Après un premier volet consacré aux retombées fiscales des énergies renouvelablesd dans les territoires, le Syndicat des énergies renouvelables (SER), UTOPIES et Colombus Consulting dévoilent le second volet de l’étude consacrée aux retombées économiques des énergies renouvelables (EnR). Basée sur les données de 2024, cette analyse confirme le poids majeur des filières EnR sur l’emploi en France, en prenant en compte leurs effets directs, indirects et induits.
En France, les filières des énergies renouvelables ont impact majeur sur l’emploi. Elles représentent 427 732 emplois directs et indirects, répartis comme suit :
- 248 785 emplois directs
- 178 947 emplois indirects
Ces emplois correspondent à l’ensemble des activités de production, d’installation, de maintenance et de sous-traitance liées au développement des énergies renouvelables sur le territoire. L’étude souligne également le rôle important des TPE/PME, qui représentent une part significative des emplois directs (47 %).
Des emplois ancrés dans les territoires
Près de 40 % des emplois directs et indirects sont considérés comme non délocalisables, car fortement liés aux territoires d’implantation des infrastructures.Les secteurs les plus concernés sont notamment le bâtiment et les travaux publics, mobilisés pour la construction des installations et les secteurs des services spécialisés, scientifiques et techniques, et du commerce, soutenus par les effets économiques indirects des filières. L’étude met en évidence une répartition géographique diffuse des emplois sur l’ensemble du territoire métropolitain, reflétant l’ancrage local des filières des énergies renouvelables.
Une dynamique portée par les principales filières énergétiques, le solaire en deuxième position
S’agissant des 250 000 emplois directs, on observe que ces emplois sont proches des projets avec une répartition très différente selon les régions et les filières qui s’y développent. Avec 44 392 emplois directs, le solaire occupe la troisième place derrière l’aérothermie (72 021 emplois directs) et le chauffage au bois domestique (48 675 emplois directs).
Si l’on tient des emplois directs et indirects, le solaire monte sur la deuxième marche du podium avec 138 557 professionnels. Le solaire représente un formidable pourvoyeur d’emplois en France avec une présence plus marquée au Sud de la Loire. Comme une évidence ! Mais il n’en est pas moins vrai que le solaire a su également se faire une place de choix au Nord de la Loire avec plus de 3 000 emplois en Pays de la Loire ou en Alsace.
Des effets économiques complémentaires : emplois induits et catalytiques
Au-delà des emplois directs et indirects, deux catégories supplémentaires permettent de mesurer l’impact des filières des énergies renouvelables. Les emplois induits, liés à la consommation des ménages et aux dépenses publiques, portent le total des emplois générés en France par les énergies renouvelables à plus de 775 000 emplois. À ce titre, on estime qu’un emploi direct génère en moyenne deux emplois indirects ou induits.
Les emplois liés à la consommation des ménages suivent une géographie similaire à celle des emplois directs et indirects, diffuse sur l’ensemble du territoire. Ceux liés aux dépenses publiques reflètent, quant à eux, le rôle de la puissance publique dans l’économie nationale, en cohérence avec les enseignements de l’étude sur la fiscalité réalisée par Colombus Consulting.
Les emplois catalytiques, enfin, traduisent des effets d’attractivité territoriale liés à la concentration des activités économiques autour des filières renouvelables. La proximité entre entreprises génère des gains d’efficacité, favorise le développement de services et soutient l’implantation de nouvelles activités, ce qui se traduit par environ 130 000 emplois supplémentaires.





