L’Assemblée nationale devait examiner dans la nuit de mardi à mercredi une proposition de loi transpartisane visant à encadrer le développement de l’agrivoltaïsme, une pratique en plein essor qui associe production agricole et panneaux solaires sur les exploitations.
Mais le calendrier parlementaire, bousculé par la longueur des débats sur les textes précédents, n’a pas permis aux députés d’aborder cette proposition portée par Pascal Lecamp, élu MoDem de la Vienne.
Le texte, très attendu dans un contexte de forte croissance du secteur et de tensions entre acteurs du monde agricole et énergétique, devrait être réinscrit à l’ordre du jour pour une séance prévue le 5 mai prochain.
La proposition prévoit notamment de plafonner la puissance des installations à 10 MW par exploitation, soit l’équivalent d’une vingtaine d’hectares, et de limiter à 30 % la surface des parcelles pouvant accueillir des panneaux. Objectif affiché : un partage plus équitable de la valeur créée et éviter que certains agriculteurs ne se transforment en énergéticiens.
Mais du côté des professionnels, le texte passe mal. La Fédération des producteurs agrivoltaïques dénonce un coup d’arrêt brutal pour la filière, estimant les seuils proposés inadaptés aux réalités économiques. Même son de cloche chez les énergéticiens (SER), qui y voient une entrave à la loi de 2023 sur l’accélération des énergies renouvelables.





