mercredi, mars 4, 2026
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Premiers résultats de la solution agrivoltaïque CAMELIA installée sur le site INRAE de Laqueuille

INRAE ENGIELe démonstrateur agrivoltaïque vertical d’ENGIE Green est installé sur le site INRAE de Laqueuille, dans le Puy de Dôme depuis octobre 2022. A l’occasion du Sommet de l’Elevage de Clermont-Ferrand, les partenaires du projet font le point sur les premiers résultats en termes de suivis agronomiques et de production d’énergie électrique de cette solution agrivoltaïque baptisée Camélia.

L’Unité Mixte de Recherche sur l’Ecosystème Prairial, en collaboration avec l’Unité Mixte de Recherche sur les Herbivores et l’Unité Expérimentale Herbipole, assure le suivi agronomique du dispositif depuis 2023.

Analyse des effets sur la prairie

Les premières observations montrent que la présence des panneaux solaires modifie le microclimat de la prairie. Les chercheurs ont mesuré sur plusieurs mois une diminution par deux de la vitesse du vent sans modification majeure de la direction du vent. De plus, au sein d‘une journée, les haies solaires modifient les conditions lumineuses et thermiques de manière temporaire de part et d’autre des panneaux. Cependant, l’ensemble des données microclimatiques n’ayant pas encore été analysées il faudra attendre encore un cycle pour pouvoir tirer des conclusions pertinentes.

Concernant la production de biomasse végétale, celle-ci n’est pas modifiée par la distance aux panneaux (proche, loin) ou l’orientation (côté est ou côté ouest). Cependant, la prairie de l’inter-rang 18 mètres est plus productive que celle présente dans l’inter-rang 12 mètres. Plusieurs explications sont avancées : la variabilité spatiale intrinsèque de la parcelle, la présence d’un peu plus de graminées et potentiellement un peu plus de lumière en 18 mètres qu’en 12 mètres.

Premières observations sur les bovins

En ce qui concerne le comportement animal : tous les animaux (de 7 à 10 génisses de race Prim’Holstein) présents sur la parcelle CAMELIA ont été équipés de plusieurs capteurs permettant de mesurer leur activité (ingestion, rumination, repos, debout), leur position à l’ombre ou la lumière (capteurs de lumière) et leur position spatiale (GPS). Lors d’un premier cycle de pâturage au mois de mai, en conditions humides et fraiches, les scientifiques ont observé que les animaux passent environ 1/3 de leur temps dans les inter-rangs des panneaux et 2/3 de leur temps autour des panneaux. En situation plus chaudes et un peu plus sèches (2ème cycle de pâturage en juin-juillet), les animaux ont passé un peu plus de temps à l’ombre des arbres situés sur la parcelle.

De plus, la présence des panneaux ne semble pas modifier leur activité car les profils d’activité ont été similaires sur la parcelle CAMELIA et sur l’autre parcelle utilisée lors de l’inter-pâturage. Ces premières observations faites sur les bovins sont à approfondir avec un jeu de données plus complet sur les autres cycles de pâturage étudiés. Les premières conclusions permettent de souligner que les fluctuations microclimatiques liées à la présence des haies solaires ne semblent pas avoir d’effet majeur à court terme sur le fonctionnement de la prairie ou sur le comportement animal. Des suivis pluriannuels sont nécessaires pour consolider cette conclusion et faire l’objet d’une publication.

Un profil de production novateur

La solution agrivoltaïque CAMELIA conçue et installée par ENGIE GREEN à Laqueuille permet de valoriser la lumière du matin et du soir générant un profil de production inédit. Ce profil est particulièrement adapté à l’équilibre offre-demande du marché de l’électricité.  En effet cette technologie a l’avantage de produire de l’électricité sur une période allongée allant de 5h du matin à 20h ce qui correspond à la montée en charge de la consommation française le matin et soutient plus longtemps celle du soir.

En 2024 l’énergie produite par le démonstrateur CAMELIA de Laqueuille a atteint certains mois une valeur 30% supérieure sur le marché de l’électricité à celle d’une centrale au sol. Le démonstrateur CAMELIA de Laqueuille permet également de modéliser l’influence des cultures, l’impact de la météo locale et les effets de la conception des structures en acier sur la production électrique.

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8 Commentaires

  1. Comme nombres d’idée émise par des Startupe, elles paraissent au prime abord censées et utilisable, voir même montrer au début des perspectives de développement gigantesques, mais souvent aussi elles se heurtent à la réalité du terrain et à nombre de petit détail ignorés volontairement ou pas, au début du projet par simple aveuglement et manque de « bouteille », détails qui se transformeront alors rapidement en grain de sable faisant capoter le mirifique projet.
    Tirer des conclusions sur un tel démonstrateur après seulement 2 ans est des plus prématuré, est c’est d’autant plus vrais en agriculture et élevage ou les cycle biologique dans le terrain sont influencées par nombres de paramètres qui ont des évolutions lente et des interactions complexes qu’il est nécessaire de comprendre.
    Or, pour ce type de démonstrateurs, vouloir sortir des conclusions pertinentes après seulement deux ans, fait preuve d’une certaine naïveté, ce d’autant plus que certaines « conclusions » sont tellement évidente que même avec un petit peu de réflexion, elles auraient pu être tirée avant même la mise en place de ce micro démonstrateur. En effet il est évident qu’une installation avec des capteur bifaciaux en position verticales allaient produire plus s’une installation conventionnelle couvrant le sol, de même le fait que la prairie avec un espacement inter rang de 18 m soit plus productive grâce au surplus de soleil qu’elle reçoit, c’est d’une évidence telle qu’il nous semble pas utile de dépenser autant d’argent pour de telle conclusions qu’un sympathique paysan aurait déjà faite sans passer par polytechnique…

  2. Comme nombres d’idée émise par des Startupe, elles paraissent au prime abord censées et utilisable, voir même montrer au début des perspectives de développement gigantesques, mais souvent aussi elles se heurtent à la réalité du terrain et à nombre de petit détail ignorés volontairement ou pas, au début du projet par simple aveuglement et manque de « bouteille », détails qui se transformeront alors rapidement en grain de sable faisant capoter le mirifique projet.
    Tirer des conclusions sur un tel démonstrateur après seulement 2 ans est des plus prématuré, est c’est d’autant plus vrais en agriculture et élevage ou les cycle biologique dans le terrain sont influencées par nombres de paramètres qui ont des évolutions lente et des interactions complexes qu’il est nécessaire de comprendre.
    Or, pour ce type de démonstrateurs, vouloir sortir des conclusions pertinentes après seulement deux ans, fait preuve d’une certaine naïveté, ce d’autant plus que certaines « conclusions » sont tellement évidente que même avec un petit peu de réflexion, elles auraient pu être tirée avant même la mise en place de ce micro démonstrateur. En effet il est évident qu’une installation avec des capteur bifaciaux en position verticales allaient produire plus s’une installation conventionnelle couvrant le sol, de même le fait que la prairie avec un espacement inter rang de 18 m soit plus productive grâce au surplus de soleil qu’elle reçoit, c’est d’une évidence telle qu’il nous semble pas utile de dépenser autant d’argent pour de telle conclusions qu’un sympathique paysan aurait déjà faite sans passer par polytechnique…

  3. Comme nombres d’idée émise par des Startupe, elles paraissent au prime abord censées et utilisable, voir même montrer au début des perspectives de développement gigantesques, mais souvent aussi elles se heurtent à la réalité du terrain et à nombre de petit détail ignorés volontairement ou pas, au début du projet par simple aveuglement et manque de « bouteille », détails qui se transformeront alors rapidement en grain de sable faisant capoter le mirifique projet.
    Tirer des conclusions sur un tel démonstrateur après seulement 2 ans est des plus prématuré, est c’est d’autant plus vrais en agriculture et élevage ou les cycle biologique dans le terrain sont influencées par nombres de paramètres qui ont des évolutions lente et des interactions complexes qu’il est nécessaire de comprendre.
    Or, pour ce type de démonstrateurs, vouloir sortir des conclusions pertinentes après seulement deux ans, fait preuve d’une certaine naïveté, ce d’autant plus que certaines « conclusions » sont tellement évidente que même avec un petit peu de réflexion, elles auraient pu être tirée avant même la mise en place de ce micro démonstrateur. En effet il est évident qu’une installation avec des capteur bifaciaux en position verticales allaient produire plus s’une installation conventionnelle couvrant le sol, de même le fait que la prairie avec un espacement inter rang de 18 m soit plus productive grâce au surplus de soleil qu’elle reçoit, c’est d’une évidence telle qu’il nous semble pas utile de dépenser autant d’argent pour de telle conclusions qu’un sympathique paysan aurait déjà faite sans passer par polytechnique…

  4. Comme nombres d’idée émise par des Startupe, elles paraissent au prime abord censées et utilisable, voir même montrer au début des perspectives de développement gigantesques, mais souvent aussi elles se heurtent à la réalité du terrain et à nombre de petit détail ignorés volontairement ou pas, au début du projet par simple aveuglement et manque de « bouteille », détails qui se transformeront alors rapidement en grain de sable faisant capoter le mirifique projet.
    Tirer des conclusions sur un tel démonstrateur après seulement 2 ans est des plus prématuré, est c’est d’autant plus vrais en agriculture et élevage ou les cycle biologique dans le terrain sont influencées par nombres de paramètres qui ont des évolutions lente et des interactions complexes qu’il est nécessaire de comprendre.
    Or, pour ce type de démonstrateurs, vouloir sortir des conclusions pertinentes après seulement deux ans, fait preuve d’une certaine naïveté, ce d’autant plus que certaines « conclusions » sont tellement évidente que même avec un petit peu de réflexion, elles auraient pu être tirée avant même la mise en place de ce micro démonstrateur. En effet il est évident qu’une installation avec des capteur bifaciaux en position verticales allaient produire plus s’une installation conventionnelle couvrant le sol, de même le fait que la prairie avec un espacement inter rang de 18 m soit plus productive grâce au surplus de soleil qu’elle reçoit, c’est d’une évidence telle qu’il nous semble pas utile de dépenser autant d’argent pour de telle conclusions qu’un sympathique paysan aurait déjà faite sans passer par polytechnique…

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