Le gouvernement ouvre une consultation finale sur une nouvelle version de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), avant sa publication début avril. Il abaisse notamment les objectifs de la filière solaire et prévoit un suivi de la consommation électrique, en berne.
Le gouvernement amende sa copie. Bercy a annoncé vendredi l'ouverture, pour un mois, d'une nouvelle consultation publique sur une version révisée de la stratégie énergétique de la France pour 2035, présentée en novembre dernier.
Quatre ans après le début des travaux, l'exécutif souhaite apaiser les esprits sur un sujet éruptif qui ne sera pas tranché par une loi mais par un décret, attendu début avril. Le ministre de l'Industrie Marc Ferracci, qui a repris le maroquin de l'énergie fin 2024, veut montrer qu'il a pris en compte les critiques émanant de la société civile, des acteurs de l'énergie aux intérêts souvent divergents, et d'entités publiques comme l'Autorité environnementale et le Haut-commissariat à l'énergie atomique. Sans pour autant dévier de l'ambition initiale.
Frein sur les petites installations solaires
Pour atteindre une baisse de 55 % des émissions de gaz à effet de serre en France en 2035, par rapport à 1990, la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) mise toujours sur deux jambes « équilibrées », le nucléaire et les énergies renouvelables, insiste Bercy, malgré les tensions entre les deux filières. Pour autant, le rythme de déploiement des nouvelles centrales solaires est revu à la baisse, comme attendu. La cible pour 2035 passe de 75-100 gigawatts à 65-90 GW, ce qui signifie tout de même une multiplication par 3,5 à 4,5 des capacités actuelles.
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