mercredi, mars 4, 2026
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En 2022, l’éolien et le solaire ont généré, en Europe, plus d’électricité que le gaz ou le charbon

Part_NRJ_Europe_2023La transition électrique de l'Europe sort renforcée de la crise énergétique. La production de charbon est en baisse depuis le début de l'hiver, et alors que la transition électrique se poursuit, la baisse du recours à l'énergie fossile, en particulier du gaz, devrait caractériser l'année 2023.

La réponse politique de l'Europe à l'invasion russe de l'Ukraine en 2022 a été d'accélérer sa transition électrique. L'accent est désormais mis sur la réduction rapide de la demande de gaz, parallèlement à l'élimination progressive du charbon. Cela signifie qu'une augmentation massive de l'énergie propre est en cours.

En 2022, l'éolien et le solaire ont généré un cinquième record de l'électricité de l'UE (22 %), dépassant pour la première fois le gaz fossile (20 %) et restant au-dessus du charbon (16 %).

Cependant, l'abandon des combustibles fossiles a été ralenti par la double crise du système électrique européen en 2022. Une sécheresse exceptionnelle en Europe qui a conduit à un niveau de production d'hydroélectricité au plus bas depuis l’an 2000, et il y a eu des arrêts non programmés des centrales nucléaires françaises au moment même où les tranches nucléaires allemandes fermaient. Cela a créé un important écart de production de 185 TWh, soit 7 % de la demande totale d'électricité en Europe en 2022.

La plupart des écarts ont été comblés par une augmentation de la production éolienne et solaire et une baisse de la demande d'électricité et pour partie par une augmentation de production fossile. Le charbon étant moins cher que le gaz, le charbon a représenté la majeure partie de l'augmentation, augmentant de 7 % (+28 TWh) en 2022 par rapport à 2021.

En conséquence, les émissions du secteur de l'électricité de l'UE ont augmenté de 3,9 % (+26 MtCO2) en 2022 par rapport à 2021. Cela aurait pu être bien pire : l'éolien, le solaire et une baisse de la demande d'électricité ont empêché un retour beaucoup plus important au charbon. Dans ce contexte, la hausse n'a pas été substantielle : le charbon n'a augmenté que de 1,5 % pour produire 16 % de l'électricité de l'UE en 2022, restant en deçà des niveaux de 2018. L'augmentation de 28 TWh de la production de charbon de l'UE n'a ajouté que 0,3 % à la production mondiale de charbon.

2023 sera tout le contraire. La production hydraulique va rebondir, les centrales nucléaires françaises vont revenir, le déploiement éolien et solaire va s'accélérer et la demande d'électricité devrait continuer à baisser dans les mois à venir. En 2023, l'Europe devrait assister à une chute massive des combustibles fossiles – du charbon, mais surtout du gaz.

Téléchargement Report-European-Electricity-Review-2023

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4 Commentaires

  1. Bonjour à tous.
    S’il est réjouissant de constater le résultat des efforts en matière de recours aux ENR, j’aimerai distinguer sur ce graphique les énergies de stock des énergies de flux.
    Stock = charbon, gaz, pétrole, uranium
    Flux = solaire, éolien, biomasse, marines… ET Hydroélectricité.
    La courbe décroissante Nucléaire serait alors inférieure d’une dizaine de %.
    J’attire l’attention sur ce point du mélange douteux nucléaire-hydro, par crainte, historiquement vérifiée, d’un blanchissement (ou verdissement comme on préfère) des productions d’électrons nucléaires, en vue du futur marché de l’Hydrogène.
    Nos amis espagnols, allemands et italiens le craignent apparemment également.
    Bien solairement
    Michel Vanquaethem

  2. Bonjour à tous.
    S’il est réjouissant de constater le résultat des efforts en matière de recours aux ENR, j’aimerai distinguer sur ce graphique les énergies de stock des énergies de flux.
    Stock = charbon, gaz, pétrole, uranium
    Flux = solaire, éolien, biomasse, marines… ET Hydroélectricité.
    La courbe décroissante Nucléaire serait alors inférieure d’une dizaine de %.
    J’attire l’attention sur ce point du mélange douteux nucléaire-hydro, par crainte, historiquement vérifiée, d’un blanchissement (ou verdissement comme on préfère) des productions d’électrons nucléaires, en vue du futur marché de l’Hydrogène.
    Nos amis espagnols, allemands et italiens le craignent apparemment également.
    Bien solairement
    Michel Vanquaethem

  3. Bonjour à tous.
    S’il est réjouissant de constater le résultat des efforts en matière de recours aux ENR, j’aimerai distinguer sur ce graphique les énergies de stock des énergies de flux.
    Stock = charbon, gaz, pétrole, uranium
    Flux = solaire, éolien, biomasse, marines… ET Hydroélectricité.
    La courbe décroissante Nucléaire serait alors inférieure d’une dizaine de %.
    J’attire l’attention sur ce point du mélange douteux nucléaire-hydro, par crainte, historiquement vérifiée, d’un blanchissement (ou verdissement comme on préfère) des productions d’électrons nucléaires, en vue du futur marché de l’Hydrogène.
    Nos amis espagnols, allemands et italiens le craignent apparemment également.
    Bien solairement
    Michel Vanquaethem

  4. Bonjour à tous.
    S’il est réjouissant de constater le résultat des efforts en matière de recours aux ENR, j’aimerai distinguer sur ce graphique les énergies de stock des énergies de flux.
    Stock = charbon, gaz, pétrole, uranium
    Flux = solaire, éolien, biomasse, marines… ET Hydroélectricité.
    La courbe décroissante Nucléaire serait alors inférieure d’une dizaine de %.
    J’attire l’attention sur ce point du mélange douteux nucléaire-hydro, par crainte, historiquement vérifiée, d’un blanchissement (ou verdissement comme on préfère) des productions d’électrons nucléaires, en vue du futur marché de l’Hydrogène.
    Nos amis espagnols, allemands et italiens le craignent apparemment également.
    Bien solairement
    Michel Vanquaethem

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