La signature par le Premier ministre de la troisième Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3), qui fixe la feuille de route énergétique de la France pour les dix prochaines années, ouvre une nouvelle phase structurante pour la transition énergétique.
Cette troisième PPE s’accompagne d’objectifs ambitieux qui tablent sur une augmentation significative de la contribution des énergies renouvelables en portant à 60 % la part d’énergies décarbonées dans la consommation française d’ici 2030 et plus encore à échéance 2035.
« Il s’agit purement et simplement de renverser la table par rapport à 2024 année durant laquelle les énergies fossiles comme le pétrole et le gaz représentent 60 % de la consommation énergétique du pays et ont coûté 64 milliards d’euros d’importations à la France », indique André Joffre, Président de Qualit’EnR, organisme de qualification de référence pour les professionnels de l’électricité, du chauffage et de la production d’eau chaude dans le bâtiment.
Une PPE3 accompagnée d’un plan dédié à l’électrification des usages
Pour Qualit’EnR et plus encore pour la filière des installateurs RGE l’impact de cette PPE3 est d’autant plus fort qu’elle s’accompagne d’un renforcement de l’électrification des usages à travers un plan consacré à la mobilité, au bâtiment et à l’industrie.
« Après une année 2025 compliquée, marquée par les perspectives d’un moratoire sur le photovoltaïque, le financement à géométrie variable des dispositifs RGE, Qualit’EnR se félicite que cette PPE3 soit connectée avec ambition aux enjeux concrets des filières du bâtiment et de la mobilité », poursuit André Joffre.
Une PPE3 qui joue la carte du mix-énergétique
Autre intérêt de cette PPE3, elle intègre de nombreuses technologies durables comme les pompes à chaleur, le solaire thermique, la biomasse afin d’atteindre les objectifs fixés de décarbonation 2030 puis 2035.
« Quasiment toutes les qualifications RGE dédiées à la production d’électricité, de chaleur et d’eau chaude portées par Qualit’EnR sont couvertes par cette PPE3 qui joue autant que possible la carte du mix-énergétique pour atteindre ses objectifs », insiste André Joffre. « La mise en œuvre de cette PPE ambitieuse implique la mobilisation renforcée de l’ensemble de nos 18 500 professionnels qualifiés, acteurs clés de la réussite opérationnelle de la PPE dans le bâtiment et en faveur de la mobilité », souligne-t-il.
« C’est également une opportunité majeure pour les entreprises : en s’appuyant sur des qualifications RGE reconnues, elles pourront conjuguer développement économique, création de valeur et contribution concrète à la construction d’une société bas carbone. La filière peut se mettre en mouvement avec confiance », conclut-t-il.
Du côté de la production d’électricité, le solaire photovoltaïque est appelé à jouer un rôle central, désormais complété par les dispositifs de stockage, indispensables pour optimiser la performance des systèmes d’autoconsommation.





