Ce mardi après-midi, devant le Sénat réuni en deuxième lecture, Marc Ferracci, ministre chargé de l’industrie et de l’énergie, a pris la parole pour défendre la proposition de loi Gremillet, axée sur la programmation nationale et la simplification normative dans le secteur de l’énergie.
Le ministre a d’abord salué l’assemblée, y compris la délégation suisse, et rappelé l’enjeu du texte : renforcer la souveraineté énergétique de la France, condition nécessaire à la relance industrielle, à l’innovation territoriale et au quotidien des citoyens. L’objectif affiché ? Garantir une énergie à la fois abondante, décarbonée et compétitive, dans une vision stratégique claire.
Deux piliers, un mix équilibré
Marc Ferracci a tenu à rendre hommage au Sénat et à ses rapporteurs, notamment Daniel Gremillet, Alain Cadec et Patrick Chauvet, pour leur travail rigoureux. Il a également salué la relance historique de la filière nucléaire, inscrite dans l’article 3 rétabli et renforcé : 27 GW de nouvelle capacité d’ici 2050, six EPR2 lancés d’ici 2026, puis huit de plus d’ici 2030. Un message fort, soutenu par un financement structuré à la suite du conseil du 17 mars, et l’ouverture du chantier d’EPR2 à Gravelines.
Mais le ministre a insisté sur l’impératif d’un mix énergétique équilibré. Le nucléaire, bien que central, ne suffit pas, notamment en période de canicule, qui limite sa capacité (comme l’a montré la vague chaude récente). Il a donc mis en exergue la complémentarité nécessaire avec les énergies renouvelables.
Le projet Horizeo : un modèle à 70 €/MWh sans subvention
Point fort de son intervention : la mise en avant du projet Horizeo, méga-installation photovoltaïque (1 GW) exemplaire pour son autonomie financière. Marc Ferracci a rappelé que ce projet atteindra « 70 €/MWh sans aucune subvention publique », avec des panneaux produits en France. Il l’a présenté non comme une exception, mais comme un modèle susceptible de se répéter si les obstacles règlementaires sont levés et une trajectoire claire est fixée. Horizeo illustre selon lui que les renouvelables peuvent être compétitives, locales et industrielles.
Cap sur la PPE et visibilité pour les territoires
Le ministre a souligné la nécessité d’une Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) stable, attendue « avant la fin de l’été », afin de garantir visibilité aux porteurs de projets, aux industriels comme aux jeunes formés aux métiers de l’énergie. Cette PPE doit confirmer des ambitions renforcées pour le mix national : augmentation des cibles renouvelables tout en consolidant la trajectoire nucléaire.
Appel à dépasser les querelles partisanes
Le ministre a conclu en appelant à dépasser les « guéguerres » entre nucléaire et renouvelables. « Le vrai combat », a-t-il martelé, « c’est la sortie des fossiles. » La proposition de loi, si elle est adoptée, dressera le cap pour une France énergétique autonome, décarbonée, industrielle et compétitive.






à 5:52 : l’énergie nucléaire est propre maintenant ?
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