En octobre 1982, André Joffre accompagné d'une poignée d'ingénieurs et de collaborateurs faisait le pari des énergies renouvelables. Plus particulièrement tournés vers l'énergie solaire, ils ont fait de Tecsol le premier bureau d'études en France dans le développement d'installations photovoltaïques pour l'industrie et les bâtiments commerciaux.
S'il est une personne que la crise énergétique n'empêchera pas de dormir, c'est bien André Joffre. Le "monsieur" énergie solaire en France, Rivesaltais d'origine, ingénieur des Arts et Métiers et chercheur à l'université de Perpignan en aurait presque le sourire. Quand même pas. Car avant de parler de solaire versus nucléaire, d'éolien ou même d'hydraulique, avant de pointer du doigt l'enjeu sinon l'engagement désormais accordé aux énergies renouvelables, André Joffre pense surtout aux conséquences d'une telle crise énergétique sur les ménages les plus modestes.
Une préoccupation qui donne encore plus de relief à l'immense champ de travail qu'il reste à labourer dans le développement des énergies renouvelables et du solaire en France. Car les progrès sont timides. André Joffre le concède. Lui qui est parvenu à souffler à l'oreille de François Hollande, alors président de la République, les préceptes d'un nouveau monde énergétique tourné aussi sur l'autoconsommation, lui qui a su convaincre jusqu'aux plus réticents l'intérêt public de faire un autre choix que le nucléaire, doit malgré tout faire le cinglant constat d'une politique à double vitesse. "Nous sommes le seul pays d'Europe à ne pas avoir atteint les objectifs sur la croissance des ENR", déplore-t-il. "La croissance verte, justement, sortie en 2015, est arrivée un peu tard. Mais surtout, on le voit, les choses avancent doucement, il y a des non-dits, il manque des choses, de l'ambition, on le voit notamment sur l'autoconsommation", poursuit André Joffre.
La brutalité de la hausse des prix est inédite mais elle est aussi un élément déclencheur
Une stratégie faussée par une politique nucléaire adoptée par la France depuis les années 70 et qu'il est aujourd'hui difficile de remettre en cause. Même si les capacités de production sont aujourd'hui insuffisantes pour cause de réacteurs en maintenance…Soit. Aujourd'hui, la crise énergétique est une réalité. Et André Joffre se réjouit aussi bien du bouclier tarifaire mis en œuvre par le gouvernement pour plafonner la hausse des prix de l'électricité à 15 % pour les particuliers que des chèques énergies aux foyers les plus précaires. Et dans son bureau, tandis que Tecsol fête ses 40 ans, le téléphone n'arrête pas de sonner. Au bout du fil, des chefs d'entreprises inquiets. Des maires soucieux. Un monde plein de questions et de craintes sur leurs dépenses énergiques mais avec une seule certitude dans la voix, celle de passer au solaire et à l'autoconsommation, s'il vous plaît. "Évidemment, cette crise est un choc. La brutalité de la hausse des prix est inédite mais elle est aussi un élément déclencheur. On aurait dû avoir cette hausse sur 15 ans et non pas sur un an. Tous les jours, on reçoit des nouvelles demandes pour des installations. Des entreprises qui nous avaient contactés aussi par le passé reviennent désormais pour investir en priorité dans du solaire".
André Joffre a visé juste. Tecsol est aujourd'hui le numéro 1 des bureaux d'études spécialisés en énergie solaire en France. D'autant plus que le contexte de crise énergétique actuel propulse clairement la société perpignanaise vers un nouvel horizon. "Passionnant", tout simplement conclura André Joffre, à l'aube de cette nouvelle ère.
Tecsol, les dates clés
A l'origine, la société Tecsol est née d'une émanation d'une filiale du groupe Safran basée à Perpignan, la société Solefil, parmi les premières à proposer des systèmes de chauffe-eau solaires, à la fin des années 70. Jusqu'en 1986. A cette époque, Safran ferme la boutique mais André Joffre et une poignée d'irréductibles s'accrochent à leur idée du solaire et maintiennent l'activité de Tecsol, le bureau d'étude de Solefil, une entité indépendante du groupe créée en 1982.
S'il n'y a plus de marché du solaire en France à partir de 1986, André Joffre et Tecsol trouvent à Bruxelles leur salut en décrochant des subventions et des missions pour des réalisations. Ils ont aussi le soutien de certaines régions qui financent des projets. Mais c'est au début des années 2000 que l'entreprise va marquer un tournant. Les temps changent. Doucement. Mais une nouvelle impulsion est donnée aux énergies renouvelables et au photovoltaïque.
Fer de lance de l'autoconsommation collective, Tecsol est devenu aussi un moteur pour le développement des énergies renouvelables, portant jusqu'au plus haut sommet de l'Etat les arguments d'une ressource plus durable dans un contexte du tout nucléaire. Un parcours hors normes qui prend aujourd'hui tout son sens tandis que la France et l'Europe traversent une nouvelle crise énergétique sur fond de guerre en Ukraine.
Tecsol compte aujourd'hui 60 salariés, 40 en Métropole et 20 dans les DOM TOM. La société affiche un chiffre d'affaires de 4 millions d'euros. Pour bien comprendre, Tecsol est l'architecte des réalisations photovoltaïques intégrées à des bâtiments de plus de 500 m2.
Martial Mehr, suivre ce journaliste






Félicitations à TECSOL et à André pour avoir ouvert la voie à l’énergie solaire en France dans le secteur clé de l’installation dans l’industrie et le bâtiment. Dans les années 80-90 il fallait y croire ! Aujourd’hui, les résultats sont sont au rendez vous, et le recours à l’énergie solaire sonne comme une évidence, une tâche passionnante comme le dit André dans l’article. Bravo aussi à Tecsol Blog, qui est devenu un vrai lien pour la communauté photovoltaïque française, de la recherche aux entreprises et aux citoyens, que l’on peut aussi féliciter.
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Joyeux anniversaire. L’absurdité nucléaire a eu lieu. Elle est là et donne l’opportunité à la France de remplir la fonction de stockage de l’énergie électrique de régularisation des cycles journaliers et saisonniers à l’échelon européen. C’est plutôt bien pour un fonction d’intérêt public. Elle peut éviter deux absurdités qui se profilent : (1) la voiture électrique (utiliser l’énergie pour assurer la mobilité de 400 kg de batterie) et (2) stockage chimique d’énergie coûteux des batteries, alors que le stockage sous forme de carburant ou d’eau chaude ne coûte pratiquement rien.
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