Selon l’Agence internationale de l’énergie, la crise réduit la confiance dans les hydrocarbures et déporte les investissements vers des solutions locales. Un impératif de souveraineté qui profite aussi au nucléaire.
Les prix du pétrole ont beau flamber depuis plusieurs semaines, la crise actuelle ne devrait pas aboutir à une pluie d’investissements sur les hydrocarbures. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la hausse des prix incite au contraire les Etats et les grands énergéticiens à investir dans des sources d’énergie renouvelables et dans le nucléaire, devenus des symboles de souveraineté. Les pétroliers anticiperaient un retour à la normale des prix du pétrole dans les mois qui viennent et ne se lanceraient donc pas dans une nouvelle fuite en avant.
Dans son rapport annuel sur les investissements mondiaux dans le secteur, l’Agence estime que les flux de capitaux devraient augmenter de 5 % cette année, à 3.400 milliards de dollars. Sur ce total, près de 65 % (2.200 milliards) seront consacrés aux énergies renouvelables, au nucléaire, aux réseaux électriques, aux batteries ou encore aux solutions d’efficacité énergétique. Le reste (1.200 milliards) ira au pétrole, au gaz et au charbon.
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