samedi, mars 28, 2026
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Point de vue / Agrivoltaïsme : pourquoi la loi doit être la règle dès maintenant

Agriviltaïsme FraisesAccompagner nos agriculteurs dans leur nécessaire résilience face aux changements climatiques et leur permettre de mieux vivre de leur activité agricole, tout en contribuant significativement aux objectifs de production d’énergie décarbonée, c’est la promesse de l’agrivoltaïsme, pour autant qu’il se déploie en conformité avec la loi APER.

A l’heure où le décret relatif à l’article 54 sur l’agrivoltaïsme contenu dans la loi d’Accélération de la Production d’Energies Renouvelables (APER) fait l’objet de discussions nourries, France Agrivoltaïsme, première association de promotion de la filière et ses membres du monde agricole, énergétiques et technologiques, réaffirment la nécessité de ne pas vider de sa substance la définition de l’agrivoltaïsme votée à une large majorité depuis plus de 7 mois. C’est LA condition d’un développement de la filière raisonné, donc acceptable et durable.

Pour garantir la pérennité de l’agriculture

L’objectif fixé par la représentation nationale est que l’agrivoltaïsme puisse à minima maintenir et pérenniser les revenus agricoles en apportant un ou plusieurs services directs. En cela, l’agrivoltaïsme constitue un outil agricole d’abord au service de l’agriculture, avant celui de la transition énergétique.

« L’agrivoltaïsme doit d’abord permettre à l’agriculteur de mieux vivre de son activité agricole et non de lui substituer un revenu énergétique. Sous cette condition, l’agrivoltaïsme est aussi le moyen d’avoir un complément de revenus issu de la production électrique. Dans le contexte du changement climatique en cours, qui bouleverse et menace avec une rapidité extrême notre souveraineté alimentaire, l’agrivoltaïsme représente ainsi une double opportunité pour renforcer la résilience et la pérennité de notre agriculture, et participer efficacement à la transition énergétique dans nos territoires » précise Olivier Dauger Co-président de France Agrivoltaïsme et Administrateur de la FNSEA

Pour porter une filière d’excellence, incontournable et rentable pour tous

« Avec une ambition d’au moins 50 GWc d’ici 2030, le gouvernement s’est engagé pour le développement de l’énergie solaire dans lequel l’agrivoltaïsme tiendra une place majeure. France Agrivoltaïsme évalue les capacités agrivoltaïques installées à 21 GW en 2030 et 45 GW en 2035*. Cela passe par l’adoption rapide du décret d’application de l’article 54 dans l’esprit de la loi APER, la mise en place du guichet ouvert pour les petites installations, la dotation de moyens aux services de l’Etat et aux CDPENAF pour instruire les projets et une grande vigilance à l’encontre de projets qui voudraient profiter de cette période de transition pour se faire passer pour agrivoltaïques alors qu’ils ne le sont pas.

Source d’énergie compétitive, l’agrivoltaïsme aura ainsi les moyens de se développer harmonieusement dans nos campagnes selon des modèles économiques viables et gagnants-gagnants pour toutes les parties prenantes : les agriculteurs, les propriétaires, les développeurs et les territoires. » ajoute Thierry Vergnaud, Co-président de France Agrivoltaïsme

Pour produire dès maintenant des projets exemplaires afin de pérenniser la filière

Alors que la filière se construit et que l’agrivoltaïsme suscite un intérêt croissant, cette période de réflexion sur le décret de l’article 54 ne doit pas être le prétexte à laisser fleurir des projets qui ne répondent pas à l’esprit de la loi APER. « Chaque contre-exemple sera un pas supplémentaire vers une mauvaise appropriation des projets par les acteurs locaux et nos concitoyens de plus en plus sensibles sur ces sujets.

Service direct à la production agricole, co-construction du projet avec l’exploitant, excellence environnementale, implication des acteurs locaux, concertation, comptent parmi les bonnes pratiques RSE énoncées dans le Guide de France Agrivoltaïsme** pour garantir des projets agrivoltaïques qui ne seront pas plus coûteux mais fondamentalement vertueux » concluent les co-présidents de France Agrivoltaïsme.

** L’agrivoltaïsme : levier d’accélération vers la transition écologique – Edition France Agrivoltaïsme septembre 2023

Guide des bonnes pratiques RSE de l’agrivoltaïsme – Edition France Agrivoltaïsme juillet 2023

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4 Commentaires

  1. Citons : « L’agrivoltaïsme doit d’abord permettre à l’agriculteur de mieux vivre de son activité agricole et non de lui substituer un revenu énergétique. Sous cette condition, l’agrivoltaïsme est aussi le moyen d’avoir un complément de revenus issu de la production électrique. » – Olivier DAUGER.
    Excellente prise de position à laquelle je souscris pleinement à titre personnel et professionnel et auquel de très nombreux agriculteurs souscrivent aussi.
    Il s’agit maintenant de savoir ce qu’est un « complément de revenu ».
    Est-ce une somme qui permet d’amener un revenu agricole insuffisant à un niveau plus acceptable ?
    Est-ce une somme qui permet de conserver à l’exploitant un revenu quand un aléa – crise climatique, crise sanitaire, etc. – vient le priver d’une part plus ou moins grande de son revenu agricole ?
    A partir de quel montant un revenu issu du PV n’est-il plus un revenu de complément mais devient un revenu principal ?
    Peut-être quand il devient très supérieur au revenu agricole…
    Admettons que l’on tombe d’accord sur une somme de – par exemple – 15 000 €/an. C’est une somme qui permet de « survivre » en cas de crise, mais qui ne permet pas de se passer de son activité agricole pour constituer le revenu de la famille.
    Va-t-on – pour ne pas dépasser ce montant – réduire le montant de l’indemnité pour trouble de jouissance versée à l’exploitant agricole pour chaque MWc ou ha du projet agriPV ? Et donc augmenter à son détriment le bénéfice des investisseurs du projet ? Voilà qui serait peu défendable d’un point de vue déontologique et sans doute mal perçu par les agriculteurs concernés.
    Va-t-on plafonner la puissance installée pour chaque exploitation ? Voilà qui en outre permettrait de répartir le bénéfice du projet sur un plus grand nombre d’exploitations.
    En Saône-et-Loire, la profession agricole milite pour la seconde solution et propose un plafond de puissance de 10 MWc par exploitation pour atteindre ce niveau de revenu d’appoint.
    Notons bien que nous ne militons pas pour la limitation de la dimension globale des projets.
    Vous voulez poser 30 MWc ? Pas de problème. Trouvez au moins trois exploitations pour accueillir ces 30 MWc.

  2. Citons : « L’agrivoltaïsme doit d’abord permettre à l’agriculteur de mieux vivre de son activité agricole et non de lui substituer un revenu énergétique. Sous cette condition, l’agrivoltaïsme est aussi le moyen d’avoir un complément de revenus issu de la production électrique. » – Olivier DAUGER.
    Excellente prise de position à laquelle je souscris pleinement à titre personnel et professionnel et auquel de très nombreux agriculteurs souscrivent aussi.
    Il s’agit maintenant de savoir ce qu’est un « complément de revenu ».
    Est-ce une somme qui permet d’amener un revenu agricole insuffisant à un niveau plus acceptable ?
    Est-ce une somme qui permet de conserver à l’exploitant un revenu quand un aléa – crise climatique, crise sanitaire, etc. – vient le priver d’une part plus ou moins grande de son revenu agricole ?
    A partir de quel montant un revenu issu du PV n’est-il plus un revenu de complément mais devient un revenu principal ?
    Peut-être quand il devient très supérieur au revenu agricole…
    Admettons que l’on tombe d’accord sur une somme de – par exemple – 15 000 €/an. C’est une somme qui permet de « survivre » en cas de crise, mais qui ne permet pas de se passer de son activité agricole pour constituer le revenu de la famille.
    Va-t-on – pour ne pas dépasser ce montant – réduire le montant de l’indemnité pour trouble de jouissance versée à l’exploitant agricole pour chaque MWc ou ha du projet agriPV ? Et donc augmenter à son détriment le bénéfice des investisseurs du projet ? Voilà qui serait peu défendable d’un point de vue déontologique et sans doute mal perçu par les agriculteurs concernés.
    Va-t-on plafonner la puissance installée pour chaque exploitation ? Voilà qui en outre permettrait de répartir le bénéfice du projet sur un plus grand nombre d’exploitations.
    En Saône-et-Loire, la profession agricole milite pour la seconde solution et propose un plafond de puissance de 10 MWc par exploitation pour atteindre ce niveau de revenu d’appoint.
    Notons bien que nous ne militons pas pour la limitation de la dimension globale des projets.
    Vous voulez poser 30 MWc ? Pas de problème. Trouvez au moins trois exploitations pour accueillir ces 30 MWc.

  3. Citons : « L’agrivoltaïsme doit d’abord permettre à l’agriculteur de mieux vivre de son activité agricole et non de lui substituer un revenu énergétique. Sous cette condition, l’agrivoltaïsme est aussi le moyen d’avoir un complément de revenus issu de la production électrique. » – Olivier DAUGER.
    Excellente prise de position à laquelle je souscris pleinement à titre personnel et professionnel et auquel de très nombreux agriculteurs souscrivent aussi.
    Il s’agit maintenant de savoir ce qu’est un « complément de revenu ».
    Est-ce une somme qui permet d’amener un revenu agricole insuffisant à un niveau plus acceptable ?
    Est-ce une somme qui permet de conserver à l’exploitant un revenu quand un aléa – crise climatique, crise sanitaire, etc. – vient le priver d’une part plus ou moins grande de son revenu agricole ?
    A partir de quel montant un revenu issu du PV n’est-il plus un revenu de complément mais devient un revenu principal ?
    Peut-être quand il devient très supérieur au revenu agricole…
    Admettons que l’on tombe d’accord sur une somme de – par exemple – 15 000 €/an. C’est une somme qui permet de « survivre » en cas de crise, mais qui ne permet pas de se passer de son activité agricole pour constituer le revenu de la famille.
    Va-t-on – pour ne pas dépasser ce montant – réduire le montant de l’indemnité pour trouble de jouissance versée à l’exploitant agricole pour chaque MWc ou ha du projet agriPV ? Et donc augmenter à son détriment le bénéfice des investisseurs du projet ? Voilà qui serait peu défendable d’un point de vue déontologique et sans doute mal perçu par les agriculteurs concernés.
    Va-t-on plafonner la puissance installée pour chaque exploitation ? Voilà qui en outre permettrait de répartir le bénéfice du projet sur un plus grand nombre d’exploitations.
    En Saône-et-Loire, la profession agricole milite pour la seconde solution et propose un plafond de puissance de 10 MWc par exploitation pour atteindre ce niveau de revenu d’appoint.
    Notons bien que nous ne militons pas pour la limitation de la dimension globale des projets.
    Vous voulez poser 30 MWc ? Pas de problème. Trouvez au moins trois exploitations pour accueillir ces 30 MWc.

  4. Citons : « L’agrivoltaïsme doit d’abord permettre à l’agriculteur de mieux vivre de son activité agricole et non de lui substituer un revenu énergétique. Sous cette condition, l’agrivoltaïsme est aussi le moyen d’avoir un complément de revenus issu de la production électrique. » – Olivier DAUGER.
    Excellente prise de position à laquelle je souscris pleinement à titre personnel et professionnel et auquel de très nombreux agriculteurs souscrivent aussi.
    Il s’agit maintenant de savoir ce qu’est un « complément de revenu ».
    Est-ce une somme qui permet d’amener un revenu agricole insuffisant à un niveau plus acceptable ?
    Est-ce une somme qui permet de conserver à l’exploitant un revenu quand un aléa – crise climatique, crise sanitaire, etc. – vient le priver d’une part plus ou moins grande de son revenu agricole ?
    A partir de quel montant un revenu issu du PV n’est-il plus un revenu de complément mais devient un revenu principal ?
    Peut-être quand il devient très supérieur au revenu agricole…
    Admettons que l’on tombe d’accord sur une somme de – par exemple – 15 000 €/an. C’est une somme qui permet de « survivre » en cas de crise, mais qui ne permet pas de se passer de son activité agricole pour constituer le revenu de la famille.
    Va-t-on – pour ne pas dépasser ce montant – réduire le montant de l’indemnité pour trouble de jouissance versée à l’exploitant agricole pour chaque MWc ou ha du projet agriPV ? Et donc augmenter à son détriment le bénéfice des investisseurs du projet ? Voilà qui serait peu défendable d’un point de vue déontologique et sans doute mal perçu par les agriculteurs concernés.
    Va-t-on plafonner la puissance installée pour chaque exploitation ? Voilà qui en outre permettrait de répartir le bénéfice du projet sur un plus grand nombre d’exploitations.
    En Saône-et-Loire, la profession agricole milite pour la seconde solution et propose un plafond de puissance de 10 MWc par exploitation pour atteindre ce niveau de revenu d’appoint.
    Notons bien que nous ne militons pas pour la limitation de la dimension globale des projets.
    Vous voulez poser 30 MWc ? Pas de problème. Trouvez au moins trois exploitations pour accueillir ces 30 MWc.

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