Plein Soleil : Le communiqué commun aux trois syndicats montre le volontarisme du gouvernement en matière de développement des EnR mais il demeure flou sur les objectifs et les dates. Qu’en est-il ?
Jules Nyssen : Voyons déjà d’où l’on vient. Il y a quelques jours à peine, il était évoqué dans la presse des scenarii catastrophes, à grands coups de moratoire jusqu’au décommissionnement de projets déjà autorisé. Aujourd’hui, le Premier ministre Sébastien Lecornu a posé un premier jalon. Il a engagé son gouvernement sur l’absence à venir de moratoire sur les énergies renouvelables ainsi que sur une relance rapide des appels d’offres sur la base de la PPE2. Ces annonces font foi. Les cibles et les chiffres précis seront l’objet d’une deuxième étape.
Plein Soleil : Sébastien Lecornu vous a-t-il convaincu ?
Jules Nyssen : Le premier ministre a mis en avant la souveraineté française dans un contexte géopolitique tendu. Et sur ce sujet, l’énergie est la base de toutes les souverainetés. L’outil nécessaire et indispensable pour la mettre en place n’est autre que la feuille de route gravée dans le marbre pour dix ans. Sur cette thématique de la souveraineté, nous avons senti de la sincérité et une vraie ambition autour de la PPE.
Plein Soleil : La prise en compte de la souveraineté énergétique serait donc une priorité gouvernementale et l’assurance d’une PPE volontariste sur les objectifs EnR ?
Jules Nyssen : Nous l’avons ressenti comme cela. Certes, nous savons qu’un recalage est incontournable par rapport au discours de Manosque et aux fameux 100 GW d’ici à 2035. Pour l’heure, l’important est que la borne demeure la même pour 2030. De notre côté, nous relèverons le défi en « équipe de France des énergies ».





