L'Assemblée nationale vient d'examiner le projet de Loi Grenelle 2, qui contient, après les amendements adoptés, une série de dispositions favorable au développement des énergies renouvelables. Il s'agit notamment de la mutualisation des coûts de raccordement, de la création d'un tarif d'injection pour le biogaz, de la confirmation par voie législative des nouveaux tarifs d'achat pour l'électricité produite par l'énergie solaire photovoltaïque, de l'extension aux collectivités locales du bénéfice des tarifs d'achat, et de l'instauration d'un délai maximum pour le raccordement des installations de production d'énergie renouvelables de moins de 36 kVA par les particuliers. Par ailleurs, les procédures pour le développement de l'éolien offshore ont été simplifiées.
L'ensemble de ces mesures témoigne de la volonté de poursuivre le développement des énergies renouvelables dans notre pays, dans la lignée des préconisations du Grenelle de l'environnement.
La filière éolienne faisait l'objet de dispositions extrêmement dangereuses. Même si elles ne répondent pas à toutes les attentes des professionnels, des avancées significatives ont été obtenues en séance. Jean-Louis BORLOO a ainsi fait adopter, en particulier, deux amendements qui marquent l'engagement du Gouvernement de poursuivre le développement de cette filière malgré les attaques dont elle a fait l'objet. Il a notamment fait adopter un amendement, présenté par le Gouvernement, qui vise à « vérifier la bonne atteinte des objectifs de la programmation pluriannuelle des investissements de production d'électricité, par l'installation d'au moins 500 machines électrogènes par an. » André ANTOLINI, le Président du SER, a déclaré : « Cela représente 1 300 MW par an, c'est-à-dire la puissance éolienne qu'il convient d'installer pour atteindre les objectifs terrestres en 2020 ».
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