mardi, février 10, 2026
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Les salarié·es des énergies renouvelables appellent à une mobilisation nationale

Les salarié·es de la filière des énergies renouvelables appellent à une mobilisation nationale ce mardi 10 février, de 11 heures à 15 heures, devant l’Assemblée nationale à Paris et devant l’Hôtel de préfecture à Montpellier. À travers cette action, ils entendent dénoncer la multiplication des suppressions d’emplois et l’absence de cap politique clair sur la transition énergétique.

La filière des énergies renouvelables représente aujourd’hui près de 118 000 emplois directs et indirects en France. Ces emplois couvrent l’ensemble de la chaîne de valeur : conception, développement, construction, exploitation et maintenance des installations, mais aussi activités industrielles, bureaux d’études et sites de production répartis sur l’ensemble du territoire. Les renouvelables constituent ainsi un pilier industriel et stratégique du système énergétique français, aux côtés des autres sources d’énergie décarbonée.

Selon les signataires du communiqué, cette filière est aujourd’hui fragilisée par une incertitude politique persistante. Les reports répétés de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), les décisions jugées erratiques et les signaux contradictoires envoyés par les pouvoirs publics ont déjà des conséquences concrètes : plans de sauvegarde de l’emploi, suppressions de postes, gels de recrutements, fermetures d’usines et désorganisation industrielle. Derrière ces évolutions, ce sont des salarié·es et des familles confronté·es à l’instabilité et, parfois, à la précarité.

Les représentant·es des salarié·es estiment que cette situation n’a rien d’inéluctable. Elle serait le résultat de choix politiques de court terme et d’un manque de visibilité durable. Ils rappellent qu’aucune filière industrielle ne peut investir, innover ou recruter sans trajectoire claire, sans stabilité des investissements et sans programmation crédible à la hauteur des enjeux, alors même que la France reste en retard sur ses objectifs de décarbonation et fortement dépendante des importations d’énergies fossiles.

Le communiqué souligne également que le consensus scientifique est sans ambiguïté : sans un développement massif de l’éolien, du solaire et du stockage, les objectifs climatiques ne pourront être atteints. Remettre en cause ces filières relèverait, selon les signataires, d’une approche idéologique déconnectée des faits.

À l’occasion de cette mobilisation, les salarié·es des énergies renouvelables formulent plusieurs revendications majeures :

  • la définition d’une véritable stratégie industrielle, permettant de préserver et de créer des emplois durables;
  • l’affirmation d’un cap politique clair et assumé sur la transition énergétique;
  • l’adoption d’une Programmation pluriannuelle de l’énergie ambitieuse, stable et cohérente;
  • une visibilité à long terme, notamment à travers la continuité des appels d’offres et des investissements.

L’appel est soutenu par de nombreux comités sociaux et économiques (CSE) d’entreprises de la filière. Les organisateurs invitent l’ensemble des salarié·es, des acteurs économiques, des élu·es et des citoyen·nes engagés pour le climat et l’emploi à rejoindre cette mobilisation.

« L’avenir énergétique de la France se décide maintenant », concluent-ils, appelant à faire de la transition énergétique un projet industriel, social et climatique cohérent et durable.


Liste des CSE : APEX Energies, Akuo, ABOenergy, Baywa.r.e, EDF Power Solutions, Eolfi, France Renouvelables, GLHD, Luxel, Qenergy, Sépale, VALOREM, Voltalia, et la section syndicale CGT Baywa.r.e France

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