Bosch Solar : Et pourquoi pas une SCOP ?

CFDTLa C.F.D.T communique :

En dépit des très mauvaises nouvelles de vendredi et en particulier le
retrait du consortium SOLCOOP, la C.F.D.T continue à soutenir le
processus de reprise enclenché avec la Société Sillia ! L'entreprise et
ses dirigeants sont sérieux et le concept industriel proposé reste
crédible ! Nous sommes en contacts réguliers avec Bruno Cassin, le PDG
de Sillia. Ce dernier nous a réaffirmé sa volonté de maintenir sa
proposition de reprise. Il sera en réunion ce mardi 15 octobre à St Ouen
avec la Direction Générale de Robert Bosch France afin d'envisager la
suite à donner après le retrait du Consortium Solcoop.

Les sections C.F.D.T du Groupe Elvia et de Vénissieux sont en contacts
réguliers. (Nos collègues nous rendront visite le mercredi 23 octobre si
bien évidemment la reprise par SILLIA est toujours d'actualité). Les
informations qu'ils nous ont données confirment pleinement ce jugement
positif sur Sillia / Elvia et sa Direction. Pour autant, nous ne devons
pas et ne pouvons pas exclure l'éventualité d'un échec de ce processus
de reprise. Dès lors, il est impératif de disposer d'un « plan B » et
d'avoir une alternative pour toutes celles et tous ceux qui veulent et
ont besoin de continuer à travailler dans cette usine. La
ré-industrialisation par Bosch apparaît bien incertaine.

Pour autant, effectivement, le Groupe recense actuellement toutes les
fabrications en fin de vie en Allemagne destinées à être délocalisées
dans un pays low cost (à faibles coûts de main d'œuvre). Si bien
évidemment la C.F.D.T est favorable à un transfert de production (à la
condition qu'elle ne se fasse pas au détriment de l'emploi sur un autre
site) la C.F.D.T n'est pas favorable à ce que l'on jette à la ferraille
notre outil industriel (qui est notre «trésor de guerre» et notre
meilleur atout) pour le remplacer par de vieilles machines qui
occuperont de 30 à 80 personnes maxi pour une durée limitée.

La C.F.D.T plaidera en priorité pour une autre alternative ! Elle n'est
pas encore à ce jour d'actualité. Mais elle peut néanmoins devenir une
réalité dans 2 à 3 semaines maximum si la reprise n'était pas
formalisée. Il est donc essentiel pour la C.F.D.T de pouvoir proposer
cette alternative si nous devions être placés devant une telle situation
dramatique.

L'ébauche du projet:

  • Cession par Bosch des équipements, machines et de tous les différents stocks à la SCOP pour l'€uro symbolique.
  • Location des bâtiments gratuite durant une période de 3 années.
  • Après versements des indemnités de licenciements issues du PSE,
    versement d'une prime de création d'entreprise de 37 000 €uros (ou plus
    selon PSE). C'est cette prime uniquement qui sert d'apport pour chaque
    salarié désirant adhérer à la SCOP.
  • Abondement de 50% de Bosch sur le capital social ainsi collecté.
  • Caution de Bosch pour les emprunts bancaires nécessaires au lancement de l'activité.
  • Soutiens techniques et financiers de Bosch durant les trois premières
    années de fonctionnement de la SCOP. (notamment si périodes de faibles
    activités).
  • Supports financier et technique du groupe Bosch au lancement du projet (besoin de temps)
  • L'ossature de la Direction reste à bord (économique, technique,
    commerciale). Elle serait confirmée lors de la 1ère assemblée Générale
    de la SCOP.
  • Si des postes essentiels au fonctionnement de la SCOP ne sont pas
    couverts en interne, propositions faites à des collègues d'Arnstadt
    possédant le profil. Bosch prenant en charge les indemnités prévues dans
    le PSE pour la mobilité, le déménagement, les cours de langue…
  • Soutien du cabinet Syndex dont une spécialité est l'accompagnement au montage des projets de SCOP (prit en charge par Bosch)
  • Soutien De l'Union Régionale des SCOP
  • Soutien des Pouvoirs Publics et en particulier du Ministère de l'économie Solidaire et de Benoit Hamon
  • Comme toutes les SCOP, dispense du versement de la Taxe Professionnelle
  • Accès prioritaire aux appels d'offres

Cette proposition de SCOP n'est pas contradictoire et ne s'oppose pas à
la venue d'une fabrication complémentaire par Bosch mais c'est la
solution alternative que va développer la C.F.D.T dans les prochains
jours. La C.F.D.T invite l'ensemble des salariés(es) à une Assemblée
Générale le mardi 15 octobre 2013. Cette Assemblée Générale aura un
double objet :

  1. Faire le point sur la situation
  2. Présenter ce qu'est une SCOP, sa création, son fonctionnement.

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2 Commentaires

  1. Pourquoi mettre de l’argent public (les primes à la création d’entreprise), dans un projet mort-né ?
    En effet, et sauf à ce que les pouvoirs publics relancent l’activité en France en acceptant de maintenir un tarif d’achat de l’électricité « viable » et définir sur plusieurs années permettant un minimum de visibilité pour les industriels et les investisseur, et en simplifiant les critères techniques (notamment la stupide, onéreuse et inutile « intégration » au bâti)et contraintes administratives (il semblerait qu’EDF AOA n’aime que EDF ENR…), je ne vois pas d’avenir à ce genre de projet.
    D’ailleurs, comment expliquer qu’une entreprise sérieuse comme BOSCH, qui a investi plus d’un milliard d’euros dans le PV (entre ERSOL, ALEO, et la reconversion de Vénissieux) se retire du marché solaire sinon parce qu’il n’y a pas d’avenir « industriel ».
    Alors, oui le PV continuera en France mais de manière confidentielle, comme le souhaite le lobby électro-nucléaire. Et dans tous les cas, dans un contexte aussi biaisé, le PV ne sera pas de nature à proposer avant longtemps, une énergie renouvelable bon marché, stockable et significative dans le mix énergétique.
    Alors de là à permettre de pérenniser le site de Vénissieux…

  2. Il est au contraire très important de soutenir la recherche d’une solution de sauvetage de l’activité photovoltaïque à Vénissieux. La crise du secteur photovoltaïque est fondamentalement une crise de consolidation au niveau international dans un contexte ou les fondamentaux de croissance restent très forts. L’Usine de Vénissieux est la pointe de la technologie et comme pour Photowatt (voir communiqué dans le blog tecsol « sauver l’outil de production à photowatt »), il ne faut pas baisser les bras et abandonner la partie. C’est au contraire en faisant preuve d’audace et de créativité dans le processus de reprise, la recherche de débouchés viables, qu’une nouvelle dynamique pourra être trouvée. Le soutien des citoyens, des collectivités locales et d’éventuels partenaires indstriels, est un élément fondamental dans ce contexte. Il ne faut pas abandonner l’outil industriel aujourd’hui, même si les difficultés sont réelles, car c’est à partir de ces noyaux « sauvés » que pourra repartir demain une dynamique positive de l’industrie photovoltaïque en France. Il faut donc agir et rester optimistes, être fier de se mobiliser aujourd’hui pour sauver l’activité photovoltaïque à Vénissieux. Les exemples sont nombreux d’industries qui auraient pu être brader lorsqu’elles étaient au plus bas et qui se sont ensuite revenues au premier plan industriel.

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