la
Région dans ce cadre (près de la moitié) s'est faite avec des panneaux
d'origine française ou régionale.

« C'est bien, et il faut encore progresser dans cette voie , indique
Peggy Kançal. On ne peut plus comprendre que, dans une région comme
l'Aquitaine qui produit grâce à ses PME innovantes un tiers des panneaux
français, dans des projets solaires d'envergue, comme les ombrières du
parc des expositions à Bordeaux Lac ou la ferme solaire de
Rion-des-Landes, la totalité des panneaux soient chinois ou coréens et
ne créent localement que quelques postes de maitre-chien… ! ».   En savoir plus…

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