Promesse tenue par Roland Lescure ! La semaine passée, le ministre de l’Economie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique annonçait, à l’occasion de la publication de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3), la relance des Appels d’Offres à brève échéance, en commençant par l’AO PV Bâtiment. C’est désormais le cas pour ce dernier, dont le cahier des charges vient d’être publié sur le site de la CRE. La douzième période se déroulera donc du 13 au 24 avril. Le volume appelé sera de 300 MWc.
« Changement important par rapport aux périodes précédentes dans ce nouveau cahier des charges : il est désormais possible de proposer des projets en autoconsommation individuelle ou collective. Dans ce cas, comme dans l’Appel d’offres petites installations sur bâtiments et ombrières, le complément de rémunération ne s’appliquera qu’aux volumes produits hors ceux autoconsommés individuellement ou collectivement » annonce le Syndicat Enerplan dans un communiqué.
La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a publié le cahier des charges de l’appel d’offres portant sur la réalisation et l’exploitation d’installations photovoltaïques de grande puissance sur bâtiments, serres agrivoltaïques, ombrières et ombrières agrivoltaïques d’une puissance strictement supérieure à 500 kWc en France métropolitaine continentale.
Cet appel d’offres, intégré dans le cadre du développement des énergies renouvelables soutenu par la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), vise à encourager le développement de projets photovoltaïques de taille significative, tout en garantissant une rémunération stable sur la durée du contrat via un mécanisme de complément de rémunération.
Principes et objectifs de l’appel d’offres
L’appel d’offres s’adresse à des installations photovoltaïques intégrées ou adossées à des infrastructures existantes telles que :
- Bâtiments industriels ou commerciaux
- Serres agrivoltaïques associant production agricole et solaire
- Ombrières (parkings ou structures de couverture)
- Ombrières agrivoltaïques combinant couverture et ombrage utile à l’exploitation agricole
Ces projets doivent présenter une puissance nominale supérieure à 500 kWc, ce qui les classe parmi les installations de grande échelle répondant aux besoins d’un approvisionnement compétitif en électricité renouvelable.
Le dispositif repose sur un contrat de complément de rémunération : les lauréats vendent leur production d’électricité sur le marché, et l’État compense la différence entre le prix de marché et le prix proposé lors de l’appel d’offres sur une durée contractuelle (souvent 20 ans).
Calendrier et périodes de candidature
Cet appel d’offres est structuré en plusieurs périodes de candidature étalées sur l’année, chacune avec un volume spécifique d’électricité appelée. Des délibérations publiées en mai et septembre 2025 ont validé l’instruction des dossiers pour la 10ᵉ et la 11ᵉ périodes de candidature, marquant une progression régulière de ce dispositif au fil des mois.
Pour mémoire, lors de la 11ᵉ période de l’appel d’offres similaire sur le segment « PV sur bâtiment », 300,9 MWc ont été alloués à 129 projets, avec un prix moyen pondéré de l’offre autour de 96,48 €/MWh, témoignant de la compétitivité croissante du photovoltaïque sur grandes toitures.
Un appel d’offres structurant pour la filière photovoltaïque
Avec cet appel d’offres, la CRE confirme son rôle central dans l’animation des marchés de l’électricité renouvelable en France. Il s’agit à la fois d’un signal fort pour les investisseurs photovoltaïques et d’un levier concret pour accélérer le déploiement de grandes installations solaires intégrées au bâti et aux ombrières.
Ce type d’appel d’offres valorise des constructions durables, contribue à la décarbonation du mix électrique français et participe à l’atteinte des objectifs fixés par la PPE en matière de renouvelable.





