Ekwateur : PPE 2026-2035, une trajectoire clarifiée, mais des incertitudes persistantes sur la demande

La publication de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) pour la période 2026-2035 marque une étape attendue par l’ensemble des acteurs du secteur. Véritable feuille de route de la politique énergétique française pour la prochaine décennie, elle apporte enfin de la visibilité sur les orientations industrielles et les investissements à venir. Mais pour certains acteurs, dont le fournisseur d’énergie Ekwateur, cette clarification reste partielle, notamment sur la question centrale de la demande énergétique.

Un équilibre entre nucléaire et renouvelables

La PPE 3 confirme une stratégie reposant sur deux piliers : la relance du nucléaire et le développement des énergies renouvelables. Le gouvernement prévoit ainsi la construction de six nouveaux réacteurs et vise une production du parc existant comprise entre 380 et 420 TWh. Parallèlement, les objectifs en matière de solaire et d’éolien terrestre sont légèrement revus à la baisse par rapport aux versions précédentes.

Ce double choix traduit une volonté de sécuriser l’approvisionnement tout en poursuivant la transition énergétique. L’électrification des usages apparaît comme un levier central pour absorber cette production accrue.

L’électrification au cœur de la stratégie

Le gouvernement fixe des objectifs ambitieux : la part de l’électricité dans la consommation finale d’énergie doit passer de 27 % aujourd’hui à 38 % d’ici 2035. Cette trajectoire s’accompagne de mesures structurantes, comme la réalisation de 700 000 rénovations énergétiques par an ou la réduction de 20 % du parc de chaudières à gaz. Dans le même temps, la consommation énergétique globale devrait fortement diminuer, passant de 1 510 TWh en 2023 à environ 1 100 TWh en 2035.

Un plan national d’électrification est attendu pour préciser les modalités de mise en œuvre de ces objectifs.

Une incertitude persistante sur la demande

Malgré ces orientations, la PPE introduit une clause de revoyure en 2027, destinée à ajuster les objectifs en fonction de l’évolution de la consommation et des capacités de flexibilité du système. Si cet outil offre une certaine souplesse, il alimente aussi une forme d’incertitude réglementaire, notamment dans un contexte politique sensible.

Pour Ekwateur, le principal angle mort de cette programmation reste la structuration de la demande énergétique. Le fournisseur plaide pour une approche plus équilibrée, intégrant pleinement les enjeux de flexibilité des usages, de fiscalité énergétique et de développement du biométhane.

« L’énergie doit se penser à partir des usages et des besoins des consommateurs », souligne son directeur général, Cristian Montoya, appelant à libérer l’innovation dans la gestion de la demande.

Le rôle clé des fournisseurs d’énergie

Dans cette perspective, les fournisseurs apparaissent comme des acteurs stratégiques de la transition. En lien direct avec les consommateurs, ils sont appelés à accompagner l’évolution des usages, piloter la demande et déployer des solutions de flexibilité.

Ekwateur revendique ainsi une position d’intégrateur de solutions énergétiques, avec l’ambition de contribuer à un système plus équilibré et résilient.

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