Un rapport de RTE pointe l'augmentation significative cette année des prix négatifs sur le marché de l'électricité. Sans dramatiser le phénomène.
Le phénomène des prix négatifs de l'électricité se renforce en France. Un rapport publié cette semaine par RTE pointe que le secteur électrique français a enregistré 368 heures de prix négatif sur le marché spot depuis le début de l'année. Soit davantage que le cumul entier de l'an dernier (361 heures).
Ces épisodes se produisent lorsque l'offre d'électricité dépasse la demande. Dans ce cas de figure, les producteurs d'électricité sont prêts à payer cette énergie excédentaire pour qu'elle soit consommée. Cela peut paraître paradoxal, mais certaines centrales électriques ont des coûts de démarrage et d'arrêt très élevés. Dans l'incapacité de stocker, il est plus économique pour elles de continuer à produire même à perte, plutôt que de s'arrêter et de redémarrer.
Offre excédentaire et consommation stable
Sauf que ces singularités de marché détruisent de la valeur pour les producteurs et coûtent cher à l'Etat qui les compense partiellement. Sur le premier semestre, Thomas Veyrenc, directeur général économie, stratégie et finances chez RTE, explique aux « Echos » que le phénomène s'est accentué à cause d'une consommation stable et à un niveau bas, tandis que la production a augmenté : le nucléaire a produit 4,3 TWh de plus (+2,4 %) d'un semestre à l'autre, et le solaire, plus 3,5 TWh (+28,8 %).





