La Commission européenne a présenté, le 10 janvier, sa « feuille de route pour préparer la voie pour que la part des sources d’énergie renouvelables dans le bouquet énergétique de l’Union européenne atteigne 20% d’ici à 2020 ». Elle a souhaité que cet objectif soit juridiquement contraignant. Dans un contexte « de changement climatique, de dépendance croissante à l’égard du pétrole et des autres combustibles fossiles, et de hausse du prix de l’énergie, (…) les sources d’énergie renouvelables sont la clé d’un avenir durable » affirme la Commission.
Si les professionnels des énergies renouvelables prennent acte de cette annonce, dont le contenu aurait pu être plus ambitieux, ils souhaitent néanmoins vivement que des objectifs précis soient fixés pour chacun des secteurs concernés – transports, électricité et chaleur – et pour chacun des Etats. En effet, jusqu’à aujourd’hui, il existe une directive européenne qui fixe des objectifs précis dans le domaine de l’électricité de source renouvelable : 21% en 2010. Cette politique a permis, notamment, de développer la filière éolienne dans les pays membres de l’Union européenne. De même, l’intégration incontournable et à grande échelle des énergies renouvelables dans le secteur du bâtiment doit faire l’objet de politiques quantifiées et ambitieuses.
Pour réussir leur développement et répondre aux enjeux énergétiques et environnement, les industries actives dans les différentes filières des énergies renouvelables (éolien, biomasse, solaire, biocarburants, géothermie, hydraulique) ont besoin de visibilité à moyen terme pour organiser le développement de leurs activités, en particulier dans notre pays, où les énergies renouvelables commencent juste à prendre place dans notre bouquet énergétique. Les professionnels seront attentifs aux conclusions du sommet de printemps des chefs d’Etat et de Gouvernement, qui se tiendra les 8 et 9 mars prochain à l’occasion duquel sera examinée la feuille de route présentée, hier, par la Commission.





