Dans les Côtes-d’Armor, l’ancien camp militaire d’Aucaleuc vit une transformation majeure : un grand projet photovoltaïque est en cours de développement, porté par le groupe breton IEL (Initiatives & Énergies Locales). Ce site historique, pour partie abandonné depuis plusieurs années, va accueillir l’une des plus grandes fermes solaires de la région, voire de France.
Un projet ambitieux pour la transition énergétique
Sur ce terrain d’environ 100 hectares, situé à proximité de Dinan, IEL entreprend l’installation d’un parc photovoltaïque d’envergure. Avec plus de 46 000 panneaux solaires, l’installation devrait générer une production électrique annuelle significative, estimée à près de 35 GWh, soit l’équivalent de la consommation de plusieurs dizaines de milliers d’habitants.
Ce projet s’inscrit dans une dynamique de valorisation des friches militaires et de contribution à l’indépendance énergétique locale. L’ancien camp, qui a perdu sa vocation stratégique depuis sa désaffectation, trouve ainsi une nouvelle vie via la production d’énergie renouvelable et décentralisée.
Un développement concerté avec les acteurs territoriaux
Dès les phases préparatoires, IEL a engagé une démarche de concertation avec les collectivités locales, les services de l’État et les partenaires environnementaux. L’objectif affiché est de préserver la biodiversité locale, tout en développant une infrastructure énergétique performante.
Selon les documents du projet, une partie du site sera dédiée à des aménagements naturels et paysagers, avec une attention particulière portée à la préservation des zones humides et des corridors écologiques. Cette approche s’inscrit dans une logique de développement durable et d’intégration paysagère du projet.
Vers une ferme solaire exemplaire
Le déploiement des panneaux photovoltaïques se fait sur une partie sud du site, tandis que des zones non exploitées seront réservées à la faune, à la flore et aux espaces ouverts au public, avec la création possible de sentiers et d’aires d’interprétation.
L’une des ambitions du projet est également d’associer les citoyens à la transition énergétique : IEL envisage notamment des opérations de financement participatif, permettant aux habitants de participer financièrement à la centrale et de bénéficier de ses retombées locales.
Un modèle de reconversion territoriale
À l’heure où la reconversion des friches industrielles et militaires en sites de production d’énergie renouvelable se multiplie en France, le projet d’Aucaleuc illustre une dynamique territoriale forte. En réutilisant des terrains délaissés pour y implanter des infrastructures solaires performantes, il s’agit à la fois de lutter contre le changement climatique et de renforcer la production locale d’électricité propre.
La ferme solaire d’Aucaleuc, attendue pour une mise en service d’ici 2026, pourrait devenir un laboratoire de référence pour la reconversion de sites déclassés en équipements énergétiques durables, alliant production, environnement et engagement citoyen.





