Un certain nombre de portefeuilles ont été remaniés et simplifiés. Ainsi, les portefeuilles Environnement et Affaires maritimes et pêche ont été combinés (et placés sous la responsabilité de Karmenu Vella) afin de refléter la double logique de la croissance «bleue» et «verte». Les politiques en matière d'environnement et de protection de la mer peuvent et doivent jouer un rôle clé dans la création d'emplois, la préservation des ressources, la stimulation de la croissance et la promotion de l'investissement. La protection de l'environnement et le maintien de la compétitivité doivent aller de pair, car tous deux sont les gages d'un avenir durable. Cette même logique a prévalu dans la décision de confier à un seul commissaire la responsabilité de l'action pour le climat et l'énergie (Miguel Arias Cañete). Après avoir été enseignant en droit et procureur, M. Cañete débute sa carrière politique en 1982 pour le parti populaire espagnol. Il a occupé à deux reprises le poste de ministre de l’Agriculture, en 2000 et en 2012. Il a été député européen pendant plus de douze ans et a été membre des commissions de l’agriculture et de la pêche. L’Espagne ambitionne par ailleurs de prendre la présidence de l’Euro groupe, ce qui pourrait réduire les chances de M. Cañete d’obtenir un portefeuille stratégique au sein de la Commission.
L'UE doit renforcer la part des énergies renouvelables sur son territoire, non seulement pour mener une politique responsable de lutte contre le réchauffement climatique, mais aussi – et c'est un impératif pour la politique industrielle – pour continuer à disposer d'une énergie à un prix abordable sur le moyen terme. Ces deux nouveaux portefeuilles contribueront à la réalisation des objectifs de l’équipe de projet «union de l’énergie» pilotée et coordonnée par la vice-Présidente Slovène Alenka Bratušek. Diplômée en gestion, Alenka Bratušek est entrée dans les années 1990 au ministère des Affaires économiques, avant de rejoindre le ministère des Finances. Elle débute sa carrière politique en 2006 à une échelle locale, puis devient députée en 2011, occupant notamment la présidence de la commission de Contrôle budgétaire du parlement slovène. De mars 2013 à ma 2014, elle a été première ministre de la Slovénie, poste qu’elle occupe encore par intérim. La désignation d’ Alenka Bratušek comme commissaire slovène est toutefois loin de faire l’unanimité dans son propre pays, où son parti ne fait plus partie de la coalition au pouvoir.





