La publication de la troisième Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3) marque une étape attendue de longue date par la filière des énergies renouvelables. Mais pour France renouvelables, l’heure n’est plus aux annonces : il faut désormais passer à l’action. À l’occasion de la nomination de Maud Brégeon au poste de ministre déléguée chargée de l’Énergie, l’association appelle au lancement rapide des appels d’offres éolien terrestre et photovoltaïque.
Dans un communiqué publié le 27 février, l’organisation professionnelle, qui représente les acteurs des énergies renouvelables électriques en France, salue la nomination de la nouvelle ministre tout en rappelant « l’impératif de lancer sans délai » ces dispositifs, conformément aux engagements pris par le Premier ministre.
Si la PPE3 apporte une forme de visibilité stratégique, la filière insiste sur la nécessité d’une mise en œuvre opérationnelle rapide. Les appels d’offres sont en effet considérés comme essentiels pour assurer la continuité des investissements, garantir la sécurité d’approvisionnement et préserver les emplois dans les territoires. Leur retard alimente les incertitudes qui pèsent sur le secteur et fragilise la confiance des acteurs économiques et industriels.
Pour France renouvelables, la relance de ces mécanismes constitue désormais une condition clé pour stabiliser l’environnement d’investissement. La dynamique engagée par la PPE3 ne pourra produire ses effets que si elle se traduit rapidement par des décisions concrètes.
L’association estime que Maud Brégeon, forte de sa connaissance des enjeux énergétiques, est en mesure d’impulser cette accélération. Elle l’appelle à travailler en étroite collaboration avec l’ensemble des acteurs concernés afin d’accompagner la transition énergétique et de répondre aux défis économiques et industriels qui en découlent.
Anne-Catherine de Tourtier, présidente de France renouvelables, souligne que dans un contexte où la France doit renforcer sa souveraineté économique et écologique, « il est crucial que les engagements pris soient rapidement traduits en actions concrètes ». Selon elle, la nomination de la nouvelle ministre ouvre la perspective de décisions claires sur la mise en œuvre des objectifs fixés par la PPE3.
Se voulant force de proposition, la filière affirme sa volonté de poursuivre ses investissements, de recruter et d’innover, à condition que le cadre réglementaire et économique permette une visibilité suffisante. Pour les acteurs des renouvelables, la séquence qui s’ouvre sera donc déterminante : la crédibilité de la trajectoire énergétique française se jouera désormais dans l’exécution.





