jeudi, mars 19, 2026
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À Gièvres, parc solaire dans bac à sable

BayWa r.e. franchit une étape clé dans la construction du parc photovoltaïque de Gièvres, dans le Loir-et-Cher (41). Ce projet de 19 hectares, récemment acquis par la société Heling enr, valorise une ancienne carrière de sable, entre dans sa phase finale d’installation des modules pour une mise en service prévue à l’été 2026. Une valorisation territoriale exemplaire au service de la transition énergétique !

Initié mi-2019, le projet de Gièvres illustre la stratégie de BayWa r.e. consistant à redonner une utilité industrielle à des sites anthropisés. Cette ancienne carrière de sable, exploitée jusqu’à la fin des années 2010, entame sa mue pour devenir une centrale de 21 MWc capable de produire 25 GWh d’électricité verte par an, à savoir d’alimenter l’équivalent de 12 000 personnes. Après l’obtention du permis de construire en mai 2022 et le démarrage du chantier en septembre 2025, les travaux de terrassement sont achevés et les pieux des tables désormais ancrés. La mise en place des 34 000 panneaux photovoltaïques est en cours. Désormais propriété de la société française Heling enr, qui a fait son entrée dans le secteur solaire avec cette acquisition fin 2025, le parc bénéficie de l’expertise de BayWa r.e. qui en assurera l’exploitation et la maintenance (O&M) sur le long terme.

Un projet engagé pour la préservation et le renforcement de la biodiversité

Au-delà de la production décarbonée, permettant d’éviter le rejet de 7 000 tonnes de CO2 équivalent par an, la centrale de Gièvres a été pensée pour s’intégrer dans son environnement naturel. Le site deviendra un véritable refuge pour la biodiversité locale grâce au maintien d’environ 8 ha de friches et de boisements mais aussi grâce à la plantation de 840 mètres linéaires de haies mellifères composées d’essences locales. Deux zones humides existantes sont préservées, tandis qu’une troisième, dotée d’une mare, est créée spécifiquement pour les amphibiens.

Une intégration paysagère soignée

Pour minimiser sa visibilité, la centrale est implantée au cœur d’un ensemble forestier et protégée par une “ceinture verte”. Depuis les hameaux voisins, les installations d’une hauteur maximale de 3,5 mètres seront masquées par la végétation conservée et des haies plantées pouvant atteindre 5 mètres de haut. La clôture du site permet par ailleurs la libre circulation de la petite faune sauvage. Le projet favorise également le maintien d’une activité agricole et pédagogique. L’entretien de la végétation sous les panneaux sera assuré par l’éco-pâturage d’un troupeau de brebis, une solution durable qui exclut tout produit phytosanitaire.

Des panneaux pédagogiques

Un apiculteur local continuera d’exploiter ses ruches sur place. Enfin, un nouveau chemin piétonnier créé à l’est du parc sera jalonné de panneaux pédagogiques, permettant aux riverains et promeneurs de s’approprier les enjeux de la technologie photovoltaïque et de la transition énergétique. « Au-delà de sa production d’énergie décarbonée, le projet présentera un excellent bilan écologique. Une essence invasive sera retirée, une nouvelle zone humide sera créée et les haies mellifères bénéficieront à la production locale de miel et plus largement à la biodiversité », souligne Quentin Hamon, Responsable régional solaire chez BayWa r.e..

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