mercredi, mars 4, 2026
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Reportage / La Compagnie Energies et Territoires : l’agrivoltaïsme autrement…

LCEET_Jean Rapenne

Jean Rapenne, cofondateur et dirigeant de la Compagnie Energies et Territoires (LCEET)

Fondée en 2016 par un aréopage de cinq personnalités engagées dans le développement durable, La Compagnie Energies et Territoires (LCEET) a pour vocation de financer, porter, et accélérer des projets collaboratifs en énergies renouvelables aux côtés des acteurs du territoire. Au sein du portefeuille de LCEET, on trouve des projets dans le domaine du bois énergie pour la fourniture de chaleur et la production de l’électricité mais aussi dans le domaine du solaire photovoltaïque au sol ou sur des ombrières parking. Depuis 2020, LCEET s’intéresse également de près à l’agrivoltaïsme, autour d’une approche originale, à la fois scientifique, dans le respect des cultures, et économique, en matière de partage de la valeur. Décryptage !

Ils sont une centaine de particuliers (retraités, chefs d’entreprises, professions libérales) à avoir choisi de donner du sens à leur épargne en devenant actionnaires de la SAS LCEET. Ils ont cependant tous un point commun : ils sont particulièrement motivés par le développement des énergies renouvelables. LCEET accompagne les territoires dans leur autonomie énergétique. Créée en 2016 à l’initiative de ses cinq fondateurs, La Compagnie Énergies et Territoires qui emploie une quinzaine de personnes intervient en amorçage et développement de projets énergétiques au sein des territoires. 

« Cette entreprise est née d’une réflexion de fond avec Jean Rapenne en particulier sur la manière de donner envie aux territoires de développer les ENR. Pour y parvenir, il nous a semblé qu’il fallait développer des projets conçus localement, avec les collectivités territoriales avec un triple objectif : adapter au mieux le projet au territoire, régler les difficultés et conflits possibles, dégager le maximum d’avantages pour toutes les parties prenantes, ce qui impliquait de financer le démarrage des projets et de garder une participation pour montrer l’application de la société. C’est sur cette base que LCEET a été fondée et son développement, malgré les difficultés, apparaît comme tout à fait remarquable » souligne Corinne Lepage, l’une des fondatrices de LCEET qui dispose avec EETI, « Energies et Territoires Ingénierie », d’une filiale ingénierie experte.

Menant un rôle central dans la gestion de projets locaux, la société d’investissement s’attache ainsi à développer des solutions durables issues des énergies renouvelables solaires et biomasses. « Aux prises avec des financements complexes, la difficulté à maîtriser les investissements, ou encore les problématiques de rentabilité et d’efficacité, les porteurs de projets de production ont besoin d’un accompagnement. Nous leur apportons une méthodologie et une gestion complète pour donner leur vie et créer de la valeur, dans une démarche d’autonomie énergétique territoriale » appuie Jean Rapenne, cofondateur et dirigeant de la société. De la feuille blanche jusqu’au prêt à construire…

« Nous mettons un accent particulier sur la protection des cultures »

Depuis son siège parisien, LCEET est présente dans toute la France et investit également dans le solaire photovoltaïque au sol et l’agrivoltaïque, le bois énergie, l’autoconsommation territoriale ou encore le stockage.

« L’agriculture est au cœur de notre positionnement et nous y développons des projets originaux et innovants, à l’image de panneaux solaires placés sur des cultures d’arbres fruitiers – pommes, poires, abricots, grenades, kiwis – des fruits rouges et des plantes médicinales et aromatiques afin de les protéger contre les éléments. Notre dernier champ d’action qui dispose d’un énorme potentiel : la viticulture, plus complexe avec le passage des machines à vendanger et les différents cépages à l’étude. Ainsi, nous nous appliquons à maintenir et compléter l’activité agricole, tout en exploitant les panneaux pour la protection de la production agricole. Nous mettons un accent particulier sur la protection des cultures. L’enjeu central : avantager la plante avec à la clé la réduction des besoins en eau, en pesticides, en fongicides. Nous remettons au centre de cette activité le changement climatique » indique Yves Quéromain, directeur de projets agrivoltaïques de LCEET qui ne pouvait pas passer à côté de cette thématique bouillonnante !

Aujourd’hui, LCEET compte sept projets agrivoltaïques en cours (Haute-Vienne, Calvados, Puy de Dôme, Gard, Hérault, Ardèche, Finistère) soit 72 MWc sur 115 hectares. Les projets sont en phase de développement de permitting. « Nous avons développé un partenariat avec l’Institut Franhaufer en Allemagne qui dispose d’une expertise scientifique très pointue sur de nombreuses cultures avec 30 démonstrateurs dans 25 pays et avec lequel nous partageons les données. Nous sommes allés les visiter avec deux arboriculteurs français impliqués dans des projets. Les résultats sont spectaculaires : – 70% de fongicides, -30% de pesticides et – 40% d’eau avec une production quasi stable à + ou – 5% près. Autre point fort : la protection contre le gel. Quand il fait -1°C en extérieur, la température sous les panneaux a été mesurée à +2,7°C. De quoi sauver quelques récoltes notamment avec le changement climatique qui accélère et provoque de plus en plus d’épisodes de grêle et de gel après fleuraison» poursuit Yves Quéromain.

« Un partage de la valeur équilibré en toute transparence »

Côté financier, là aussi, LCEET joue le pragmatisme et la transparence avec les agriculteurs en dévoilant les montants en jeu pour des TRI finançables, très variables en fonction des cultures, des technologies appliquées ou encore de la distance des postes sources. « Nous ne promettons pas la poule aux œufs d’or mais un partage de la valeur équilibré entre toutes les parties autour de gouvernances partagées. Dans les projets en cours, les loyers annuels à l’hectare se situent dans une fourchette de 1200 à 2000 euros. Nous en avons même un à 600 euros en Vallée du Rhône. Notre vision est plutôt de valoriser les récoltes en s’adaptant au mieux à chaque culture » précise Yves Quéromain qui n’a pas de mal à se définir comme un artisan.

Les experts de LCEET se penchent également avec acuité sur les notions de technologies éprouvées ou de transparence. Que veut dire une couverture max à 40% des parcelles en cas de modules semi-transparent sur trackers ? Le diable se cache dans les détails de chaque projet agrivoltaïque. Pour LCEET, le premier projet de 4 MW verra le jour en 2025 en Ardèche sur des vergers. Dans le respect de la raison d’être de
La Compagnie : « Financeur, porteur, et accélérateur de projets collaboratifs en énergies renouvelables aux côtés des acteurs du territoire, LCEET est plus qu’un investisseur, c’est avant tout une société qui s’engage pour une croissance verte ! »

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