A compter du 22 septembre, les installations photovoltaïques de moyenne surface fixées sur les toitures ne bénéficieront plus des tarifs de rachat garantis par EDF. La nouvelle donne mécontente les installateurs, mais incitera les entreprises à l'autoconsommation individuelle et collective.« Jusqu'à présent, lorsque nous proposions à un client d'investir dans une toiture photovoltaïque, nous pouvions lui garantir le rachat de l'électricité à un tarif convenu. Aujourd'hui, nous rentrons dans l'inconnu », s'inquiète Jérôme Teste, président du groupement des métiers du photovoltaïque (GMPV). A compter du 22 septembre prochain, les installations présentant une puissance installée de 100 à 500 kWc, soit entre 500 et 2.500 mètres carrés de panneaux, ne bénéficieront plus de l'obligation d'achat par EDF.
Pour la jeune filière photovoltaïque, qui représente 60.000 salariés, le coup est rude. Affilié à la Fédération française du bâtiment, le GMPV regroupe 1.800 entreprises de couverture, d'électricité ou de métallerie dédiées au photovoltaïque solaire. Nombre d'entre elles prospéraient grâce à la directive S 21, qui assurait depuis quatre ans aux producteurs d'énergie photovoltaïque en toiture ou sur ombrières un tarif de rachat révisé chaque trimestre.
Aujourd'hui, et pour quelques semaines encore, le mégawattheure (MWh) injecté sur le réseau est vendu 95 euros. Mais cette subvention indirecte disparaîtra au profit d'un appel d'offres simplifié. Les porteurs de projets seront donc mis en concurrence, les moins-disants ayant toutes les chances de l'emporter.





