IPES, acronyme de "Insertion de la production éolienne et photovoltaïque dans le systéme électrique". Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de la Mer et Dominique Maillard, président du directoire de Réseau de Transport d'Electricité (RTE), ont levé le voile, lundi 30 novembre 2009, sur ce nouveau dispositif au centre national du gestionnaire de transport, à Saint-Denis. « La notion de transport est primordiale dans la problématique de la montée en puissance des énergies renouvelables décentralisées dans le paysage français » a asséné le ministre alors que la capacité installée éolienne a déjà atteint les 4 300 MW, et que 1000 MW de plus devraient s'ajouter cette année contre 150 MW au photovoltaïque. Pour sa part Dominique Maillard a tenu à indiquer que "l'opposition entre EnR et réseau est une erreur. Certes, ll'intermittence de ces équipements est un défi d'ingénieurs, mais un défi relevé par RTE".
Objectif de l'IPES : parfaire l'observabilité et la prévisibilité des équipements, afin d'être en mesure d'affiner les prévisions du gestionnaire de transport de courant français. « Nous disposons, grâce à IPES, d'une prévision à 24h, à 3% près, de la production éolienne en France" a ajouté Dominique Maillard. Basé à Toulouse, le système IPES est accessible des huit centres de dispatching de RTE (Saint-Denis et les sept régionaux) et permet de connaître tant les historiques de production que les anticipations. Produit quasiment standard d'Areva T&D déjà utilisé au Danemark et en Irlande, IPES a été développé également en interne. Inspiré des modèles déjà existants de pays comme l'Espagne et l'Allemagne, où la production éolienne est bien plus importante, l'IPES de RTE semble être allé un peu loin encore dans la gestion des réseaux. Une façon d'anticiper les objectifs fixés en matière éolienne (20 000 MW) et solaire (5 400 MW) !





