dimanche, janvier 25, 2026
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R2, le scénario qui fait trembler les professionnels du solaire

Alors que le solaire français vient de connaître une année record, l’inquiétude gagne la filière. En cause : le retard persistant de la future Programmation pluriannuelle de l’énergie et la crainte d’un net recul des ambitions publiques. Dans cet article, Juliette Raynal analyse pourquoi le scénario R2 de RTE, s’il était retenu, pourrait provoquer un coup d’arrêt brutal du développement photovoltaïque en France, avec des conséquences industrielles et sociales déjà visibles.

Malgré une année record en matière de nouvelles capacités installées, la filière solaire s’inquiète pour son avenir. En cause : les incertitudes entourant la future programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), dont la publication accuse plus de deux ans de retard, et le risque d’un objectif de déploiement revu fortement à la baisse.

Tandis qu’une première version du texte réglementaire tablait sur un objectif de 54 gigawatts (GW) de capacités solaires à l’horizon 2030, les acteurs de la filière craignent que l’exécutif retienne finalement une cible de 42 GW. Un niveau qui correspond au deuxième scénario le plus bas du nouveau bilan prévisionnel de RTE, le scénario dit R2. « Avec 30 GW installés fin 2025 et 10 GW déjà sécurisés, le choix du scénario R2 empêcherait l’État de lancer de nouveaux projets solaires dans les prochaines années », a alerté Vianney de l’Estang, vice-président du Syndicat des énergies renouvelables (SER), mardi 20 janvier, lors d’une conférence de presse.

Pour la filière, un tel scénario équivaudrait à un moratoire sur le solaire. « C’est ce qui [nous] rend extrêmement alarmistes », a poursuivi Vianney de l’Estang, en évoquant les premiers plans sociaux. Outre l’entreprise OkWind, spécialisée dans les capteurs solaires, Boralex a également engagé un plan de sauvegarde de l’emploi selon les informations de GreenUnivers tandis que Voltalia a initié un audit. Face aux critiques sur la production intermittente du solaire dans un contexte de demande électrique en berne, les professionnels du secteur font valoir les avancées en matière de stockage. Le prix des batteries a baissé de 30% en un an, assurent-ils, anticipant d’ores et déjà une production solaire entièrement pilotable.

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