lundi, mars 9, 2026
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La proposition sur la baisse de 20% du T5 n’en finit pas de faire réagir

VoltaliaPatrick Delbos, directeur des opérations France/Europe de l'entreprise
Voltalia, commente amèrement la disposition contestée du projet d'arrêté
: « Le projet d'arrêté modifiant l'arrêté du 4 mars 2011 qui nous est
soumis est destructeur non seulement pour les projets supérieurs à 250
KWc mais pour toute la filière du PV. Cette nouvelle disposition
oppose les projets tranche tarifaire par tranche. Aujourd'hui le T5 est
sacrifié, demain ce sera le T4, T3… Les exposés des motifs n'apportent
aucune indication sur la raison d'une réduction de 20% du tarif T5
proche de la parité.

Le fait de procéder à une rétroactivité sur le T4
et T5 rappelle de très mauvais souvenirs. Rappelez-vous! L'ensemble des
projets ont été boudés par les organismes de financement dés
l'application de textes rétroactifs qui ne permettaient aucune
visibilité. De tels aménagements sont inacceptables et ne contribuent en
aucun cas à rétablir un cadre stable et cohérent quelque soit le
segment concerné. Nos corporations doivent s'indigner et refuser un tel
mépris de nos métiers et engagements. Je propose par conséquent que
notre association saisisse notre ministre afin d'une part de
comprendre les raisons réelles de ces évolutions, et d'autre part de
retravailler sur un projet plus lisible avec une prise en considération
réelle de l'expertise de nos entreprises ». Vous avez dit agacement ?

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2 Commentaires

  1. Le tarif T5 concerne tous les projets « autres » qui n’entrent pas dans l’intégré ou intégré simplifié.
    Donc les installations au sol, les trackers, mais aussi les installations en toiture en superposé.
    C’est l’acte de mort du superposé en France.
    Cdlt

  2. A croire que l’on veut achever la filière.
    C’est vrai qu’à ce rythme là, on va rapidement revenir à un mode de production exclusivement centralisé, de type nucléaire, par exemple.
    Comme disait Coluche, « un énarque, c’est un gars que tu lui donnes le Sahara à gérer, au bout de quelques mois il faut qu’il achète du sable ! ».
    Voir la marche arrière de la réunification de Réseau Ferré de France et la SNCF… Un pas en avant, deux pas en arrière, c’est de la stratégie ?
    Le problème est que ces modèles de « renationalisation » ne fonctionnent que dans un contexte de marchés ouverts (ou alors il faut être les USA, ou la Chine pour imposer sa loi. Sinon à terme, on peut faire une croix sur la compétitivité. Tout cela serait risible, si cela ne coûtait énormément d’argent.
    Ou sinon, pourquoi ne pas aller au bout du choix et renationaliser : l’eau, la gestion des déchets, les autoroutes, les banques,… Finalement la méthode est toujours la même, on sépare, on ouvre au marché, on triture et dès qu’il y des dérapages (voir le système financier) on réintègre les dettes et on les fait payer à la collectivité.

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