Mercredi 10 janvier. La Commission européenne a planché sur l’avenir énergétique de l’Europe. Et que dit la boule de cristal des hautes autorités ? Pour Bruxelles, "le temps d’une énergie sûre et peu chère est révolu". Il faut lancer une "nouvelle révolution industrielle" afin que l’UE devienne d’ici 2050 "une économie à forte efficacité énergétique et à faible émission de CO2". Constatant que "l’énergie représente 93% des émissions de CO2" et est donc "à l’origine du changement climatique", la Commission estime que les pays développés, les 27 en tête, devraient se fixer pour objectif de réduire de 30% leurs émissions de gaz à effet de serre dans le cadre d’un nouvel accord international succédant à l’actuel protocole de Kyoto qui expire en 2012.
La Commission plaide donc pour de fortes économies d’énergies et surtout des investissements dans les énergies renouvelables (électricité, chauffage et refroidissement, bio-carburants), dont la part serait portée à 20% d’ici 2020, alors que l’UE n’en est qu’à 7% actuellement. Les Etats membres pourront choisir quelles énergies renouvelables ils veulent privilégier, en fonction de leur spécificité. L’Allemagne est ainsi le premier producteur mondial d’énergie éolienne. La Commission plaide aussi, mais là encore de manière prudente et indirecte, pour le nucléaire en listant ses avantages en termes de coûts, d’émissions de C02 et d’indépendance. Energies renouvelables et nucléaire, une double option pour un débat qui s’annonce passionné !





