Jean-Louis Borloo semble apprécier la personnalité charismatique de l’actuelle présidente de l’Ademe, Michèle Pappalardo. Il a, en tous les cas, soumis au chef de l’Etat la nomination de cette brillante énarque, au poste de commissaire au développement durable. Objectif : veiller à la réorganisation du ministère de l’Environnement et mettre de la transversalité au sein de l’ensemble des services. La répartition des directions du ministère doit ainsi être organisée de façon à ce que que la lutte contre le changement climatique soit placée au coeur de la politique.
Une grande direction « énergie climat » devrait être créée englobant notamment l’ex-Direction générale de l’énergie et des matières premières et, probablement, la Mission interministérielle de l’effet de serre. L’ex-ministère des Transports deviendrait direction « infrastructures », aux côtés d’une autre entité intitulée « risque et santé ». Les anciennes fonctions du ministère de l’Environnement sont regroupées dans un vaste ensemble qui prendrait le nom de direction « ressource territoire et habitat ». Elle engloberait donc le logement, l’urbanisme, l’ancienne Direction de l’eau du ministère de l’Ecologie, et prendrait la responsabilité de la protection de la nature, mais aussi la question des déchets considérés désormais comme une ressource. Autant dire qu’il faudra bien une femme à poigne pour exercer cette fameuse transversalité !





