Une analyse menée par Ekwateur auprès de ses clients particuliers met en évidence une hausse moyenne de 21 % de la consommation d’électricité pendant une semaine de canicule. Si les Français adoptent largement les gestes permettant de conserver leur logement au frais, ils privilégient majoritairement leur confort et restent encore peu nombreux à utiliser la climatisation.
Les fortes chaleurs ont un effet directement mesurable sur la consommation électrique des ménages. D’après les données recueillies par Ekwateur auprès d’un panel de clients particuliers, une semaine de canicule entraîne une augmentation moyenne de 21 % de la consommation par rapport à la semaine précédente. La hausse atteint également 20 % par rapport à la même période de 2025.
Cette progression s’explique notamment par l’utilisation plus intensive des équipements destinés à rafraîchir les logements, mais aussi par le maintien d’autres usages électriques pendant des épisodes au cours desquels les habitants passent davantage de temps chez eux.
Le confort privilégié malgré la crainte de la facture
En complément de l’analyse des consommations, Ekwateur a interrogé 570 de ses clients particuliers entre le 16 et le 20 juillet 2026. Près de 45 % des répondants déclarent redouter une augmentation de leur facture d’électricité pendant les épisodes de canicule.
Cette inquiétude reste toutefois modérée : 53 % estiment que le surcoût mensuel devrait être compris entre 0 et 10 euros. Lorsqu’ils doivent arbitrer entre leur confort et leur budget, 68 % indiquent privilégier le confort.
Cette priorité ne signifie pas pour autant que les consommateurs renoncent aux économies d’énergie. Au contraire, 88 % des personnes interrogées affirment avoir modifié leurs habitudes afin de limiter les conséquences des fortes chaleurs sur leur consommation.
Les gestes simples largement adoptés
Les solutions passives arrivent largement en tête des pratiques utilisées pour conserver un logement relativement frais. Ainsi, 91 % des répondants ferment leurs volets pendant la journée et 86 % n’ouvrent leurs fenêtres que le matin ou le soir, lorsque la température extérieure est plus basse.
Les usages domestiques sont également adaptés : 71 % évitent d’utiliser le four, qui constitue une source de chaleur supplémentaire, tandis que 62 % ont recours à un ventilateur.
Ces gestes sont donc majoritairement privilégiés avant l’utilisation d’un système de climatisation.
Sept répondants sur dix sans climatisation
La climatisation reste minoritaire parmi les clients interrogés : 70 % déclarent ne pas en posséder ou ne pas l’utiliser. Les raisons avancées sont diverses. Pour 25 %, l’installation est impossible en raison de la copropriété, du manque de place ou du statut de locataire. Une proportion identique invoque l’impact environnemental de l’équipement.
Le coût de fonctionnement constitue un frein pour 23 % des répondants, tandis que 18 % citent son prix d’achat. Le ventilateur demeure ainsi l’équipement électrique de rafraîchissement le plus courant : 74 % des personnes utilisant un appareil pour lutter contre la chaleur déclarent y avoir recours.
La différence de consommation entre les deux solutions est bien perçue. Près de 49 % des clients considèrent la climatisation comme l’équipement consommant le plus d’électricité pendant une canicule, contre seulement 4 % pour le ventilateur.
Des pointes de consommation qui pèsent sur le système électrique
Pour Cristian Montoya, directeur général d’Ekwateur, l’enquête confirme que les consommateurs connaissent les gestes permettant de se rafraîchir, tout en accordant la priorité à leur confort.
Le fournisseur souligne également que la hausse de la demande pendant les canicules dépasse le seul cadre de la facture individuelle. À l’échelle du système électrique, les pointes de consommation peuvent nécessiter le démarrage de centrales thermiques au gaz ou au charbon, ce qui exerce une pression sur les prix de gros et augmente les émissions de CO₂.
Selon les projections citées par Ekwateur, les prix de marché pourraient passer d’une moyenne de 55 €/MWh à plus de 90 €/MWh en août. Une évolution susceptible de peser sur les factures, même si son impact réel dépendra des contrats, des tarifs appliqués, des logements et des équipements utilisés.
L’étude illustre ainsi un nouvel enjeu estival pour le système électrique français : répondre à des besoins croissants de rafraîchissement sans provoquer une envolée des consommations, des prix et des émissions.
L’enquête a été réalisée en ligne du 16 au 20 juillet 2026 auprès de 570 clients particuliers d’Ekwateur. L’analyse des consommations porte sur un panel de clients actifs durant les périodes comparées.





