L’Institut National de l’Energie Solaire (Ines) a officiellement vu le jour lundi 3 juillet, afin, de permettre à la France de rattraper son retard en matière d’énergie solaire comme l’affirme le gouvernement. "C’est un moment fondateur, un moment d’une très grande importance, c’est l’aboutissement de travaux considérables", a déclaré le ministre délégué à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, François Coulard, sur le site de 3.200 m2 de l’Ines, dans le parc industriel de Savoie-Technolac au Bourget-du-Lac. "Ce centre de recherche pourra se comparer avec les meilleurs du genre dans le monde", a-t-il assuré.
Le ministre a confirmé l’intention du gouvernement de promouvoir l’énergie solaire. Il a reconnu qu’en la matière la France avait des handicaps, notamment "le retard incontestable pris par rapport à d’autres pays comme le Japon ou l’Allemagne". François Goulard a appelé de ses voeux un rattrapage rapide de ce retard. "Pour réussir, il faut de la part des pouvoirs publics la conjonction de trois efforts : une recherche puissante, l’organisation de cette recherche, en l’articulant à l’industrie, et la création d’un marché", a-t-il dit. L’Ines sera l’organisme de référence pour l’énergie solaire, et devrait adopter d’ici trois ans un statut d’établissement public pour devenir un pôle de recherche et d’enseignement supérieur. L’institut accueille actuellement une centaine de chercheurs et devrait rapidement passer à 250 chercheurs, formateurs et industriels.





