mardi, février 17, 2026
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La part d’ombre de l’euphorique marché du solaire

Début septembre 2006, nous vous annoncions la reprise d’une usine Samsonite dans le Nord de l’Hexagone, à Hénin-Beaumont, un bassin d’emploi traumatisé par les fermetures d’usines à répétition. Cette usine avait été cédée à l’époque à la société Energy Plast. Les repreneurs, Jean-Jacques Aurel et Egon Schrick, devaient conserver l’ensemble des 202 salariés du site en se lançant dans la fabrication de panneaux solaires, les techniques d’injection plastique pour le photovoltaïque étant similaires à celles utilisées pour la fabrication des bagages. Qu’en est-il un an et demi plus tard ? C’est la désillusion. De panneaux solaires, personne n’en a vu l’ombre d’un seul. Les moyens mis en place ont été insuffisants pour garantir le changement d’activité et sa viabilité.

Pire, depuis le 16 février, l’entreprise Energy Plast a été placée en liquidation judiciaire. Le comité d’entreprise a engagé une procédure devant le tribunal de grande instance de Paris pour obtenir la nullité de la cession par l’ancien propriétaire Samsonite. Le CE l’accuse de « fraude » lors de l’opération et a demandé « l’extension de la liquidation judiciaire à la totalité du groupe ». Selon le CE, Samsonite souhaitait se séparer de l’usine sans passer par un plan social, qui lui aurait coûté entre 15 et 30 millions d’euros. A vouloir faire croire aux salariés à une éclaircie via l’industrie du solaire, les repreneurs ont, semble-t-il, dupé les salariés et par ailleurs entaché une industrie en plein essor et apprécié du grand public qui n’avait pas besoin d’une telle publicité.

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